« Le nègre vous emmerde », enfin le T-shirt est sorti

novembre 7th, 2009 Posted in A lire ou à relire…, Billets d'Humeur, Evènements | No Comments »

« Il y a pas les grands et les petits. Il y a que nous sommes tous des peuples et que nous méritons d’être considérés comme des peuples avec la dignité que cela représente.

J’ai apporté une parole d’homme. Il y a l’homme, c’est très important, l’homme tout court. Je crois vraiment à l’homme, à l’humanité et à la fraternité.

Et quand je parlais de négritude, c’était pour répondre précisément aux racistes qui nous considéraient comme des nègres, autrement dit des riens. Et bien non ! Nègre vous m’appelez et bien oui, nègre je suis. N’allez pas le répéter, mais le nègre vous emmerde. »

Aimé Césaire

Enfin, voilà le premier T-shirt sur la Négritude, unisexe de très bonne qualité à manches courtes et col V, disponible dans les tailles S/M/L/XL au prix unique de 25 euros frais de ports compris. A commander sur le site, par courriel inversalis.productions@orange.fr ou en écrivant à Librairie des Mémoires, 13 rue Cavenne 69007 Lyon. Tél 0437910733

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La crise de l’Outre-Mer Français vue par……

juillet 29th, 2009 Posted in Evènements | 1 Comment »
Guadeloupe, Martinique, Réunion

Guadeloupe, Martinique, Réunion

7 millions de grands-mères en France

mars 4th, 2010 Posted in Billets d'Humeur | No Comments »

53% des femmes de plus de 40 ans sont grands-mères, 38% d’entre elles sont adeptes du jean et 3,8% portent parfois le string ! Ces chiffres issus d’une étude réalisée par Ipsos en octobre 2008 sont loin de Mémé gâteau. Alors pourquoi les commerçants manquent-ils tant d’imagination ? Les cadeaux vedettes de la fête des grands mères du 7 Mars prochain sont encore le diplôme de la meilleure Mamie ou le tablier de cuisine.

Canada : une musulmane portant le niqab expulsée d’un cours de français

mars 4th, 2010 Posted in Evènements | No Comments »

Une femme musulmane portant le niqab (voile intégral) a été expulsée d’un cours de français destiné aux immigrés au Québec parce qu’elle refusait de découvrir son visage en classe, a rapporté mardi le quotidien montréalais La Presse.

La femme d’origine égyptienne, qui a un droit de résidence permanente au Canada, suivait un cours de français pour immigrés au Cégep de Saint-Laurent, un établissement pré-universitaire, à Montréal. Elle refusait de montrer son visage en classe en raison de la présence d’hommes et demandait à ne pas être assise en face de ces derniers.

L’enseignante et la direction de l’établissement ont tenté durant plusieurs mois de trouver un compromis avec elle et lui ont même permis de faire un exposé oral au fond de la classe, de dos, pour ne pas faire face à des hommes. Une situation qui créait des tensions entre les étudiants et l’enseignante.

La direction de l’institution a réitéré à plusieurs reprises sa demande pour que l’étudiante retire son niqab en classe pour des raisons pédagogiques, mais, devant le refus systématique de celle-ci, l’affaire est remontée jusqu’au ministère de l’immigration québécois, qui a finalement décidé, en novembre dernier, de l’expulser du cours, indique le quotidien. L’étudiante a porté plainte devant le commission des droits de la personne du Québec.

La décision du ministère de l’immigration a été approuvée par plusieurs organismes, rapporte le quotidien. La Fédération nationale des enseignants estime que cette affaire « démontre la nécessité d’adopter une charte de la laïcité afin de mieux baliser les accommodements raisonnables ».

LA FRANCE AU CONCOURS MISTER WORLD 2010

mars 3rd, 2010 Posted in Billets d'Humeur | 3 Comments »

Roberto GAY, Président de BEST MODEL, est heureux et fier de vous présenter : Mohamed Al MAIMAN, un jeune français de 23 ans qui a été élu au concours ManHunt France 2010, pour représenter la France à MISTER WORLD 2010. C’est à Séoul (Corée), le 27 mars prochain, que se déroulera la 6ème édition de ce concours de beauté international qui réunira 80 pays. C’est la première fois que la France participe à ce concours prestigieux.

Mohamed AL MAIMAN est étudiant en Master Administration & Gestion des Entreprises. Ce français d’origine saoudienne mesure 1m90 et pèse 86 kg. Il est passionné par les voyages, le sport et la mode. Il parle français, arabe et anglais couramment. Il rejoindra les candidats à l’élection de MISTER WORLD 2010 en Corée du 12 au 27 mars 2010 pour un programme riche en activités.

Le public pourra aussi voter pour notre représentant dès le 12 mars sur le site de MISTER WORLD : www.mrworld.tv. Les concours MISTER WORLD et MISS WORLD sont organisés par le même Comité. MISTER WORLD 2009 était Juan GARCIA (Espagne).

A propos de BEST MODEL: www.bestmodel.fr
Le Comité BEST MODEL, fondé en 2005, organise les concours de beauté les plus prestigieux en France, tels que que « BEST MODEL FRANCE Féminin & Masculin ». L’équipe de BEST MODEL a plus de 10 ans d’expérience dans l’univers de la Mode et de la Beauté.

Le concours MANHUNT France est organisé par BEST MODEL pour des hommes âgés de 18 à 30 ans et mesurant au minimum 1m80. Le lauréat participera aux plus grands concours de Beauté et de Mode – à savoir MISTER WORLD, MANHUNT INTERNATIONAL, MISTER UNIVERSE MODEL.

Affiche anti-musulmans du FN: la Licra et le Mrap demandent son retrait

mars 3rd, 2010 Posted in Evènements | No Comments »

Cette affiche anti-musulmans, diffusée par le mouvement jeunesse du FN en région Paca, fait beaucoup parler en ce moment.

Ce vendredi, la Ligue contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) et le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap) demandent, dans des communiqués le retrait sur le champ de cette affiche anti-musulmans pour les régionales.

Une affiche, qui, rappelle Le Figaro, a fait l’objet d’une plainte pour violation de la propriété intellectuelle, de la part de son créateur suisse.

Elle avait notamment été utilisée pour le oui au référendum anti-minarets de l’autre côté du lac Léman.

DECLARATION DE L’UGTG

mars 2nd, 2010 Posted in Evènements | No Comments »

A PROPOS DES ELECTIONS REGIONALES DES 14 ET 21 MARS 2010
On sèl manjé kochon…
TRAVAYE, PEP GWADLOUP,

Bousculés et dérangés par la vaillante mobilisation LKP de l’année 2009, obligés de revoir leur ‘’plan de relance’’, leur LOPOM, leur Stracom et leur Agora 2030, autant de dispositifs destinés à leur assurer la pérennité de leur rente, de leurs privilèges et profits exorbitants, SARKOZY et sa représentation élue et patronale locale, tentent à l’occasion du renouvellement du mandat des Conseillers Régionaux, de nous piéger et de nous diviser à nouveau.

RMI, Allocation Parent Isolé, contrats aidés, chômage massif organisé, lespwa a mal papay distillé, ses États Généraux, ses pawol makakri du 26 novembre 2009, la répression à l’encontre de militants syndicalistes et des dirigeants de l’UGTG et du LKP ne suffisant pas pour nous endormir, nous faire taire et nous mettre à genoux devant la pwofitasyon, ils sortent maintenant leur arme fatale, véritable Kabouya …les Elections. Ces élections en systéme colonial, destinées à donner l’illusion au Peuple de décider de quelque chose.

Et voilà, sortant de partout, débouchant de nulle part, jaillissant de toute part et de tous les trous, des ‘’compétents’’, ami d’hier, ennemi aujourd’hui et plis lènmi dèmen, se présentent à nous, s’invectivent, vocifèrent, piaillent, braillent à longueur d’antenne ‘’voté pou mwen…j’aime la Gwadloup’’.

Subitement, disponibilités, compétences, maîtrise de tous les sujets apparaissent comme par magie ; et de nous promettre un monde meilleur : sans chômage, sans échec scolaire, sans chlordécone, sans cancer, sans huissier, sans licenciement…et patiti et patata ; ay kwè yo po yo kriyéw Kwata. Des travaux sont engagés en tout lankongni, des subventions sont versées aux associations, aux entreprises de copains d’hier et de demain… Lajan déwò kan kann !

Zyé dan zyé…kè dan kè, yo la yenki pou nou !!

Comme des zombis, ils découvrent la pwofitasyon que d’ailleurs disent-ils, ils n’ont jamais cessé de dénoncer mais…yo paté ka kouté yo.

Ils redécouvrent que la Gwadloup qu’ils ont laissée, depuis la dernière campagne électorale, est encore antòtyé. Ils déclarent qu’ils ont tous marché avec le LKP, tous chanté ‘’La Gwadloup sé tan nou’’, tous arboré le tee-shirt LKP, et qu’ils sont de ceux qui bougent pour changer la vie anti péyi annou la sa.

Pourtant, pour changer la vie en Guadeloupe, pour changer la vie qui nous est imposée, ne suffit-il pas SIMPLEMENT de se mettre au service du Peuple Guadeloupéen pour exiger de SARKOZY, du MEDEF, de Penchard, de Lurel et de Gillot le respect des Accords BINO du 26 février 2009 et de l’Accord Général du 04 mars 2009 ?

Pourquoi faire semblant de présenter des programmes électoraux vides et désincarnés alors que les revendications posées par les masses en mouvement et le Peuple de Guadeloupe, pendant 44 jours, constituent dans leur globalité, par leur diversité et leur pertinence un vrai projet de société ?

Pourtant, avec l’application pleine et entière des Accords BINO et de l’Accord du 04 mars nous disposerions d’un programme de gouvernance, d’administration et d’actions politiques en faveur des maléré, des chômeurs, des handicapés et des personnes âgées, d’un projet politique pour l’aménagement du territoire, la valorisation de notre culture et de notre patrimoine, d’un dispositif économique en faveur des entrepreneurs et créateurs Gwadloup, capable de garantir la formation, la réussite scolaire et professionnelle pour nos jeunes et également de placer nos compétences guadeloupéennes aux commandes.

Manti a mantè !

Seulement, c’est mal connaître nos boug é bougrès politisyen gwadloup. Leur devise : ne rien faire, ne rien dire, ne rien entreprendre qui dérangerait l’ordre ‘’républicain’’ et l’ordre des pwofitan, sinon ils risqueraient d’être taxés de séparatistes, d’aventuriers.

Ils sont donc experts en consensus, en compromis, et en compromissions. Ils sont garants de la stabilité des institutions qui leur procurent d’ailleurs bien des avantages.

Selon eux, revendiquer l’application des engagements de l’Etat, des patrons et des collectivités consiste à se placer à la traine du mouvement social et de la rue. Pourtant, c’est cette même rue, celle où s’exprime le Peuple, qu’ils arpentent kon lawa a gran tété sé joulasa, pour espérer recueillir quelques voix.

Ils cherchent ainsi à obtenir la voix du Peuple sans avoir à entendre les revendications, la souffrance et les espoirs du Peuple.

Ils rêvent d’un Peuple, qui voterait par dizaines de milliers de voix, sans avoir à faire entendre sa voix.

Ils doivent, selon eux, en garder distance car si la légitimité des urnes se mêle à la légitimité de la rue, cela risque de faire désordre, ….. de les déchoir de leurs privilèges. Alors ils ne sont ni de droite, ni de gauche, ils sont incolores, inodores et sans saveur ; ils ont un seul programme, un seul projet, une seule vision : ‘’j’aime la Guadeloupe’’.

Seulement, la Gwadloup qu’ils se disent aimer n’est pas la même Gwadloup que NOU! Bernard HAYOT et Willy ANGELE aiment la Guadeloupe pour les privilèges et richesses qu’ils peuvent en tirer, les politiciens aiment la Guadeloupe pour les mandats qu’ils y occupent, SARKOZY aime la Guadeloupe pour le rayonnement de la France dans le monde.

Bien évidemment, il ferait meilleur vivre dans une Guadeloupe sans contestation sociale, sans dénonciation de leur système de pwofitasyon.

Dèyè lizolwa pa ka fè nwè !!

Travayè, Pèp Gwadloup, nous nous devons de comprendre les véritables enjeux de cette consultation des 14 et 21 mars prochain, pou kanna pa pwan nou pou rim!

1°) Il s’agira pour les politiciens de se refaire une ‘’virginité politique’’ et de tenter de réinstaller la primauté du mandat électoral sur la volonté populaire ;

2°) Parallèlement, SARKOZY entend se recomposer une majorité électorale, en vue des élections de 2011, 2012 et de 2014, les Cantonales, les Présidentielles et l’Assemblée Unique. Il reprend ainsi la main perdue avec le LKP, il accorde à Man PENCHARD une légitimité électorale, minimum politique pour une ministre de la République, et confirme aux postes de commande des alliés qui lui permettront d’exécuter ses basses œuvres, ses plans antisociaux ;

3°) SARKOZY crée ainsi les conditions politiques pour la mise en œuvre de sa réforme des Collectivités Locales : supprimer la Région et le Département et créer une nouvelle Collectivité, l’Assemblée Unique, qui détiendra les compétences des deux anciennes Collectivités.

Avec cette Collectivité Unique de l’article 73, il obtient la réduction du nombre des élus (81 à 41) la réduction du nombre de fonctionnaires qui y sont employés, la fusion des services, la réduction des dépenses de l’Etat et enfin l’autonomie financière de la Collectivité selon le principe que chaque Collectivité devra financer elle-même les dépenses induites par les compétences qui lui sont propres.

Quand on sait l’incapacité de nos élus à concevoir et à développer des politiques authentiques, et non-spécifiques, des projets structurants, novateurs, respectueux de l’Intérêt Collectif et de l’intérêt des générations futures et non des projets vus ailleurs, venus d’ailleurs ou des projets de ‘’rattrapage de retard’’, quand on connaît leur constante quête d’alignement avec la « Métropole » pour se prémunir de toute revendication autonomistes ou indépendantiste, quand on sait la facilité avec laquelle ils accordent aux privés et aux pwofitan tout ce qu’ils quémandent au nom de l’emploi et du développement économique, et ce, sans aucun contrôle, sans aucun bilan d’impact, quand on sait le train de vie qu’ils mènent avec tous les impôts, taxes et contributions qu’ils prélèvent, quand on sait que l’essentiel de leur budget est financé par la consommation de produits et services importés…Pwofitasyon poko fini . Par exemple, sur un budget annuel de 300 millions d’euros, la Région est financée à hauteur de 130 millions d’euros par les taxes sur la consommation, dont 58 millions par la taxe perçue sur la vente des carburants.

Autre exemple, la Région dépense en 2008, 36 millions d’euros pour les routes et seulement 12 millions d’euros pour la Formation Professionnelle….. Édifiant !!

4°) An menm balan la SARKOZY espère enterrer tant la question coloniale et notre droit à l’autodétermination, que la question de l’évolution statutaire. Avec ses consultations populaires des 10 et 24 Janvier 2010 en Martinique et en Guyane, ses colonies lui offrent des territoires d’expérimentation des réformes administratives qu’il envisage d’élargir à l’ensemble de la France en 2014 (Rapport Balladur).

Les Martiniquais, Guyanais ont fini par se rendre compte qu’il ne pouvait y avoir de débat ni d’opposition entre les soixante-treizistes et soixante-quatorzistes ; les élus ne pouvaient que se rendre à la volonté politique et administrative de SARKOZY : l’Assemblée Unique avec tous les habillages, habilitations ou spécialités possibles, autorisés et imposés par la Constitution Française. Finalement, l’empire colonial français se reconstitue et se solidifie ; ‘’73 renforcé’’ ou ‘’73 simple’’ ou ‘’74’’, nou maré an menm pikèt la, le compte est bon… Vive Schœlcher ! Vive la France ! Bal fini vyolon an sak.

5°) SARKOZY tente d’effacer de notre mémoire collective, de notre conscience, le liyannaj que nous avons levé et déployé depuis déjà 1 an. Cette exceptionnelle et efficace autorité, ce nouveau pouvoir a réussi tous ces rendez-vous :
Kolé tèt, expériences et compétences de 48 organisations de parcours et d’horizons diverses ;
Rassembler et faire déboulé pendant plusieurs mois plus de 250.000 Gwadloupéyen de toute origine sociale et ethnique, de toute culture et de tous âges, fiers de revendiquer ‘’La Gwadloup sé tan nou’’ ;
Ebranlé l’empire colonial fwansé, et imposé au pouvoir colonial la révision de ses politiques, jusque là menées en toute impunité.

En clair, cette élection arrive comme une bouée de sauvetage pour SARKOZY et ses zouaves.

6°) Pour réussir son plan, SARKOZY et la classe politique ont besoin de notre caution. Un sondage, jusqu’à ce jour tenu secret, affirme que l’abstention sera massive. Alors tous ils misent sur la ‘’tradition’’ qui fait du vote un devoir citoyen. Fô mwen ay voté !

Émarger sa carte et voter seraient la reconnaissance de notre qualité de ‘’citoyen responsable’’. Seulement, si nous sommes des citoyens pour voter et payer des impôts, pourquoi ne sommes-nous pas aussi citoyens pour travailler, vivre et élever nos enfants décemment, occuper des postes à responsabilité tout koté ?

N’est-ce pas aussi citoyen de dénoncer le cirque électoral dans lequel ils veulent nous produire et nous faire faire des jèsmakak ? Nou pa makak a pon moun.

Nou pa kalé dansé an bal a makak !

Cette campagne électorale scandaleuse, est d’autant plus inacceptable que tous les candidats savent que le mandat qu’ils briguent aujourd’hui sera limité à 4 ans, le temps pour SARKOZY d’organiser son référendum et de faire élire son Assemblée Unique.

Le programme que tous ils nous présentent, ils ne pourront jamais le réaliser car ils seront trop occupés à préparer les prochaines campagnes électorales, d’autant que les places seront limitées.

Qu’ont-ils d’ailleurs fait des 18 mois de réflexion réclamés par le Congrès du 24 juin 2009 pour consulter le Peuple et se prononcer sur le ‘’degré d’autonomie’’ et les nouvelles compétences ou adaptations qu’ils pourraient exiger au Gouvernement Français ?

Pourquoi maintenant veulent-ils nous associer à cette mascarade ?

A l’évidence, ce nouveau rendez-vous électoral ne nous concerne pas. Il s’agit, ni plus ni moins d’un kabouya que les bwa-bwa organisent régulièrement pou yo rété… élu. Nous savons tous qu’une fois ceints de leur écharpe bleu-blanc-rouge, une fois installés sur leur strapontin dans l’hémicycle, ils ne sont prêts qu’à servir leur maître : l’argent et le pouvoir. Ils renient leurs promesses et leur programme, au nom du réalisme politique et piétinent le mandat que les citoyens électeurs leur ont confié.

Qu’ont-ils fait de celui qui leur avait été confié hier… ? ‘’Nous avons beaucoup, beaucoup, beaucoup travaillé…’’.

Assises sur l’environnement, Assises sur la formation, Assises sur le tourisme, Assises sur les terres agricoles et de la mangrove, Assises sur les chiens errants… Salon de l’Etudiant, Salon de la Personne Agée, Salon du Parent Isolé, Salon du Parent d’Elève, Salon du Salon…Ordinateurs portables gratuits, Clé USB gratuite, Unité gratuite… Concert et Festival gratuits, déjeuners champêtre…Route du Rhum à haut débit, Câble à haut débit sans débit…, Ronds-points, ponts et la rivière viendra après … Ecole de la première chance, Ecole de la deuxième chance, Ecole de la troisième chance…pour finalement se rendre compte que la Guadeloupe n’a pas de chance…la Guadeloupe n’a jamais été pour tous !

Ola yo té yé quand, par dizaines de milliers dans la rue, nous réclamions justice, dignité, respect, travail et partage des richesses collectivement produites.

Pourquoi a-t-il fallu que la Gwadloup soit bloquée pour qu’ils entendent que l’exercice qu’ils font de notre mandat est contraire à nos intérêts ? Nous avons essayé le 07 mai 2009 d’obtenir des réponses à cette interpellation, dans un exercice limpide de démocratie directe…yo kouri kaché é pléré an jip a léta. Alè i two ta !!

Sé kilen, kilot ki fè sa !

A écouter les politiciens en campagne, yo tout blan kon koton…Yo tout sòti rivé !

MAN PENCHARD par exemple, la femme èskandalèz, est camouflée à l’aise derrière Blaise pensant que personne ne va la reconnaître. Subitement, elle n’est pas la Ministre des Colonies qui soutient TOTAL, elle n’est pas non plus celle qui refuse l’application de l’Accord Jacques BINO…Elle n’est pas bon moun a Willy, ni bon moun a Colette, ni bon moun a Vion é Vial Collet ? I jis ka dépalé tèlman i enmé nou. Kannaval ka fè zafè ; mas dèwò an plen karèm.

Elle n’est pas du tout du quartier…Sòti rivé.

Finalement, ni leur politique en faveur principalement des nantis, de ceux qui disposent de filon, d’un travail, de l’argent, et de toutes les reconnaissances, ni leur défiscalisation, ni les milliards de subventions et d’exonérations accordées aux hôteliers, aux bananiers, aux békés de l’import-distribution ne sont la cause des maux qui nous excluent de tout. APA YO MENM !

N’est-il pas temps justement, ‘’citoyens que nous sommes’’ en cette période électorale, de leur demander : ola lajan la ka pasé ?

Quand on sait que plus de 50.000 Fanm é Nonm Guadeloupe sont au chômage, que 70 000 vivent par le RMI, que 120 000 sont concernés par la CMU et que près de 9000 sont embauchés à titre précaire en Contrat Aidé, que 15.000 logements sont déclarés insalubres, que 35.000 adultes sont interdits bancaires, que 25.000 travaillent à temps partiel et plus de 11.000 ne sont pas déclarés pour une population de 167.000 actifs, Yo dwètèt di nou… ola tout lajan a enpo é taks nou ka payé ka pasé !!!

An nou kontinyé fè yo dépalé !

Si aujourd’hui encore l’Etat et les Collectivités persistent à refuser à plus de 30.000 salariés du privé le bénéfice de 200 € de l’Accord BINO, si l’Etat soutient la hausse des prix, sous prétexte de liberté du commerce, si aucun des engagements concernant l’augmentation des minima sociaux, le plan d’urgence pour la formation et l’emploi des jeunes ne sont mis en place, sé davwa qu’ils entendent agir pour que nous Gwadloupéyen tournions le dos à la lutte, à la contestation et au LKP. NOU PEKE FE DEYE. Nous devons nous réclamer, nous devons persister à revendiquer cette Gwadloup combattante, fière et riche de son histoire assumée, clairvoyante pour son devenir débarrassée de l’exploitation capitaliste et colonialiste, grosse d’une révolution kont tout pwofitasyon.

Avec encore plus de détermination, jodila osi, nous UGTG déclarons : Sé nou Gwadloupéyen kiké « détòtyé Gwadloup ».

Et encore :

Le développement économique deP la Guadeloupe comme fondement de l’équilibre social et de l’épanouissement des hommes est un leurre s’il ne relève pas d’une stratégie politique révolutionnaire tendant à transformer les rapports sociaux, à rompre avec les liens coloniaux qui nous enchaînent à la France et à combattre les rapports de domination capitaliste.

Le dialogue social institutionnalisé, processus de dépossession et d’invalidation des Travailleurs, est contraire aux intérêts des larges masses et à l’impératif de transformation des rapports sociaux.

Par la poursuite de la conscientisation du Peuple de Guadeloupe, le renforcement des organisations de masse, le soutien que nous porterons aux luttes sociales, l’engagement des jeunes et des chômeurs avec leurs organisations dans la lutte, la qualité des solidarités internationales que nous mobiliserons, nous sommes capables de réinventer :
un nouvel état d’esprit de nous-mêmes
une nouvelle idée de la Guadeloupe
un nouveau dessein de l’avenir

Nous soutenons, comme depuis Décembre 1973 que :

Le Peuple Guadeloupéen a droit à l’autodétermination ;  le droit de la Nation Guadeloupéenne à la pleine souveraineté et l’Indépendance Nationale est inaliénable ;  les intérêts de la classe ouvrière, des producteurs et des créateurs Guadeloupéens ne seront préservés que par leur engagement dans la lutte.

Nous soutenons que seule la grève générale sur la base du programme d’action de la classe ouvrière et la désobéissance civile constituent des moyens fondamentaux qui imposeront à la France la négociation d’un dispositif de décolonisation et de développement économique et social dans l’intérêt du Peuple et des Travailleurs Guadeloupéens.

Avec DELGRES – IGNACE – SOLITUDE…., la résistance à l’oppression est un droit naturel.

Dans un mouvement continu « a Fòs, Balan é Kréyasyon », nos actions arracheront l’application de l’Accord BINO du 26 février et l’Accord du 04 Mars 2009.

Dans l’immédiat :  Refusons de laisser les politiciens « Bwa Bwa é manti a mantè » parler et agir en notre nom.  Refusons le cirque électoral  Que partout dans les villes les campagnes, les écoles, les§ associations, les entreprises, le Peuple de Guadeloupe impose ses revendications et aspirations pour une société plus juste et plus équitable.

Ensemble dans la lutte, nous construirons nos moyens organisationnels qui assureront la satisfaction de nos revendications en ce moment de notre histoire, et notre véritable émancipation. AN NOU PWAN FÒS, AN NOU BAY BALAN, AN NOU KONTINYÉ BAY LA VWA, NOU KE DETOTYÉ GWADLOUP !

Partout dans les villes, les campagnes, les quartiers, les associations, les entreprises, nou ka rantré an rézistans pour notamment :

•L’application pleine et entière de l’ensemble des dispositions de l’Accord BINO ; •L’application pleine et entière des dispositions du protocole du 04 mars 2009 ; •La mise en place d’un véritable plan d’urgence pour la formation et l’emploi des jeunes ; •L’arrêt des licenciements dans tous les secteurs d’activité ; •L’ouverture des négociations sur les salaires, la formation, les conditions de travail dans toutes les branches professionnelles aboutissant à la signature de conventions collectives ou d’accords de branche ; •L’arrêt de la répression antisyndicale ; •La défense des terres agricoles et le développement de la production locale ; •La sauvegarde des emplois dans le secteur des produits pétroliers, de la sécurité privée et des services bancaires ; •La négociation d’un plan de santé publique privilégiant la prévention, l’éducation thérapeutique et la lutte effective contre les maladies cardio-vasculaires, le diabète, l’hypertension artérielle, le Sida… •Le respect de l’ensemble des dispositions statutaires et réglementaires relatives à la Fonction Publique Territoriale ; •L’organisation d’un Transport Public de Voyageurs efficace et le respect des droits des Transporteurs.

‘’CHIMEN A ELEKSYON JAN I TRASE-LA, PAKA MENNE NOU PON KOTE. NOU KON BOUKET MARE ADAN ON PIKET, A CHAK VOT, NOU KA FE ON LANTOU A PIKET-LA, KOD LA KA RAKOUSI JIS LE I KE BOUT, E I KE TRANGLE-NOU’’

‘’Somanbil’’

Sony RUPAIRE
KABOUYA AWA…NOU PAKA PWI ANKO ! JOU NOU KE METE A JOUNOU PEKE VWE JOU !
Lapwent, 27-02-2010

U.G.T.G.

Sarkozy chef  de file des marxistes français

mars 2nd, 2010 Posted in Evènements | 1 Comment »

S’il y a une gauche en France, personne n’est plus de gauche que Sarkozy. Comme ses semblables, il s’est réclamé petit-fils de Jaurès, de Blum et de Guy Môquet. Il est, depuis le début de sa prise de fonction, entouré de sa famille marxiste de Strauss-Kahn à Besson. Et de surplus, il a épousé une femme de gauche, puisque comme vous le savez, Carla Bruni-Sarkozy a toujours été une femme du peuple. M. Sarkozy vient d’obtenir une victoire en terrassant le géant Total avec ses camarades de la CGT. Et, cerise sur le gâteau, dans la même foulée, il appelle son camarade Didier Migot (élu socialiste) à la cours des comptes et Michel Charasse, ami de François Mitterrand, au conseil constitutionnel.

Je suis surpris d’entendre l’infime réaction venant des journalistes collabos, mettant l’accent sur l’amitié que porte Charasse à Sarkozy. Comment ne pas s’étonner que Charasse puisse être l’ami de Nicolas Sarkozy  tout en sachant que l’homme qui l’a fait connaître, François Mitterrand, était, lui-même, ami de Bousquet, une ordure de fasciste ? On peut donc être à la fois ami d’un fasciste, bourreau des juifs, et être un proche des enfants des victimes?

Comme d’habitude, dans ce pays, nous avons pour coutume de faire des amalgames, des non-dits ou de dire les choses à moitié. Nous sommes le recordman de l’humanité de la démagogie et de l’hypocrisie mais c’est au détriment des rapports humains. Cette mentalité et façon de fonctionner empêche l’émancipation du peuple français.

Objectivement parlant qu’est-ce qui empêche Nicolas Sarkozy d’être le candidat PS des élections de 2012 ? Idéologiquement, rien du tout. Ils ont la même ligne et dans la pratique, rien ne les différencie. En jugeant les choses suivant les faits, cela confirme bien ce que j’avance. Notre cher Président de la République anticapitaliste, se trouvait hier au Gabon. Total, Elf obligent, le pétrole est gabonais. Il est aujourd’hui au Mali pour amener une sucette à celui qui le représente en tant que chef d’Etat de ce pays, pour le geste qu’il vient d’effectuer qui a permis la libération d’un otage français. Et cela, au détriment des rapports que le Mali entretient avec le Maroc et la Mauritanie, des pays frères du même continent. Le Mali, en libérant les otages d’Al Quaida, a permis à la France de récupérer son citoyen. Je croyais pourtant que la France luttait et sacrifiait ses soldats contre Al Qaida, je crois maintenant qu’il y a un problème.

La situation devient de jour en jour très critique. Aucun commentaire sur ces points que je viens de soulever des soi-disant hommes ou partis de gauche de ce pays. Cela révèle très bien ce que dit lui-même Sarkozy : « nous sommes tous des patriotes et j’ai un gouvernement républicain ». De Dany à Fabius, de Strauss-Kahn à Lang, de Martine à Nicolas, de de Villepin à Ségolène, nous sommes tous des républicains, et vive la France !

Je dis non aux défaitistes, à ceux qui baissent les bras, ceux qui appellent à l’abstention et au boycott. Mes chers, si vous ne vous occupez pas de la politique, la politique s’occupera de vous. Même si 70% des votants restait chez eux, cela n’empêcherait pas ces faquins de politicards de vous gouverner. L’unique position juste et digne c’et de se battre, de se lever et de refuser cette injustice et cette mascarade. Cette ligne est pourtant bien majoritaire mais dispersée en petits groupes entourés de millions d’électrons libres, boudant, pleurant, criant, dans un désordre inimaginable. Cette attitude renforce la « force » qui nous opprime. Il est temps de se regrouper sur ce qui nous uni et qui est beaucoup plus important que ce qui nous désuni.

Disons tout simplement : Non !

L’heure est grave. Cette majorité qui peut renverser cette politique néfaste doit prendre ses responsabilités et arrêter ses discussions sans issue. Chacun regarde ses intérêts de pacotilles et laisse passer l’essentiel.  Cette forme de sectarisme, d’égoïsme, de nombrilisme, empêche la force réelle de s’affirmer. Alors à qui profite cette division ?

Personne n’ignore ce que je viens d’écrire, je dis bien personne, et les trois-quarts de ceux qui sont d’accord avec cette ligne sont pourtant prêts à aller demain manifester avec la CGT, rejoindre le PS au deuxième tour des élections, tout simplement pour s’approcher de la gamelle.

Une personne de gauche cherche à réussir sa vie et pas à réussir dans la vie. Et ceux qui changent de position comme de chemise, sont tout simplement des opportunistes qui cherchent à améliorer leurs conditions matérielles et financières.

Nous sommes à deux ans à peine d’une élection présidentielle, il est encore temps d’agir.

J’attire enfin l’attention sur les militants encore naïfs qui attendent un changement venant des organisations comme Attac, LDH et compagnie, des organisations complètement dérivées des partis politiques qui nous manipulent. Elles ont été créées pour divertir et rabattre. Ceux sont des empêcheurs d’avancer composés des membres du PS, du PC et des verts. Leur seul objectif c’est d’aller là où leur parti respectif ne peut pas aller pour semer la mauvaise graine.

Bamba Gueye Lindor
Le 25 février 2010

Equipe de France : le bleu et le noir

mars 2nd, 2010 Posted in Billets d'Humeur | No Comments »

Thierry Henry, Patrice Evra, Nicolas Anelka et Florent Malouda, le 10 octobre 2009.

Pour différentes raisons, notamment politiques, l’équipe de France de football n’a disputé qu’un seul match, de toute son histoire, en Afrique du Sud. C’était il y a dix ans. Une rencontre amicale sans grand intérêt (0-0), mais précédée d’une entrevue avec Nelson Mandela. Sur la pelouse de l’Ellis Park de Johannesburg, le lendemain, le sélectionneur Roger Lemerre avait aligné huit joueurs noirs. Un aspect qui, deux ans après la victoire de l’équipe black-blanc-beur en Coupe du monde, passa quasi inaperçu en France. Mais ne laissa pas insensible en Afrique du Sud, où le football est le sport de prédilection de la population noire.

« Les spectateurs étaient surpris, se souvient l’ancien défenseur Lilian Thuram. Ils imaginaient l’équipe de France… différente. » Et dix ans plus tard, alors que les Bleus de Raymond Domenech entament leur préparation au Mondial sud-africain en recevant l’Espagne, mercredi 3 mars, la « photographie » de l’équipe de France n’a pas changé, sinon dans ce sens : la probabilité de voir une sélection majoritairement composée de joueurs noirs est encore plus forte.

Faire ce constat est une réalité. Croire qu’il ne dérange personne en France est, en revanche, une naïveté. Le sujet a déjà alimenté plusieurs polémiques. La dernière en date remonte certes à 2006, mais elle a été relancée à la faveur des derniers dérapages de son auteur, Georges Frêche : « Dans cette équipe, il y a neuf Blacks sur onze. La normalité serait qu’il y en ait trois ou quatre, ce serait le reflet de la société. Mais là, s’il y en a autant, c’est parce que les Blancs sont nuls. J’ai honte pour ce pays. » Sur ce terrain, Jean-Marie Le Pen l’avait précédé à deux reprises (1996, 2006). Entre-temps (2005), le philosophe Alain Finkielkraut s’était fendu d’une déclaration peu heureuse (et mal interprétée, selon lui) dans laquelle il décrivait une équipe « black-black-black » synonyme de « ricanements » en Europe.

Trouver qu’il y a trop de Noirs, et plus généralement trop « d’étrangers », sous le maillot bleu n’est pas un fait nouveau. « L’équipe de France de football ayant été de tous temps le creuset des flux migratoires, il y a toujours eu, à chaque génération, trop de « quelque chose » : trop de Hongrois, trop de Polonais, trop de Maghrébins, trop d’Italiens… Il y a même eu trop de Belges à une époque », rappelle l’historien Pascal Blanchard, spécialiste de la question coloniale et coauteur du documentaire « Des Noirs en couleur » (sortie en DVD en mai 2009 chez Universal). D’après lui, la première réaction de « négrophobie » à l’encontre de la sélection nationale remonte à un match à Moscou contre l’URSS : « Le public russe avait conspué les Bleus parce que cinq Noirs figuraient dans leurs rangs (Gérard Janvion, Marius Trésor, Jean Tigana, Jacques Zimako et Alain Couriol). » C’était en 1980.

Paradoxalement, si la France possède une certaine antériorité sur le sujet, c’est aussi parce qu’elle fut précurseur en matière d’intégration de footballeurs de couleur. Le Guyanais Raoul Diagne fut ainsi, dès 1931, le premier Noir appelé en équipe nationale alors que son « équivalent » anglais, Viv Anderson, ne disputa son premier match international qu’en 1978 – soit deux ans après qu’un Guadeloupéen, Marius Trésor, fut devenu le premier capitaine noir de l’équipe de France…

Peu de pays occidentaux, voire aucun, n’ont à ce point affronté leur passé colonial via le sport. D’après Pascal Blanchard, l’explication remonterait aux Jeux olympiques de Berlin de 1936 : « Voyant que 25 % des médailles gagnées par les Etats-Unis l’avaient été par des Afro-Américains, les autorités sportives françaises de l’époque et L’Auto (ancêtre de L’Equipe) se sont dit qu’il serait stupide de ne pas faire la même chose. Une mission en Afrique occidentale française a été organisée, des milliers de gamins ont été réunis torse nu dans des stades. Cela n’a rien rapporté sur le coup, mais cela a semé une idée. Des clubs pro ont vite compris l’intérêt de regarder en direction de ce potentiel composé de joueurs coûtant peu cher. Une dynamique s’est installée. Dont l’équipe de France a ensuite profité. »

L’Afrique noire et le Maghreb seront les premières zones de détection. Les Antilles viendront plus tard. Et pour Pascal Blanchard, la présence de joueurs noirs dans le foot français tient donc d’une « tradition ».

C’est sur la base de cette tradition que l’équipe nationale accueille aujourd’hui, outre des joueurs d’origine antillaise (Thierry Henry, William Gallas, Nicolas Anelka…), des enfants de la deuxième génération immigrée (Bacary Sagna, Alou Diarra, Lassana Diarra). Cela n’explique pas pour autant pourquoi ceux-ci sont aujourd’hui majoritaires en bleu. La question est complexe, sensible, et même… inopportune pour certains : « Quand je vois l’équipe de France, je ne vois que des Français : ce serait dangereux de les différencier en fonction de leur couleur de peau, insiste la ministre des sports, Rama Yade. A l’inverse de nombreux domaines de la vie sociale où des considérations autres que la performance peuvent venir parasiter les choix et les promotions, en sport on prend les meilleurs. Après, il s’avère qu’ils sont noirs. Que voulez-vous qu’on y fasse ? »

A ce stade, deux thèses s’opposent ou se complètent selon les interlocuteurs. La première voudrait que les sportifs noirs bénéficient de prédispositions physiques particulières. L’argument, qu’aucune étude scientifique n’a jamais démontré, est bien ancré dans les consciences, comme le démontre un sondage LH2 Sport pour la fondation que Lilian Thuram a créée en faveur de l’éducation contre le racisme : à la question « Selon vous, quelles sont les qualités spécifiques des personnes de couleur noire ? », 22 % des Français répondent « les qualités physiques et athlétiques ».

Crédit photo © AFP/FRANCK FIFE

Noir et Bleu

mars 2nd, 2010 Posted in Billets d'Humeur | No Comments »

Le Monde a consacré dans son édition électronique du 1er mars un article, « L’équipe de France : le bleu et le noir » (qui fait écho à la fameuse phrase de Georges Frêche sur les Noirs dans l’équipe de France). On apprend que le premier footballeur noir sélectionné dans l’équipe de France est le Guyanais Raoul Diagne, en 1931. Chez les Anglais, il a fallu attendre 1978 avec Viv Anderson, soit deux après que Marius Trésor ne soit nommé premier capitaine noir de l’équipe de France. Georges Frêche manque vraiment de culture footballistique !

ODEADOM et Salon de l’agriculture

mars 2nd, 2010 Posted in Evènements | No Comments »

L’autosuffisance alimentaire en question au salon de l’agriculture

« L’enjeu n’est plus de dépendre des grandes cultures comme la canne et la banane mais de permettre la transformation des produits locaux pour satisfaire les besoins locaux. » Le directeur de l’ODEADOM (Office de développement agricole des DOM), Paul Luu, a posé en ces termes, lundi au Salon international de l’agriculture, la problématique de l’agriculture des DOM mise en exergue par les revendications du LKP et du K5F, et reprise par les annonces du conseil interministériel de l’outre-mer avec la notion de développement endogène. « On a fait le bilan de la faible couverture des besoins alimentaires locaux, a déclaré M. Luu. Maintenant, on demande à l’outre-mer d’être plus autosuffisant que ce qu’on ose demander aux départements métropolitains. Il faut donc relativiser cette notion d’autosuffisance. » Ainsi, en matière de maraîchage, 40 à 50 % des besoins sont couverts. « Un taux inégalé dans les départements métropolitains. » En matière d’œufs frais, la Réunion couvre 100 % de ses besoins, la Martinique 80 %, la Guyane 99 %. Seule la Guadeloupe ne couvre que 30 % de ses besoins. Eric Nelson, président de la chambre d’agriculture de la Guadeloupe, a indiqué que ce mauvais ratio était dû à la fermeture de la ferme de Campêche. La filière volaille est plus sensible avec des taux de couverture de 50 % à la Réunion (et environ 10 % en Guadeloupe, Guyane et Martinique). La filière bovine couvre 42 % des besoins en Guadeloupe, 30 % à la Réunion, 22 % en Guyane et Martinique… « On est loin de la catastrophe », selon l’ODEADOM. Il n’en reste pas moins qu’il y a du travail sur la planche. Avant d’envisager la création de nouveaux instituts techniques agricoles, une mission va faire le point dans les semaines à venir pour faire un état des lieux pour déterminer les filières orphelines et les infrastructures à développer. Un rapport devait être commis avant juillet pour qu’en septembre puisse être mis en place et programme avec ses financements.

François-Xavier Guillerm (Agence de presse GHM)

Présidence tournante à l’ODEADOM

Eric Nelson a indiqué, hier au stand de l’ODEADOM, au salon de l’agriculture de la porte de Versailles, que c’était sa dernière année de présidence de l’ODEADOM après trois ans passés à sa tête. En novembre 2010, le conseil d’administration se réunira à la Réunion pour lui désigner son successeur. La règle de présidence tournante étant acquise, elle devrait revenir à la Guyane. Reste que la perspective de la nomination de Christian Epailly, président de la chambre d’agriculture de la Guyane, semblait ne pas faire que des heureux dans le petit monde agricole de l’outre-mer.

Air France met ses billets Karam en vente

mars 2nd, 2010 Posted in Evènements | No Comments »

Air France lance ses tarifs d’été vers les DOM

Air France a lancé, hier, ses tarifs promotionnels d’été vers les départements d’outre-mer. Ces tarifs sont mis en vente du 2 au 22 mars pour un voyage effectué entre le 15 juin et le 15 septembre. Ils sont valables pour un séjour d’un minimum de 21 jours et d’un maximum de 3 mois. Premier prix annoncé pour un vol aller-retour vers Pointe-à-Pitre ou Fort-de-France : 479 € TTC*. « Avec ces tarifs, Air France va au-delà de l’engagement pris dans la charte signée le 22 janvier 2009 en présence de Patrick Karam, Délégué Interministériel à l’égalité des chances des Français d’Outre-mer, et visant à faciliter les déplacements entre la Métropole et l’Outre-mer », indique Air France.

*Tarifs hors frais de service valables au départ de Paris-Orly vers Pointe-à-Pitre ou Fort-de-France pour un voyage avant le 24 juin ou après le 2 août 2010.

Chatel etait en Nouvelle-Calédonie

mars 2nd, 2010 Posted in Billets d'Humeur | 1 Comment »

ITW. Luc CHATEL, ministre de l’Education nationale, porte-parole du gouvernement

Chatel favorable à la correction du bac en Nouvelle-Calédonie

La Nouvelle-Calédonie va assurer la compétence d’un système éducatif qui ne produit que 45 % de bacheliers par classe d’âge, contre 65 % en Métropole. Pensez-vous que l’Etat lui transmette un outil en bon état ?

L’état du système éducatif se mesure aussi par la progression des résultats. En Nouvelle-Calédonie, les résultats au baccalauréat progressent régulièrement. L’année dernière on était à 49 % d’une classe d’âge et, si on observe le taux de réussite, il est en progression régulière puisqu’on atteint 82 %. Il faut aussi mesurer les moyens que l’Etat met en place pour l’Education. Je rappelle que dans le contexte national du non renouvellement d’un fonctionnaire sur deux partant en retraite, en Nouvelle-Calédonie on crée des postes. On en a créé douze l’an dernier et on a mis des moyens supplémentaires pour l’accueil du collégien après 16 heures… C’est tout ça qui sera transféré dans le cadre de la convention.

Les moyens du pays dans les filières professionnelles sont nettement inférieurs aux besoins. Où en est-on du lycée professionnel et qu’envisage l’Etat pour les filières post-bac ?

La réforme du bac pro en trois ans a été mise en œuvre à la rentrée dernière dans l’hexagone et va être cette année une vraie avancée pour la Nouvelle-Calédonie. Les filières sont plus courtes et plus accessibles et on a des places supplémentaires en 2010 : 137 en lycée professionnel, et 79 en post-bac. Par exemple le lycée professionnel Petro-Attiti qui a ouvert cette année dans des locaux tout neuf, a 15 places en BTS étude et économie de la construction pour former les techniciens du bâtiment. On essaie d’adapter en permanence l’enseignement professionnel aux besoins locaux.

La préparation des conventions préalables au transfert, notamment la mise à disposition des personnels, est-elle engagée ?

L’objet de mon déplacement est de préparer cette convention. Elle est en cours d’élaboration et elle vise à définir les conditions dans lesquelles l’Etat va apporter son concours pour la mise en œuvre des compétences qui seront transférées. On a deux ans pour cela. La convention cadre devrait être signée au mois d’avril. D’ici là, il faudra installer la commission que le gouvernement de Nouvelle-Calédonie a voulu mettre en place pour préparer le transfert. C’est au cœur de ma visite.

La Calédonie doit commencer cette année à mettre en place le socle commun des connaissances et des compétences. Quels résultats cela a-t-il produit en métropole ?

Il est un peu tôt pour avoir un retour de la mise en place du socle puisque ça remonte à 18 mois. Dans le socle, en école primaire, on s’est concentré sur des programmes qui ont été réécrits et qui traitent de l’apprentissage des fondamentaux. Il y a aussi deux heures par semaine qui sont déployées pour les élèves qui rencontrent des difficultés, notamment dans l’apprentissage de la lecture. Cela sera très utile en Nouvelle-Calédonie. Dès le plus jeune âge, ça permettra d’apporter une aide et un soutien aux élèves qui rencontrent des difficultés dans l’apprentissage de la lecture.

La correction locale du baccalauréat en Calédonie fait encore débat. Qu’en pensez-vous ?

Le baccalauréat est un diplôme national. Je suis très attaché à l’aspect national du diplôme pour qu’ensuite il soit reconnu, y compris d’ailleurs à l’étranger, au Japon, en Australie. Aujourd’hui, la Nouvelle-Calédonie est la seule collectivité qui fait corriger ses copies en métropole. Je souhaite que les Calédoniens puissent travailler sur des corrections locales, sous l’autorité et le contrôle d’un membre de l’université comme ça se fait dans toutes les académies. J’y suis favorable.

A quelle échéance ?

Il faut simplement mettre en place le contrôle et l’autorité. Ce sera, à mon avis, un peu court pour l’année 2010, mais si on peut y travailler pour l’année prochaine, ce serait une bonne chose.

Un sondage indique que 47 % des profs souffrent d’un manque de reconnaissance, et le nombre d’entre eux qui songent à démissionner atteint 27 %. Des chiffres tristes ou/et inquiétants pour le ministre de l’Education nationale ?

L’ensemble de la collectivité doit se rappeler l’importance du rôle que jouent les professeurs. Les enseignants exercent un des plus beaux métiers, mais ils l’exercent souvent dans des conditions difficiles. C’est la raison pour laquelle, quand je suis arrivé dans ce ministère, j’ai annoncé que j’allais mettre en place un nouveau pacte de carrière. Ca consiste à payer mieux les enseignants en les valorisant davantage et ça consiste à les accompagner en matière de ressources humaines tout au long de leur carrière, en formation, en perspective d’évolution…

Vous venez d’indiquer que des 10 % des collèges et lycées concentraient 50 % des problèmes. Le fait visiblement nouveau, c’est que les actes commis sont plus graves. Quelle lecture avez-vous du problème ?

Ce n’est pas l’école qui est violente, c’est la société qui l’est. L’école est le reflet de la société et les jeunes sont davantage confrontés à des situations de violence que les générations qui les ont précédés. Face à cela, l’école doit s’adapter, se protéger de nouvelles formes de violence, notamment les intrusions. Le phénomène est nouveau avec des bandes qui cherchent à faire de l’école le lieu de leurs affrontements. Mais l’école doit aussi travailler en interne sur le retour à l’autorité, au respect des règles communes. L’école est parfois pour certains jeunes le seul lieu d’autorité et c’est surtout cela que je veux travailler dans le cadre des états généraux de la sécurité à l’école.

L’une des solutions évidentes ne consiste-elle pas à renforcer le personnel d’encadrement dans ces établissements, ou d’embaucher un personnel spécialement formé ? Et si c’est le cas, la règle du renouvellement d’un fonctionnaire sur deux n’est-elle pas une épine dans le pied de l’Education nationale ?

Nous avons créé des moyens supplémentaires en matière de sécurité. Nous avons créé, avec Brice Hortefeux, les équipes mobiles de sécurité placées auprès des recteurs qui ont vocation à venir renforcer les équipes d’encadrement en difficulté. Nous avons aujourd’hui 30 % de conseillers principaux d’éducation de plus qu’en 2002. On ne me dira donc pas que l’on a négligé ce point. Nous avons expérimenté dans certaines académies des stages de tenue de classe pour mieux préparer les enseignants à certaines situations, et nous avons créé un module de formation de quatre jours pour les proviseurs afin de les préparer à la gestion de crise avant de les envoyer dans des établissements qui peuvent être plus sensibles. Oui, la formation est un volet essentiel de la sécurisation et de la paix scolaire.

Propos recueillis par l’Agence de presse GHM

Le procès de la maison départementale de l’outre-mer

mars 2nd, 2010 Posted in Evènements | No Comments »

Freddy Loyson, ancien directeur de la structure antillaise de Nanterre, a vu requérir contre lui douze mois de prison avec sursis simple.

« Pasqua voulait depuis longtemps une maison de l’outre-mer dans les Hauts-de-Seine car il estimait que ses compatriotes n’avaient pas assez de considération ; il m’a demandé de m’en charger… » Freddy Loyson racontait, vendredi à la barre de la 13e chambre correctionnelle du tribunal de Nanterre, comment il s’était retrouvé, six années durant, directeur de la Maison départementale de l’outre-mer (MDOM) des Hauts-de-Seine. Car, sous la présidence d’Isabelle Prévost-Déprez, il était jugé pour abus de confiance en compagnie de son ancien adjoint, Bienvenue Binam. La présidente s’est immédiatement intéressé au parcours de Freddy Loyson qui, un an avant la création de la MDOM était sur la liste de Charles Pasqua aux Européennes. « Je militais au RPF et ça a dû en gêner plus d’un, voilà d’où viennent mes ennuis… » « Et avant ? », questionne-t-elle. Car Freddy Loyson a eu un beau parcours dans les milieux gaullistes parisiens. De 1980 à 1995, ce secrétaire administratif originaire du Moule, a fait partie du cabinet de Jacques Chirac à la mairie de Paris, responsable des finances, puis responsable du bureau d’aide sociale de la Ville de Paris. En 1999 il rentre comme chargé de mission au cabinet de Charles Pasqua dans les Hauts-de-Seine. Jusqu’à la création de la MDOM, il présidait l’association des Guadeloupéens de France. Politiquement, Freddy Loyson a été maire adjoint à Sarcelles et conseiller d’arrondissement à Paris. Aujourd’hui, il entame sa retraite et représente à Genève une ONG qui « apporte son soutien à tous ceux qui, aujourd’hui, comme nous, souffrent de racisme ».

Parachute doré

La présidente rappelle la clause de parachute doré incluse dans les contrats de travail des deux dirigeants, et introduite par eux-mêmes : deux ans de salaires en cas de licenciement non justifié. Des augmentations aussi : « 13e puis 14e mois et une prime extraordinaire en décembre 2003, pourquoi ? » « C’était dû à notre changement de statut… » répond Freddy Loyson. Les deux prévenus se sont connus dix ans avant les faits, quand Binam gérait l’immeuble qui abritait la station de radio Médiatropical. « Et les retraits en espèces ? » continue Mme Prévost-Déprez. 26 000 € pour la fête du bicentenaire du drapeau haïtien… « Quand je faisais un retrait en espèce, je mentionnais les raisons du retrait. », justifie Freddy Loyson qui ne parviendra pas tout au long de l’audience à convaincre le tribunal de l’affectation réelle des fonds retirés en liquide. Le comptable Hennon, interrogé comme témoin, indique qu’il se contentait des tickets de retraits… « Pittoresque ! », commente la présidente. Le témoignage du trésorier du conseil d’administration de la MDOM n’aide pas les prévenus : « Loyson me baladait, Binam m’envoyait carrément promener. » Ces déclarations surprennent Freddy Loyson : « Je mets ça sur le compte de l’émotion… » Puis, c’est le témoignage d’un ancien employé : « Ils faisaient la pluie et le beau temps, menaient grand train et beaucoup d’espèces circulaient. » Peu après alors que l’on discute comptabilité publique, l’avocat de Freddy Loyson sort des rapports financiers qui ne sont pas au dossier du tribunal. S’ensuit une algarade entre Me Missamou et celui de la partie civile, Me Schnerb. La présidente ordonne une suspension d’audience.

« Jurisprudence des caisses noires »

A la reprise, vient le temps des plaidoiries et du réquisitoire. Me Schnerb, défenseur des intérêts du département invoque « la jurisprudence des caisses noires » et fait une allusion délibérée au clientélisme : « Ils ont pensé que tout était permis dans l’univers merveilleux des agents électoraux… » Il demande 10 000 € symbolique de dommages. Le procureur rappelle le rôle honorifique du « président de paille », Gérard Laviny, les subventions des Hauts-de-Seine, mais aussi des collectivités et des caisses d’assurance maladie des Antilles et de la Guyane. « Mauvaise gestion ne vaut pas abus de confiance et mauvais dirigeant ne vaut pas délinquant. Le comptable et le conseil général se sont montrés légers puisque c’est un changement de présidence qui a abouti à sa réaction… Et le comptable ne peut se targuer d’avoir berné le Conseil général. » Le procureur ne veut retenir dans l’abus de confiance que les espèces retirées pour un montant de plus de 150 000 €. « On a plusieurs retraits de 2000 € dans la même journée et la plupart des retraits sont faits dans un distributeur voisin de chez M. Loyson, aucune facture ne justifie les sommes. » Le parquet a requis 12 mois de sursis simple contre Freddy Loyson et dix contre M. Binam, assorti d’une interdiction de gestion pendant cinq ans. Il leur reviendrait d’indemniser les victimes. La défense arguera des paiements en liquide d’artistes, d’avance à une association haïtienne pour le compte du Conseil général, s’en prendra à la confiance mise dans son comptable… Sera-ce suffisant pour convaincre de la bonne foi des dirigeants ? Toujours est-il qu’ils n’ont pas été poursuivis pour détournements de fonds publics. Ce qui parfois a étonné la présidente Prévost-Déprez. Une ultime bienveillance du procureur Philippe Courroye, peut-être…

François-Xavier Guillerm (agence de presse GHM)

Rappel des faits

2000 : création de la MDOM
2004 : Charles Pasqua laisse son siège de président du conseil général des Hauts-de-Seine à Nicolas Sarkozy. Alarme du comptable du Conseil général.
2005 : Début de l’opération « nettoyage des écuries de Pasqua ». Le conseil général dépêche un audit sur la MDOM et décide d’accorder une ultime subvention à la MDOM (plus de 1 million d’€) pour apurer le passif.
2006 : Licenciement de tous les salariés.
2007 : L’administrateur judiciaire en charge de la liquidation s’enfuit à l’Ile Maurice. Le successeur de Nicolas Sarkozy dans les Hauts-de-Seine, Patrick Devedjian, transmet le dossier au parquet de Nanterre qui renvoie MM. Binam et Loyson devant le juge.

Forêt guyanaise

mars 2nd, 2010 Posted in Evènements | 1 Comment »

« La France ne peut pas faire moins pour sa propre forêt tropicale, que ce qu’elle s’engage à faire pour les bois tropicaux étrangers. » Colère du sénateur Antoinette, lors d’un débat portant sur une convention visant à concilier le commerce des bois tropicaux avec la préservation des forêts, eu égard aux problèmes climatiques mondiaux. « J’approuve pleinement cet accord international en tant qu’il est assorti d’une action concrète des Etats consommateurs, dans l’accompagnement du développement des pays producteurs aux économies des plus fragiles », assure le sénateur, mais il désapprouve les propos tenus par le rapporteur Beaumont : « la forêt guyanaise est de faible qualité, difficile à exploiter, ce qui n’empêche pas sa dévastation par les clandestins brésiliens. » « Ces propos sont d’un autre temps, a repris Jean-Etienne Antoinette, et témoignent, sinon d’une ignorance incompréhensible, du moins d’un préjugé hautement nuisible pour la Guyane. » N’étant pas expert en bois tropicaux, le maire de Kourou est allé chercher des arguments au CIRAD de Guyane : « La forêt guyanaise est bien supérieure à n’importe laquelle des forêts tempérées. Il est aussi maintenant admis que la diversité interspécifique (en Guyane, elle est de 200 à 300 espèces à l’hectare) est de loin le potentiel le plus important de la mise en valeur des forêts tropicales. Et que l’exploitation de la forêt guyanaise n’est ni plus ni moins difficile que celle des autres forêts tropicales ». Toujours d’après le CIRAD, la forêt guyanaise relève d’une gestion exemplaire et unique en zone tropicale, ce qu’a confirmé le secrétaire d’Etat à la coopération Alain Joyandet qui répondait au sénateur de Guyane. Sur le plan économique et humain en revanche, son exploitation ne suffit même pas à couvrir les besoins locaux. La filière mobilise aujourd’hui 700 à 800 emplois et produit 65 000 m3 bois/an. Or, des études scientifiques ont établi, sur la base de scénarios réalistes, que la Guyane pourrait porter l’ambition d’ici à 2030 de créer 10 000 emplois supportés par une filière forêt-bois performante. Qu’en pense le ministre ? Alain Joyandet a rappelé que « La Guyane aura bientôt 100% de son domaine national forestier labellisé. Ceci, dès 2010 pour le label PEFC (Programme de Reconnaissance des Certifications Forestières). L’ONF prévoit que la labellisation PEFC pourra être accordée en avril ou en mai 2010. »

François-Xavier Guillerm (Agence de presse GHM)