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« Il y a pas les grands et les petits. Il y a que nous sommes tous des peuples et que nous méritons d’être considérés comme des peuples avec la dignité que cela représente. J’ai apporté une parole d’homme. Il y a l’homme, c’est très important, l’homme tout court. Je crois vraiment à l’homme, à l’humanité et à la fraternité. Et quand je parlais de négritude, c’était pour répondre précisément aux racistes qui nous considéraient comme des nègres, autrement dit des riens. Et bien non ! Nègre vous m’appelez et bien oui, nègre je suis. N’allez pas le répéter, mais le nègre vous emmerde. »
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« There aren’t great and little people. We are all people and we all deserve to be considered as people with a right to dignity. I spoke forth a man’s word. There is such a thing as man, and that’s very important, man as such. I really believe in man, in mankind and the brotherhood of man. And when I was talking about niggerhood, it was precisely to answer the racists who considered us as niggers, in other words as nothing. I have to say no! You call me nigger, well then yes, I am a nigger. And you don’t have to spread the word around, but this nigger shits on you. »
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“No hay unos grandes y los pequeños. Hay que somos todos los pueblos y que merecemos estar considerados como pueblos con la dignidad que esto representa. He aportado una palabra de Hombre. Hay el Hombre, es muy importante, el hombre simplemente. Verdaderamente creo en el hombre, en la humanidad y en la fraternidad. Y cuando hablaba de negritud, era para responder a los racistas que nos consideran como negros, es decir bagatelas. ¡Y no! Negro soy. No vaya a repetido, pero el negro le joroba.”
18H30 – CGT : 2,7 MILLIONS – La CGT estime le nombre des manifestants à 2,735 millions, une évaluation à mi-chemin entre celle de la CFDT (2,5 millions) et celle de Solidaires (plus de trois millions), et nettement supérieure à celle du ministère de l’Intérieur (1,1 million). FIN DE NOTRE DIRECT.
18H27 – Dernière banderole – La dernière banderole du second cortège parisien quitte la place de la République, départ de la manifestation, en s’engageant dans le boulevard Voltaire, direction place de la Nation.
18H25 – Fonctionnaires – Plus du quart (26,76%) des fonctionnaires de l’Etat, 15,4% des salariés des collectivités locales et 17,08% des hospitaliers étaient en grève mardi, selon le ministère de la Fonction publique, des chiffres supérieurs ou quasi-équivalents à ceux de la journée du 24 juin.
17H58 – Officiel: 1,1 MILLION – Quelque 1.120.000 personnes ont manifesté pour les retraites dans 220 rassemblements en France, selon le ministère de l’Intérieur. Il rappelle qu’il y en avait eu 797.000 le 24 juin dernier et 1.130.000 le 13 mai 2003. Les syndicats font état de 2,5 à 3 millions de manifestants.
17H55 – « Marée humaine » – Pour le PCF, « la marée humaine » des manifestations est « une véritable humiliation pour le pouvoir ». « Les Français viennent d’opposer un véritable veto citoyen à la réforme des retraites » du gouvernement, estime-t-il dans un communiqué.
17H50 – Députées européennes – Eva Joly, probable candidate d’Europe Ecologie à l’élection présidentielle, et Corinne Lepage, ancienne ministre de l’Environnement, manifestent à Strasbourg. « Je suis très inquiète pour les jeunes générations. C’est pourquoi je considère normal d’être ici même si j’ai des positions plus modérées que certains manifestants », explique la première. « Le régime des retraites français va devenir l’un des plus durs d’Europe. Dans la plupart des pays il ne faut cotiser que 35 ans », déclare la seconde.
17H45 – Bloqués – « Nous sommes là depuis 14h00 et n’avons même pas pu accéder a la place de la République », constate à Paris un militant Force Ouvrière, bloqué dans la rue du Temple encore noire de monde. Boulevard Magenta, d’autres manifestants sont dans le même cas.
17H32 – Roms – « La retraite en Roumanie dès l’âge de 5 ans pour les Roms ? A 70 ans pour les autres ? Non !!! », proclame la pancarte d’un manifestant parisien.
17H30 – 2,5 A 3 MILLIONS – Les manifestations ont rassemblé 2,5 millions de personnes dans toute la France, selon la CFDT, l’Union syndicale Solidaires, qui rassemble les syndicats SUD, avançant pour sa part le chiffre de 3 millions.
17H20 – « Mauvaise foi » – « A ce point de mauvaise foi et de mensonge c’est grave », s’insurge sur twitter Anne Hidalgo, première-adjointe du maire de Paris, en apprenant que la préfecture de police chiffre à 80.000 le nombre de manifestants à Paris. « Je ne crois qu’aux statistiques que j’ai moi-même falsifiées » ironise, en citant Winston Churchilll, le porte-parole du PS, Benoit Hamon, présent dans le cortège.
17H15 – Une suite – L’Union syndicale Solidaires, qui comprend notamment les syndicats SUD, appelle les autres organisations « à décider d’une suite à la hauteur des enjeux dans les jours qui viennent » face au « passage en force » du gouvernement. Elle estime que la journée d’action a été « un succès considérable ».
17H10 – Chiffre maintenu – La préfecture de police annonce comme définitif le chiffre de 80.000 manifestants à Paris, qu’elle avait d’abord présenté comme une estimation provisoire, alors que la CGT fait état de son côté de 270.000 personnes défilant dans la capitale.
17H07 – « Casse toi pov’con » – En tête de cortège à Lille, un syndicaliste CGT porte un masque de Sarkozy et une grande cape sur laquelle est inscrit : « Sarko corrompu, bon pour la retraite, casse toi pov’con ».
17H00 – La République attend – Une partie des manifestants parisiens attendent place de la République et ne peuvent toujours pas défiler tant la foule est dense. Ils vont suivre un deuxième cortège, constitué dans l’urgence, qui se rend directement à la Nation par le boulevard Voltaire, tandis que le premier défilé passe par la Bastille comme initialement prévu.
16H50 – Bettencourt – « Bettencourt nos enveloppes! » scandent des militants du syndicat de policiers de l’Unsa, qui participent au service d’ordre syndical en tête de la manifestation parisienne. « Ni 62 ni 67, on veut la retraite a 60 ans et à taux plein » chante un peu plus loin le carré de l’Union nationale lycéenne.
16H44 – Députés au travail – L’Assemblée nationale entame l’examen du projet de loi sur la réforme des retraites, défendu dans l’hémicycle par le ministre du Travail, Eric Woerth.
16H40 – 270.000 à Paris – La manifestation parisienne a réuni environ 270.000 personnes, selon la CGT, soit plus du double que le 24 juin, tandis qu’une première estimation de la préfecture de police a fait état de 80.000 participants.
16H35 – Midi-Pyrénées – Dans toutes les villes de Midi-Pyrénées où se déroulent des manifestations, la participation dépasse nettement celle du mois de juin, selon les premiers chiffres disponibles. A Toulouse, défilent des salariés d’Airbus, Thales, Capgemini, France Télécoms.
16H30 – Comptage – « Il n’y a aucune tricherie. Je ne subis aucune pression. Notre méthode est artisanale mais elle est objective. Je n’ai aucune opinion sur les chiffres des syndicats. Nous faisons notre travail, tout simplement », déclare à la presse le directeur des renseignements de la préfecture de police de Paris, René Bailly, au sujet du comptage des manifestants.
16H20 – Un pays dans la rue – « Quand un pays est dans la rue, on soutient ceux qui sont dans la rue, un gouvernement dans une démocratie ne peut pas faire autre chose qu’entendre ou alors c’est qu’on n’est plus dans une véritable démocratie », lance Martine Aubry, présente dans le cortège parisien. « Le gouvernement et le président de la République doivent comprendre que cette réforme est un concentré d’inefficacité et d’injustice, il faut tout reprendre », ajoute-t-elle.
16H12 – Slogans – Quelques slogans dans une manifestation à Marmande, dans le Lot-et-Garonne: « La retraite à 60 ans, parce que je le +Woerth+ bien », « Pourquoi virer autant de Roms alors qu’il faudrait virer un Hongrois » ou « Rigueur: des Woerth et des pas mûrs ».
16H08 – La solution au déficit des systèmes de retraite, « c’est d’abord et essentiellement un problème d’âge », martèle le ministre du Travail Eric Woerth à l’Assemblée nationale.
16H05 – Deux manifs en une – La manifestation parisienne se scinde en deux cortèges aux parcours différents, ce qui s’explique, indique la CGT, par la « trop forte affluence » .
16H00 – Arbre – Eric Woerth « va tomber de l’arbre tout seul » avec l’affaire Bettencourt, prédit Jean-Luc Mélenchon, président du Parti de gauche (PG), selon qui « le gouvernement est en minorité dans le pays ». Sa réforme des retraites est « illégitime, injuste et cruelle », ajoute-t-il.
15H55 – La ruée dans l’Ouest – Les chiffres relevés par la police dans l’Ouest de la France (21.000 personnes à Rennes, 15.500 à Quimper, 21.000 à Rouen, 14.000 à Angers, 13.000 à Tours…) montrent que les cortèges sont largement supérieurs à ceux du 24 juin, et sont plutôt comparables, voire supérieurs à ceux des grandes manifestations de l’hiver 2009.
15H50 – Réalité – Pour la secrétaire nationale des Verts, Cécile Duflot, le gouvernement « a le sens de la réalité » et devrait donc comprendre qu’ »on ne fait pas une réforme aussi essentielle sans l’avis des intéressés ». « Une autre réforme des retraites est possible et nécessaire », ajoute Mme Duflot, boulevard Beaumarchais à Paris, durant la manifestation parisienne.
15H45 – Vigilance rouge – A Nîmes, en raison des intempéries, la manifestation a été annulée par les syndicats afin d’éviter que les participants ne prennent la route, alors que le département est placé sous vigilance rouge en raison des orages.
15H37 – « Faute » – Le chef de file des députés PS, Jean-Marc Ayrault, accuse à l’Assemblée nationale le gouvernement « de ne pas avoir joué sincèrement le jeu de la négociation avec les syndicats et l’opposition » pour sa réforme des retraites, parlant de « faute ».
15H35 – Contre Woerth – Des manifestants à Metz brandissent des pancartes avec les slogans « Nous exigeons l’aWOERTHement de cette réforme injuste » et « Réforme des retraites, la mort aux trousses ».
15H33 – Suspension de séance – La séance des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale est brièvement suspendue, dans une atmosphère électrique, les députés PCF ayant déposé en bas de l’hémicycle, face aux bancs du gouvernement, des milliers de signatures de leur pétition contre la réforme des retraites.
15H27 – Européens – A Guéret, des manifestants espagnols défilent avec des habitants venus de tout le département. Partis de Saragosse le 14 août, ils vont rejoindre Bruxelles le 27 septembre afin de participer à une manifestation prévue pour défendre une Europe sociale garantissant le maintien des droits du travail et des acquis sociaux et une plus juste répartition des richesses.
15H25 – Déjà 80.000 à Paris – Près de 80.000 personnes manifestent à Paris contre le projet de réformes des retraites, selon une première estimation de la préfecture de police communiquée à l’AFP.
15H07 – EDF – La direction d’EDF relève 21,3% de grévistes à la mi-journée, contre 15,9% le 24 juin, un chiffre qui, selon la CGT, est « susceptible d’augmenter dans l’après-midi », La grève fait perdre 8.000 megawatt à EDF du fait des baisses de charge causées par les grévistes, indique le syndicat.
15H05 – Logique – Le gouvernement « doit changer de logique », affirme Jacques Voisin, président de la CFTC, qui défile avec ses homologues des autres centrales syndicales en tête de la manifestation parisienne.
15H01 – La sauce prend – « C’est pas le moment de lâcher, la sauce est en train de prendre », lance Olivier Besancenot, porte-parole du NPA, alors qu’il est avec ses troupes à Paris sur un boulevard Beaumarchais noir de monde. Le numéro un du PCF Pierre Laurent, venu le saluer, ajoute que « la confiance est en train de changer de camp ». Selon lui, « ce gouvernement arrogant ne va pas pouvoir tenir. Il faut pousser, pousser encore pour l’obliger à reculer ».
15H00 – Parler vite – » Il faut que le gouvernement parle vite, s’il n’est pas capable de parler ce soir ou demain matin, cela veut dire qu’on n’a pas d’autre solution que de continuer », prévient le leader de la CFDT Francçois Chérèque, en tête de la manifestation parisienne avec les autres dirigeants syndicaux.
14H48 – La vraie vie – Personnage central de l’affaire Bettencourt, le photographe mondain François-Marie Banier s’est offert une promenade au coeur de la manifestation à Paris. Surpris sur son vélomoteur en train de prendre des photos au début du défilé, il a déclaré à la chaîne d’information I-Télé: « Je trouve ça très beau, c’est la vie de la France, ce n’est pas ce que vous lisez dans les magazines ».
14H45 – Paris s’éveille – Le cortège de la manifestation parisienne démarre place de la République, derrière une banderole « retraites solidaires, emplois, salaires, un enjeu de société », en présence des huit leaders syndicaux.
14H41 – Intox – Jean-François Copé, patron des députés UMP, devant des journalistes: « Il n’y a pas au PS de réponse alternative sur la réforme des retraites. C’est juste de l’intox. Dire +on augmente les impôts de 45 milliards d’euros+, c’est une plaisanterie ! »
14H40 – Virage – La journée d’action sur les retraites « marque un virage dans le paysage social », déclare mardi la secrétaire générale de la FSU, Bernadette Groison, en battant le pavé à Paris. « Le gouvernement ne peut pas passer en force », ajoute-t-elle.
14H32 – La Réunion – L’intersyndicale recense 13.000 manifestants dans les deux villes de l’île de La Réunion, Saint-Denis (nord) et Saint-Pierre (sud), contre 4.500 manifestants le 24 juin. « Nous avons triplé la participation, c?est un résultat très satisfaisant », déclare le dirigeant syndical Ivan Hoareau.
14H30 – Nouvelle mobilisation – Une nouvelle mobilisation contre la réforme des retraites « le 18 ou 19 septembre, ou début octobre fait partie des hypothèses », déclare le numéro 2 de la CFDT, Marcel Grignard, présent dans la manifestation parisienne.
14H25 – Quelles concessions ? – « Il faut maintenant que le gouvernement dise quelles concessions il veut faire », lance le secrétaire général de l’Union nationale des syndicats autonomes (Unsa), Alain Olive, en défilant à Paris.
14H15 – Record – C’est la « la plus grosse mobilisation de ces dernières années », avec des « chiffres quasiment partout supérieurs au 24 juin », date de la précédente journée d’action, se félicite le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, avant le début de la manifestation dans la capitale.
14H10 – Plus de monde – « Il y a beaucoup plus de monde que le 24 juin », juge le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, a estimé mardi, peu avant le début de la manifestation à Paris, et a « espoir que le gouvernement prenne conscience que cette réforme ne peut pas passer ».
14H08 – Fief – A Sablé-sur-Sarthe, la ville du Premier ministre, un rassemblement mobilise 400 manifestants selon la mairie, 3.000, essentiellement des ouvriers, selon la CGT. Une pancarte porte l’inscription « Fillon, ton fief est dans la rue ».
14H03 – « Coup de tonnerre » – « C’est énorme, c’est une des plus grosses manifestations que nous ayons vues », commente à Marseille, Eric Chenais, secrétaire départemental de la CGT, qui annonce 200.000 manifestants. « Un tel chiffre, c’est un « coup de tonnerre » renchérit un responsable de la FSU. Aucun comptage n’est encore disponible côté police.
13H50 – Objectif en vue – « Si ça continue comme ça toute la journée, on remplira notre objectif » de dépasser les 2 millions de manifestants, estime, avant le début de la manifestation à Paris, le secrétaire général de FO Jean-Claude Mailly.
13H48 – France Télécom – 30,84% des 100.000 salariés français de France Télécom sont en grève, contre 29,29% le 24 juin, indique la direction, les syndicats parlant de chiffres « supérieurs » sans donner de précisions pour l’instant.
13H45 – Poste: chiffres contestés – Les syndicats CGT et Sud de La Poste contestent le chiffre de 22,07% de grévistes donné par la direction du groupe : selon eux le pourcentage est d’environ 35% à 40%.
13H40 – Sarkozy reste « ferme » – Nicolas Sarkozy a expliqué lors d’un petit-déjeuner de la majorité à l’Elysée qu’il fallait être « ferme » sur le coeur de la réforme des retraites, à savoir les 62 ans (âge légal) et les 67 ans (pension sans décote), et « attentif » sur la pénibilité, les polypensionnés et les carrières longues, rapporte à l’AFP un responsable de l’UMP.
13H35 – Tenir – Le Premier ministre français François Fillon exhorte les députés UMP à « tenir la ligne » sur le report à 62 ans de l’âge légal de départ à la retraite et à 67 ans pour une pension sans décote, points majeurs de la réforme, tout en promettant des « ouvertures en fin de semaine », notamment sur la pénibilité, selon des sources parlementaires.
13H30 – 450.000 le matin – Quelque 450.000 personnes, selon le ministère de l’Intérieur, ont manifesté dans la matinée dans 114 rassemblements sur l’ensemble du territoire, des chiffres équivalents à la mi-journée du 24 juin, quand 111 rassemblements avaient été organisés.
13H28 – Europe – « Il faut avoir le courage de dire que si l’Europe veut gagner la bataille de la compétitivité face à certains pays émergents, il faut travailler plus, il faut travailler plus longtemps », déclare le président de la Commission européenne José Manuel Barroso devant le Parlement européen à Strasbourg. « Ceux qui disent le contraire ne disent pas la vérité », insiste-t-il, s’attirant quelques huées de députés de gauche.
13H25 – RATP – La direction de la RATP a recensé 22% de grévistes sur l’ensemble du personnel de l’entreprise francilienne, un taux en hausse par rapport au 24 juin (18%).
13H19 – Pendant ce temps, à Londres – Le métro londonien est en grève pour 24 heures pour protester contre des suppressions d’emplois. Les passagers ont été contraints de patienter dans de longue files d’attente pour prendre des bus ou des bateaux sur la Tamise, tandis que d’autres choisissaient de prendre leur vélo ou de marcher pour effectuer leurs trajets quotidiens.
13H15 – Fonctionnaires – Près du quart (24,7%) des fonctionnaires de l’Etat, y compris les enseignants, 16,2% des salariés des collectivités locales et 17,7% des agents hospitaliers sont en grève, selon le ministère de la Fonction publique, des chiffres supérieurs à ceux de la journée du 24 juin.
13H00 – En musique – A Nice, immense défilé sur l’avenue Jean-Médecin, artère centrale de la ville, à grands renforts de chars musicaux, de fumigènes et de fanfare brésilienne. Parmi les manifestants, des syndiqués CGT de l’hôtel Carlton de Cannes avec la banderole « Hôtel Carlton – Palace en colère ». Plusieurs pancartes représentent un cimetière, avec le slogan: « Bientôt la retraite à 70 ans – Métro, boulot, caveau ».
12H45 – Clermont-Ferrand – Aucun tramway ne circule. La circulation des bus de la T2C (société des transports clermontois) est assurée à 30%.
12H40 – Lyon – Plusieurs milliers de personnes défilaient tranquillement dans les rues du centre-ville sous une pluie battante. Dans le cortège, majoritairement des salariés du public, enseignants et personnels des collectivités territoriales, mais aussi du privé comme ceux de Renault Trucks. Des médecins, des étudiants et des élus de gauche sont également présents.
12H36 – Aux armes – A Marseille, les manifestants du cortège, qui remonte le cours Lieutaud, chantent « aux armes, aux armes, nous sommes les salariés et nous allons gagner » à la façon des supporteurs de football, ou bien encore « la solidarité de tous les salariés, c’est ça la CGT, à bas les profiteurs, le patronat voleur, vive les salariés »
12H35 – Entre deux bornes – Bernard Accoyer, président UMP de l’Assemblée nationale, devant quelques journalistes: « Je pense que les deux bornes (62 ans pour le recul de l’âge légal de départ en retraite et 67 ans pour une pension sans décote) sont inséparables. La question des âges ne peut pas être modifiée » dans le projet de loi.
12H34 – Bordeaux – Plusieurs milliers de manifestants défilent sous la pluie. Parmi les slogans, « du travail pour les jeunes, la retraite pour les vieux ». Des étudiants et jeunes salariés portaient une niche faite de cartons et de cageots avec la mention « Eric (Woerth) à la niche ». Des entreprises du privé étaient représentées comme EADS, Thales, Ford ou Conforama. Pour Christophe Beurier, secrétaire adjoint de la CGT chez Dassault: « 62 ans, on n’en veut pas. Ils sont en train de jouer sur tous les tableaux. Si cette réforme est votée, ce sera la plus rigide d’Europe. On veut rester à 60 ans ».
12H28 – Faible trafic – Plus d’un quart (28%) des principaux réseaux de transports urbains en France fonctionnent à moins de 50% du trafic normal, indique l’Union des transports publics et ferroviaires (UTP).
12H20 – « Beurk » – Dans le cortège, à Tours, une pancarte s’en prend violemment à Eric Woerth : « ne dites plus Beurk, dites Woerth ». De très nombreux salariés du secteur privé sont présents dans le défilé, dont l’ampleur devrait égaler le niveau record atteint en 2003, lors du mouvement contre la loi Fillon, selon une source policière.
12H07 – Pôle Emploi – Entre 16,9% des agents de Pôle emploi, selon la direction, et près de 25%, selon le principal syndicat, le Snu-FSU, sont en grève, soit plus que le 24 juin (12,2% et 22% respectivement).
11H58 – Rock – Poings en l’air, les militants de la CGT des Bouches-du-Rhône chantent l’Internationale version rock. Le cortège marseillais arrive porte d’Aix où les dockers de Fos le rejoignent, tandis que sont allumés les premiers fumigènes.
11H55 – SNCF: plus de grévistes – La direction de la SNCF recense mardi 42,9% de grévistes et la CGT 51,8%, des chiffres en hausse par rapport à la précédente journée interprofessionnelle sur les retraites, le 24 juin.
11H50 – Amendements – 574 amendements au projet de loi sur les retraites seront débattus dans l’hémicycle, « sans compter ceux que le gouvernement présentera directement en séance », annonce Bernard Accoyer, président UMP de l’Assemblée nationale. Le vote solennel sur le texte « est fixé -en principe- au mercredi 15 à 15H00″, précise-t-il.
11H45 – Le sort de Woerth – « La question, ce n’est pas le sort d’Eric Woerth mais le sort des retraités », lâche François Hollande à son arrivée à une réunion des députés socialistes.
11H30 – Ouvrage – Le président de la centrale syndicale des cadres CFE-CGC, Bernard Van Craeynest, affirme à l’AFP que « la réforme ne résout pas la question du financement » des retraites, estimant qu’ »on s’en rendra compte dès 2013 quand il faudra remettre l’ouvrage sur la table ».
11H25 – La Poste et Coca-Cola – A Marseille, défilent des salariés de la Poste, du Printemps, de l’Etablissement français du sang, de Ricoh, du Conseil régional PACA et de Coca-Cola.
11H17 – Cactus – Des manifestants au Mans chantent sur l’air du « Cactus » de Jacques Dutronc « la France entière est dans la rue, elle est vénère, elle n’en peut plus ». « Le monde du partage devra remplacer le partage du monde », affirme une banderole. Le cortège qui commence à se former est manifestement plus fourni, à horaire comparable, que lors de la dernière manifestation du 24 juin.
11H12 – Enseignants – Les enseignants font grève à 29,3%, dont 33,6% en primaire et 25,8% dans le secondaire, selon le ministère de l’Education, les syndicats de la FSU chiffrant pour leur part les grévistes à 60% dans le primaire et 55% dans le secondaire, soit davantage que le 24 juin, et même plus du double en collèges et lycées.
11H08 – Carcassonne – Quelque 5.000 manifestants, selon les syndicats, défilent dans les rues du centre-ville. En juin, ils avaient été 4.000 selon les syndicats et 3.000 selon la police.
11H05 – Marseille – Le cortège s’ébranle de la rue de la République sous un ciel maussade. La banderole de tête proclame: « pour l’abandon du projet gouvernemental, pour une véritable réforme des retraites, pour une juste répartition des richesses »
11H00 – Total – Les six raffineries Total en France sont en débit minimum en raison de la grève, indique la direction du groupe pétrolier à l’AFP.
10H55 – Poste – Quelque 22,07% de postiers sont en grève à La Poste en milieu de matinée, contre 19,86% le 24 juin dernier, précédente journée d’action intersyndicale, a annoncé la direction dans un communiqué.
10H25 – Aéroport vide – A l’aéroport de Marseille, un quart des vols au total a été annulé. Les autres vols sont très peu remplis, selon un porte-parole de l’aéroport qui affirme: « L’aéroport est vide, c’est impressionnant, tout le monde s’est organisé pour éviter de voyager ». Dans la région Paca, le trafic ferroviaire est très perturbé, selon la SNCF. Dans la ville de Marseille, le trafic des bus est très limité, la ligne 2 du métro est fermée jusqu’à midi mais le trafic de la ligne 1 est assuré à 90%.
10H15 – Retard – A Toulouse, le service du métro a démarré avec une heure de retard et des interruptions « longues » sont prévues dans l’après-midi, indique la régie publique de transports. Les services des bus sont pour leur part assurés à 60%.
10H05 – Aménagements – Six Français sur dix (61%) pensent qu’avec les manifestations, le gouvernement est susceptible d’aménager la réforme des retraites sur certains aspects, 31% que le gouvernement ne cédera pas et maintiendra la réforme en l’état et 8% qu’il peut céder et retirer sa réforme,selon un sondage Ifop publié dans France Soir .
09H55 – Foire de Strasbourg – A Strasbourg, aucun tram ne circule sur la moitié des lignes, notamment celles qui desservent la foire européenne actuellement en cours, et un sur deux roule sur les autres lignes. Le trafic est variable selon les lignes de bus.
09H45 – Annulés – A l’aéroport de Bordeaux-Mérignac, 17 vols ont été annulés au départ et 15 à l’arrivée tandis que d’importants retards sont à prévoir toute la journée. En raison de la grève, l’édition papier du quotidien régional Sud-Ouest ne paraîtra pas mercredi. Seule l’édition en ligne sera disponible.
09H35 – Autres initiatives – Jean Claude Mailly, secrétaire général du syndicat Force Ouvrière (FO), se dit prêt, sur LCI, à « d’autres initiatives (…) dans l’unité d’action » syndicale si le nombre de manifestants dépasse deux millions.
09H30 – Un bout de TVA – Le projet gouvernemental « ne garantit pas » le niveau des pensions car « il manque des financements importants », explique Danielle Karniewicz, la spécialiste retraites du syndicat CFE-CGC, sur RMC/BFM . Elle demande « un bouclier retraites » et suggère le versement d’ »un petit bout » des recettes de TVA au régime.
09H26 – Mai 1968 ou 1936 – « Il faudrait aller vers un véritable rapport de force, je pense qu’il faudrait un nouveau mai 68, un nouveau mai-juin 1936″, juge Nathalie Arthaud, porte parole de Lutte ouvrière, sur France 2.
09H23 – Portrait – « Dans les manifestations aujourd’hui vous allez voir un portrait pratiquement partout (…) celui de Liliane Bettencourt qui a touché un chèque de 30 millions » au titre du bouclier fiscal, prédit Jean-Marc Ayrault, chef de file des députés PS, sur Europe 1.
09H20 – Lyon peu perturbé – A Lyon, le trafic est assuré à 74% sur le réseau des transports en commun, selon la direction. A l’aéroport de Lyon-Saint-Exupéry, à 07h00, 37 vols ont été annulés sur la journée soit 8 % du trafic.
09H15 – Crise majeure – « Le chiffre qu’on s’est un peu fixé c’est deux millions » de personnes dans la rue, précise Olivier Besancenot, porte-parole du NPA (Nouveau Parti anticapitaliste) sur Canal +. Pour lui, « avec l’affaire Woerth à tout moment, la crise sociale peut se transformer en crise politique majeure ».
09H10 – Des suites – « Si nous ne sommes pas entendus, il y aura des suites à la mobilisation et aucune forme n’est rejetée », prévient sur Europe 1 le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault.
09H05 – Bondée – Un train toutes les 20 minutes sur la ligne A du RER au départ de Saint-Germain-en-Laye. Forcément, la rame est vite bondée. Entre La Défense et Charles de Gaulle-Etoile, deux femmes debout se disputent quelques centimètres carrés. Le ton monte. « Vous n?allez pas continuer à emmerder le monde » dit l?une. Les voisins interviennent pour apaiser les tensions. Le calme revient rapidement
08H46 – La réforme – Considérée par Nicolas Sarkozy comme une « priorité absolue », elle prévoit de repousser l’âge minimal de la retraite de 60 à 62 ans d’ici 2018. C’est pour le gouvernement le meilleur moyen d’assurer le financement des pensions à long terme.
08H39 – Qui dit mieux – Cette journée se présente « comme une réussite » selon le secrétaire général de la CFDT François Chérèque, sur RTL. Son homologue de la CGT Bernard Thibault a suivi en prévoyant « une journée exceptionnelle », sur Europe1.
08H30 – Trains – Pour les trains, la SNCF annonçait ce matin deux TGV et Transiliens sur cinq, un TER sur deux, un train Corail de jour sur quatre, ainsi que huit trains Thalis sur dix. Pour le métro parisien en revanche, trafic meilleur que prévu puisqu’il était quasi normal sur les lignes 1,3 et 6, et normal sur les lignes 11 et 14, alors qu’un train sur 2 circulait sur la ligne A du RER et que le trafic était quasi nul sur la ligne B, selon la RATP.
EN DIRECT: Journée de mobilisation massive aujourd’hui contre la réforme des retraites, les syndicats espèrent mobiliser plus de deux millions de personnes dans la rue. Le mouvement a commencé dès lundi dans l’Education nationale. Il devrait être particulièrement suivi ce mardi dans les transports, ainsi que la justice, les administrations, l’industrie ou les banques.
Quelque 1 120 000 personnes ont manifesté lundi en France pour la défense des retraites dans 220 rassemblements, selon le ministère de l’Intérieur. A Paris, la manifestation s’est scindée face à l’affluence.
Alors que les députés entament cet après-midi l’examen du projet de loi sur les retraites, l’appel à la grève est bien suivi dans la fonction publique (24,77 % à la mi-journée), en particulier dans l’éducation nationale, avec 29,4 % d’enseignants grévistes selon le ministère, 55 à 60 % selon les syndicats.
Alors que les opposants au projet de loi seront dans la rue, les députés doivent débuter cet après-midi l’examen du texte à l’Assemblée nationale. Ils auront peut-être à l’esprit l’avertissement du secrétaire général de la CGT Bernard Thibault, ce mardi matin au micro d’Europe 1 : “Si nous ne sommes pas entendus, il y aura des suites à la mobilisation et aucune forme n’est rejetée.” Les 8 syndicats de la fonction publique (CGT, CFDT, FO, Unsa, Solidaires, CGC, CFTC et FSU) appellent les 5,3 millions de fonctionnaires à faire grève.
Dans l’éducation nationale, la mobilisation est forte, notamment chez les enseignants du premier degré (33,65 % de grévistes selon le ministère) et des collèges et lycées (29,16 %). Les personnels, de la maternelle à l’université, sont appelés à défiler par les principaux syndicats au lendemain d’un premier appel peu suivi, lundi 6 septembre, lancé par le Snes-FSU dans les collèges et les lycées. Entre 5,6 % des enseignants du secondaire, selon le ministère de l’Éducation nationale, et 30 %, selon le syndicat, ont débrayé. Le Snes entendait dénoncer les suppressions de postes et la réforme de la formation des professeurs.
Actions locales
Du côté des hôpitaux, l’Association des médecins urgentistes de France (Amuf) a déposé un préavis appelant à un service minimum pendant 24 heures, alors que la Coordination nationale infirmière a prévu des actions locales. Les quelque 200 000 infirmiers de l’hôpital public demandent une revalorisation salariale via un passage en catégorie A, mais sans la contrepartie voulue par le gouvernement d’un départ en retraite plus tardif (60 ans, contre 55 ans aujourd’hui). À l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris, FO, Sud-Santé, la CFTC, la CGT et la CFDT appellent à la mobilisation.
Le Syndicat de la magistrature et la CGT des chancelleries et services judiciaires ont aussi déposé un préavis, protestant contre la “déliquescence des conditions de travail” et “les atteintes portées à l’indépendance de l’autorité judiciaire”. À Pôle emploi, 6 syndicats (CGT, CFDT, SNU-FSU, SUD, CFTC et FO) ont appelé à débrayer.
Par ailleurs, 71% des personnes interrogées attendent des concessions de la part du gouvernement sur le dossier des retraites.
Une majorité de Français (60%) estiment que le ministre du Travail Eric Woerth ne devrait plus rester en charge de la réforme des retraites, sujet sur lequel 71% attendent des concessions du gouvernement, selon un sondage publié dimanche par Harris Interactive pour RTL.
« 60% des Français pensent qu’Eric Woerth ne devrait pas demeurer le ministre en charge de cette réforme », à la suite de ses ennuis dans l’affaire Bettencourt, selon le sondage.
Ce chiffre est encore plus important pour les sympathisants de gauche (88 %), mais « non négligeable auprès des sympathisants de droite (30 %) », indique l’institut dans un communiqué.
Par ailleurs, « 71% des Français estiment que le gouvernement devrait faire des concessions », opinion « partagée par tous profils même si les sympathisants de droite ne sont que 45% à la partager, contre 95% des sympathisants de gauche », a ajouté le communiqué.
62% des Français soutiennent la mobilisation
Sur les deux points-clés de la réforme des retraites, le sondage montre que seulement 29% de français « jugent positivement » le report de 65 à 67 ans de l’âge de la retraite à taux plein, soit une érosion de quatre points par rapport aux 33% de juin, même si 49% jugent toujours positivement le report de 60 à 62 ans de l’âge légal de départ, contre 50% en juin.
Il indique par ailleurs que « 62% des Français soutiennent la mobilisation », dont 37% « tout à fait », lancée mardi par les syndicats avec une journée de grève et de manifestations. Parmi eux, près de la moitié pense « se mobiliser personnellement le 7 septembre, soit 28% des Français ».
Ce soutien est « sensiblement supérieur » à celui du sondage Harris Interactive/RTL de juin 2010, après l’annonce du projet de réforme, car « 57% estimaient alors qu’une mobilisation serait justifiée ».
- Ce sondage a été réalisé en ligne par l’institut Harris Interactive du 2 au 3 Septembre sur un échantillon de 1061 personnes, représentatif de la population française âgée de 15 ans et plus, selon la méthode des quotas.
- Selon un autre sondage réalisé par l’Ifop pour Dimanche Ouest-France et publié samedi, une large majorité large de Français (70%) approuve la journée de mobilisation syndicale.
Du 8 au 18 septembre, 9 personnes mèneront un jeûne citoyen devant l’Assemblée nationale, pendant les travaux de la Commission des lois sur le projet de loi immigration. Ils entendent ainsi exprimer leur indignation et leur protestation contre les graves dispositions inscrites dans le projet de loi. Ils occuperont la place Édouard Hérriot chaque jour de 12h à 21h et seront hébergés à proximité.
Un rassemblement est prévu pour le lancement du jeûne
mercredi 8 septembre à 13h30
place Edouard Hériot, Paris 7ème
Parce que ce projet de loi heurte profondément les consciences, chacun est aujourd’hui appelé à se mobiliser :
- Pour les franciliens, en participant à des jeûnes de 2 à 5 jours aux côtés des premiers jeûneurs. Ou encore en renforçant la mobilisation par votre présence lors du rassemblement du 8 septembre et au cours de veillées thématiques tous les soirs de 19h à 21h.
- En région, en organisant et en participant à une déclinaison locale de cette initiative : par la mise en place d’un jeûne de 2 jours et/ou de veillées devant les permanences locales des députés membres de la commission des lois ou dans tout autre lieu symbolique.
- En soutenant financièrement cette initiative. Utilisez le formulaire de la Cimade qui soutient d’ores et déjà cette action ou envoyez un chèque à La Cimade, 64 rue Clisson, 75013 Paris (à l’ordre de « La Cimade / jeûne »). Vous recevrez un reçu fiscal.
Les Jeûneurs
Alain BOSC, François GAUDARD, Jean-Pierre GARITSU, Jean-Baptiste LIBOUBAN, Jean-Paul NUNEZ, Alain J. RICHARD, Pierre ROSENZWEIG, Françoise ROSSETTI-HERBELIN, Jean-Claude VIGOUR.
Des travailleurs sans papiers font la queue devant une préfecture d’Ile-de-France pour demander leur régularisation, le 23 avril.
Plus de 1 600 demandes de régularisation par le travail ont été déposées mais les salariés concernés, « sauf une dizaine », n’ont pas reçu leurs papiers, déplore, lundi 6 septembre, le « collectif des onze », qui appelle le gouvernement à « appliquer les engagements » pris avant l’été. « Miser sur la fatigue et l’usure du mouvement serait un très mauvais calcul », « nous prendrons dans les prochains jours les initiatives nécessaires pour que les engagements pris soient respectés », ajoutent les signataires – CGT, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires, Ligue des Droits de l’homme, Cimade, Femmes égalité, RESF, Autremonde, Droits Devant ! – dans un communiqué, en marge d’un rassemblement aux abords du ministère du travail.
« Si nous pouvons comprendre la nécessité d’une période de ‘rodage’, dans un Etat de droit, une fois un compromis trouvé entre les parties, il s’impose et doit être respecté et appliqué partout et par tous », juge-t-il. Or, selon syndicats et associations, certaines préfecture, notamment à Paris, ont ajouté de nouvelles exigences pour accepter les dossiers. De plus, « les grandes entreprises de l’intérim ne donnent toujours pas de missions alors qu’elles s’y sont engagées ».Un accord avait été trouvé le 18 juin avec le ministère de l’immigration et la direction générale du travail pour faciliter la régularisation notamment des intérimaires et employés à domicile. L’accord, arraché après huit mois de grèves et occupations d’entreprises, devait aussi éviter les différences de traitement entre préfectures. A ce jour, selon le collectif, »plus de 1 600 dossiers ont été déposés mais les autorisations provisoires de séjour et de travail qui devaient suivre immédiatement ce dépôt ne sont pas délivrées, sauf à considérer qu’une dizaine de titres est un début ».
Enfin, contrairement à une lettre émanant du ministère de l’immigration et permettant de rester sur le territoire sans être inquiété jusqu’au 30 septembre, « les arrestations de grévistes se sont poursuivies et se poursuivent, même si aucune mesure d’éloignement fort heureusement n’a pu être à ce jour concrétisée ». « Pour le gouvernement, il est donc temps, grand temps, d’appliquer et de faire appliquer les engagements pris le 18 juin et le 24 juin 2010″, concluent les signataires.
La restauration de la cathédrale Saint-Jean, au cœur du Vieux-Lyon, fait grincer des dents quelques extrémistes: en cause, une nouvelle gargouille à l’effigie d’Ahmed, chef du chantier depuis 30 ans, accompagnée de l’inscription « Dieu est grand », en français et en arabe.
Cette gargouille, sculptée dans la tradition médiévale des bâtisseurs de cathédrales, est perchée à une douzaine de mètres sur un côté de l’édifice classé au patrimoine mondial de l’Unesco. Elle ne dénote pas dans le décor, si ce n’est qu’elle est dépourvue de la patine du temps, et les touristes nombreux ne la remarquent pas d’emblée, d’autant qu’elle surplombe un échafaudage.
« Ah bon? C’est un musulman? », s’étonne une passante, « Je ne suis pas choquée, juste étonnée ». « De toutes les façons », renchérit son compagnon, « s’ils ont fait ça, c’est qu’ils en avaient le droit ».
« Il n’y a eu aucune interdiction, ni aucune autorisation de l’Eglise », explique Pierre Durieux, chargé de communication à l’archevêché de Lyon. « Dans l’histoire, les gargouilles ont toujours été des figures profanes laissant parfois la place à la satire ou l’ironie. En outre, elles ne sont pas dans l’église, mais à l’extérieur ».
La gargouille à l’effigie d’Ahmed Benzizine s’accompagne de l’inscription gravée « Dieu est grand », en français mais aussi en arabe (« Allah akhbar »). Ce qui a aussitôt suscité l’ire des Jeunesses identitaires lyonnaises. Elles dénoncent sur leur site internet le fait qu’ »à Lyon, les musulmans se paient le luxe de s?approprier nos églises, en toute tranquillité et avec la complicité des autorités catholiques ».
Les jeunes identitaires « ne sont pas plus chrétiens que les autres », estime Pierre Durieux, qui ne trouve rien à redire à ce « symbole d’oecuménisme ».
« Je suis Français, musulman pratiquant, et je travaille depuis toujours sur des monuments historiques », explique Ahmed, 59 ans, à l’AFP, qui assure avoir un grand respect pour les lieux sacrés ». « Je peux travailler sur des mosquées, des synagogues ».
Il rappelle que « c’est une tradition du Moyen-Age de représenter par des gargouilles certains des artisans qui ont travaillé sur le chantier des cathédrales, c’est ce qu’a fait le tailleur de pierres Emmanuel Fourchet, même si la plupart des gargouilles représentent des animaux fantastiques », souligne-t-il.
Pour Kamel Kabtane, recteur de la grande Mosquée de Lyon, « c’est un clin d’oeil, un de plus, à l’amitié islamo-chrétienne à Lyon ». « Lyon est la première grande ville de province a avoir entrepris, dans les années 80 la construction d’une mosquée digne de ce nom », rappelle le recteur pour qui « il se passe ici des choses qu’on ne voit nulle part ailleurs ». Déjà « en 1875, lors de la consécration de Notre-Dame de Fourvière, l’émir Abd-el-Kader était présent ».
Nicolas Sarkozy est victime depuis ce week-end d’un « Google bombing », un référencement sauvage sur internet faisant apparaître sa page officielle sur Facebook en tête des résultats quand les internautes tapent le mot-clé « trou du cul » sur le numéro un des moteurs de recherche.
Relevant plus de la mauvaise blague que du piratage, ce phénomène nécessite l’action conjuguée de sites internet et d’internautes : plus ils sont nombreux à associer le mot-clé et l’adresse choisis, et plus le système d’exploitation de Google fait remonter cette référence dans la hiérarchie de ses résultats.
« Parfois, en faisant appel à [cette] pratique appelée +Google bombing+, des farceurs peuvent générer des résultats étranges », a tenu à souligner Google lundi dans un communiqué.
« Dans ce cas précis, un certain nombre de webmestres ont utilisé l’expression en question pour pointer vers la page Facebook de Nicolas Sarkozy, la faisant ainsi remonter parmi les résultats de recherches liés à cette requête », a précisé le groupe.
« Nous ne soutenons pas cette pratique, ni aucune autre visant à altérer l’intégrité de nos résultats de recherche, mais en aucun cas cette pratique n’affecte la qualité générale de notre moteur de recherche dont l’impartialité reste, comme toujours, au centre de notre action », a souligné Google.
Le moteur de recherche indique que ses résultats « sont générés par un algorithme qui classe, entre autres, les pages web en tenant compte de la relative popularité des sites qui pointent vers ces pages ».
En juillet 2009, Nicolas Sarkozy avait déjà été victime du phénomène, son ancien site de campagne présidentielle arrivant en tête des recherches Google avec le mot-clé « trou du cul du web ».
De même, il y a quelques années, quand on tapait son nom sur le moteur de recherche, le premier résultat qui apparaissait était la comédie « Iznogoud » de Patrick Braoudé.
Malgré les critiques persistantes sur sa politique de sécurité, Nicolas Sarkozy a confirmé lundi sa volonté d’appliquer la déchéance de nationalité aux Français naturalisés meurtriers de policiers et gendarmes notamment, mais a renoncé à l’étendre aux faits de polygamie.
Après plusieurs jours de débats publics au sein même de son gouvernement, le chef de l’Etat a tranché, lors d’une réunion à l’Elysée, en faveur de la ligne défendue par le ministre de l’Immigration Eric Besson, moins dure que celle du ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux.
Comme il l’avait lui-même annoncé dans son discours de Grenoble du 30 juillet, la possibilité de déchoir de leur nationalité les Français naturalisés depuis moins de dix ans sera donc strictement limitée « à ceux qui portent atteinte à la vie d’une personne dépositaire d’une autorité publique, en particulier les policiers et les gendarmes ».
Exit donc la proposition de M. Hortefeux, qui souhaitait pouvoir priver de leur nationalité les coupables de « polygamie de fait » et de fraude aux prestations sociales, en citant pour exemple le cas du Nantais d’origine algérienne Lyès Hebbaj, voire d’excision.
Seule concession au dispositif défendu par M. Hortefeux, Nicolas Sarkozy a toutefois annoncé lundi un renforcement des « sanctions pour fraude aux prestations sociales » prévues par la loi.
Beau joueur, M. Besson a démenti tout « bras de fer » avec son collègue, ajoutant que tous les deux avaient constaté que la jurisprudence du Conseil constitutionnel ne permettait « vraisemblablement pas » d’envisager la déchéance de nationalité pour les cas de polygamie de fait.
Dans la soirée, Brice Hortefeux a assuré qu’il « n’y a pas l’épaisseur d’une feuille de papier à cigarette entre Eric Besson, Michèle Alliot-Marie, le Premier ministre, moi, autour du président de la République ».
La présidence a elle aussi rappelé que l’extension de cette mesure, limitée dans les faits depuis 1998 aux seuls coupables d’actes de terrorisme, avait été élaborée « dans le respect scrupuleux des principes républicains, de la jurisprudence du Conseil constitutionnel et du droit européen ».
Ces précautions ont été aussitôt balayées par la vice-présidente du Front national Marine Le Pen, qui n’a voulu voir dans cet arbitrage que la « victoire intellectuelle de Lyès Hebbadj ». Au contraire, le socialiste Faouzi Lamdaoui l’a qualifié d’ »atteinte sans précédent aux institutions démocratiques ».
Depuis fin juillet, le discours sécuritaire musclé de Nicolas Sarkozy a alimenté la polémique, suscitant de violentes réactions d’indignation, à gauche comme dans les rangs de la majorité.
Après d’autres ténors de droite, le président UMP du Sénat Gérard Larcher a lui aussi exprimé lundi sa réserve sur l’extension de la déchéance. « Cela me paraît poser de vrais problèmes », a-t-il confié au Monde, « la vraie question, c’est : +est-ce utile à la sécurité des Français?+ ».
Malgré ces critiques persistantes, jugées lundi « pitoyables » par un de ses proches, Nicolas Sarkozy a décidé de maintenir son cap et de compléter les textes qui sont ou vont être soumis à l’examen du Parlement.
A commencer par une réforme de la loi sur l’immigration, attendue fin septembre, afin de « faciliter la reconduite à la frontière des étrangers en situation irrégulière », y compris les ressortissants de l’Union européenne.
Allusion directe aux expulsions de Roms qui ont suscité le trouble cet été, ce texte s’appliquerait aux citoyens européens « en cas de menace pour l’ordre public, en l’absence durable de moyens de subsistance ou d’abus du droit à la libre circulation », a indiqué l’Elysée.
Prudent sur la suspension de la procédure automatique d’acquisition de la nationalité pour les mineurs condamnés à la prison, le président l’a renvoyée à l’avis d’une « mission d’expertise ».
Les DNA de ce vendredi 3 septembre annoncent que va être affiché sur le siège du conseil régional d’Alsace une banderole de soutien aux deux journalistes de France 3 détenus en otage en Afghanistan et à Gilad Shalit, soldat israélien détenu à Gaza.
Il est choquant d’associer deux journalistes pris en otage en Afghanistan avec un caporal de l’armée israélienne fait prisonnier le 25 juin 2006 alors qu’il était aux commandes d’un char se préparant à massacrer de nombreux civils palestiniens lors de l’opération appelée « pluie d’été ». Et on a vu depuis, notamment durant un mois lors de l’opération « Plomb durci » de l’hiver 2008-2009, de quels crimes de guerre étaient capables ces soldats de Tsahal.
Choquant aussi qu’un jeune franco-palestinien, Salah Hamouri, soit détenu depuis 2005 dans les géôles israéliennes sans motif sérieux et sans que les pouvoirs publics français interviennent réellement pour obtenir sa libération, contrairement à ce qui a été fait pour d’autres prisonniers.
Le président du conseil régional ne peut pas mélanger le cas de Gilad Shalit avec celui des deux journalistes. Le gouvernement et le président de la république doivent mettent tout en oeuvre pour obtenir la libération des journalistes de France 3 mais aussi celle des 11000 prisonniers politiques, dont Salah Hamouri, des élus palestiniens et même des enfants, qui sont injustement détenus en Israël. »
Collectif Palestine 68, Collectif Judéo-Arabe et Citoyen pour la Paix de Strasbourg, Union Juive Française pour la Paix du Bas-Rhin, Coordination de l’appel de Strasbourg (regroupant près de 20 associations et partis politiques)
Cinq militants de la cause palestinienne, membres du Collectif « Boycott 68 », sont appelés à comparaître devant le tribunal correctionnel de Mulhouse le 13 septembre prochain. Il leur est reproché d’avoir appelé au boycott des produits israéliens dans un magasin Carrefour le 29 septembre 2009.
Cette comparution relève du procès politique. Il est en fait destiné à étouffer la liberté d’expression de tous ceux qui s’opposent à la politique criminelle et d’apartheid menée par l’Etat d’Israël. Ces défenseurs des droits de l’homme sont appelés à comparaitre sous le prétexte fallacieux de « provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence » alors que leur action s’inscrit dans le cadre d’une lutte non-violente et citoyenne.
Plus largement, la justice française tente par ce procès d’intimider les citoyens et militants solidaires de la cause palestinienne et de casser ainsi la dynamique du boycott à l’égard d’Israël qui prend de plus en plus d’ampleur.
C’est donc toute la campagne BDS (Boycott-Désinvestissement-Sanctions) qui est aujourd’hui visée par ce procès ainsi que par celui de MMe Sakina Arnaud, dont l’appel aura lieu prochainement à Bordeaux. Nous condamnons cette situation qui voit la justice française se faire instrumentaliser par des plaignants dont l’unique objectif est de dédouaner Israël de ses crimes et de servir ainsi les intérêts d’un Etat étranger. Nous tenons à exprimer notre vive inquiétude face à ces actions qui visent à pénaliser l’action légitime du boycott qui demeure, face au silence complice des gouvernements occidentaux, la seule arme efficace pour contrer l’impunité des autorités israélienne et leur violation répétée du droit international.
Le Collectif des Musulmans de France (CMF) tient à exprimer sa solidarité avec les cinq militants de Mulhouse ainsi qu’avec Sakina Arnaud. Il appelle tous les citoyens épris de justice et toutes les organisations progressistes à rejoindre la campagne BDS pour faire triompher le droit et imposer une paix juste au Proche-Orient. »
Trois parlementaires européens organisent ce mercredi une conférence de presse au parlement européen, en présence des 5 prévenus du collectif Boycott 68 cités à comparaître devant le tribunal correctionnel de Mulhouse, lundi prochain 13 septembre à partir de 8 H 30. Ci-dessous également, le communiqué du Collectif des musulmans de France à propos de ce procès et de celui de Sakina Arnaud, le 24 septembre prochain à Bordeaux.
- Mr Proinsias DE ROSSA, parlementaire européen, irlandais, Groupe socialiste, Président de la Délégation pour les relations avec le Conseil législatif palestinien.
- Nicole Kiil Nielsen, Groupe Europe écologie
- Patrick Le Hyaric, Groupe GUE/NGL, directeur de l’Humanité, tous deux parlementaires et membres de la Délégation
Vous invitent à une conférence de presse au parlement européen mercredi 8 septembre à 10h30 dans la salle des conférences de presse
Pour cette session de rentrée les parlementaires de la Délégation pour les relations avec le Conseil législatif palestinien ont réussi à faire inscrire à l’ordre du jour les deux points suivants :
1) Lois de répression des ONG en Israël
2) Catastrophe écologique dans la vallée du Jourdain
Les responsables politiques sont dépassés par le soutien populaire envers Thilo Sarrazin, auteur d’un récent pamphlet xénophobe. Beaucoup redoutent la création d’un parti populiste, absent du paysage politique.
Condamné par toute la classe politique pour ses propos xénophobes et antisémites, Thilo Sarrazin est devenu en quelques jours un «héros populaire». Son pamphlet, L’Allemagne court à sa perte, publié la semaine dernière est un grand succès de librairie. La première livraison de ce livre dénonçant le manque de volonté d’intégration des quelque 4 millions de musulmans en Allemagne s’est vendue dès le premier jour. L’ouvrage ne sera pas disponible avant mercredi, regrette son éditeur.
Numéro 1 des ventes sur le site Amazon, il bénéficie de commentaires élogieux qui reflètent l’ambiance dans le pays: «Bravo, continuez comme cela. Sarrazin Président!»; «Monsieur Sarrazin écrit ce que pense la grande majorité des Allemands»; «La prochaine génération lui sera reconnaissante». Selon les sondages, plus de 40% des Allemands sont contre la décision de la Banque centrale allemande de renvoyer le trublion pour ses propos (Thilo Sarrazin est membre du directoire de la Bundesbank).
Plus surprenant, la procédure d’exclusion du Parti social-démocrate, auquel il appartient, a déclenché une vague de protestation inattendue à gauche. Sigmar Gabriel, le président du Parti social-démocrate (SPD) a reconnu avoir reçu plusieurs milliers de lettres et de mails contre la décision de l’exclure du parti. «Cela va nous porter préjudice», a-t-il concédé. Le patron de la gauche craint que «l’affaire Sarrazin» ne ruine tous ses efforts alors que le SPD regagnait enfin des points dans les sondages.