Enfin, la boutique « le Nègre vous emmerde » est en ligne

avril 27th, 2010 Posted in Billets d'Humeur, Evènements | 1 Comment »


Enfin, voilà le premier T-shirt sur la Négritude, unisexe de très bonne qualité à manches courtes et col V, disponible dans les tailles S/M/L/XL à commander sur:   http://www.laboutiqueduclub.fr/inversalis

« Il y a pas les grands et les petits. Il y a que nous sommes tous des peuples et que nous méritons d’être considérés comme des peuples avec la dignité que cela représente. J’ai apporté une parole d’homme. Il y a l’homme, c’est très important, l’homme tout court. Je crois vraiment à l’homme, à l’humanité et à la fraternité. Et quand je parlais de négritude, c’était pour répondre précisément aux racistes qui nous considéraient comme des nègres, autrement dit des riens. Et bien non ! Nègre vous m’appelez et bien oui, nègre je suis. N’allez pas le répéter, mais le nègre vous emmerde. »

The first T-shirt on the Negritude is arrived! Unisex and very good short-sleeved quality with collar V, available in the sizes M / L / XL to order on:  http://www.laboutiqueduclub.fr/inversalis

« There aren’t great and little people. We are all people and we all deserve to be considered as people with a right to dignity. I spoke forth a man’s word. There is such a thing as man, and that’s very important, man as such. I really believe in man, in mankind and the brotherhood of man. And when I was talking about niggerhood, it was precisely to answer the racists who considered us as niggers, in other words as nothing. I have to say no! You call me nigger, well then yes, I am a nigger. And you don’t have to spread the word around, but this nigger shits on you. »

He aquí el primer Niqui sobre la Negritud, unisex de calidad muy buena a mangas cortas y cuello V, disponible en las tallas M / L / XL puede encargar sobre el sitio: http://www.laboutiqueduclub.fr/inversalis

“No hay unos grandes y los pequeños. Hay que somos todos los pueblos y que merecemos estar considerados como pueblos con la dignidad que esto representa. He aportado una palabra de Hombre. Hay el Hombre, es muy importante, el hombre simplemente. Verdaderamente creo en el hombre, en la humanidad y en la fraternidad. Y cuando hablaba de negritud, era para responder a los racistas que nos consideran como negros, es decir bagatelas. ¡Y no! Negro soy. No vaya a repetido, pero el negro le joroba.”

La crise de l’Outre-Mer Français vue par……

juillet 29th, 2009 Posted in Evènements | 2 Comments »
Guadeloupe, Martinique, Réunion

Guadeloupe, Martinique, Réunion

Roms: France et Roumanie, fin du débat

septembre 9th, 2010 Posted in Evènements | No Comments »

La France et la Roumanie se sont mises d’accord pour « mettre fin aux polémiques stériles » sur la question des Roms, ont annoncé aujourd’hui à Bucarest les ministres de l’Immigration français Eric Besson et des Affaires étrangères roumain Teodor Baconschi.

Le ministre avait déclaré ce matin qu’il n’est pas question que la France suspende les reconduites à la frontière.

AFP

Roms: deux ministres français à Bucarest

septembre 9th, 2010 Posted in Evènements | No Comments »

La France, qui veut poursuivre les expulsions de Roms malgré les critiques dans l’Hexagone et à l’étranger, dépêche demain ses ministres Eric Besson et Pierre Lellouche en Roumanie pour tenter d’expliquer aux dirigeants de ce pays une politique qui les agacent.

Le ministre de l’Immigration et le Secrétaire d’Etat aux Affaires européennes devraient être reçus par le Premier ministre roumain, Emil Boc, le ministre de l’Intérieur, Vasile Blaga, et le ministre des Affaires étrangères Teodor Baconschi.

Le programme n’était toutefois pas finalisé ce midi et la visite initialement prévue sur deux jours a été écourtée.

En croisade contre l’immigration irrégulière et contre la délinquance, le président et le gouvernement français ont durci les mesures contre les Roms, démantelant des dizaines de camps et, moyennant une aide financière, renvoyant des centaines d’entre eux vers leurs pays d’origine, essentiellement la Roumanie.

Tout se déroule dans le cadre des lois de la République et des règles européennes, s’est justifié ces dernières semaines le gouvernement, invoquant une très forte hausse de la délinquance perpétrée par des Roumains.

La France plaide également pour une meilleure intégration économique et sociale des Roms dans leurs pays, avec le soutien de l’Union européenne (UE) dont ils sont citoyens.

Mais Paris semble avoir du mal à convaincre et Bucarest a exprimé son agacement. « Ce n’est pas une solution », a tranché le ministre roumain des Affaires étrangères, Teodor Baconschi, à propos du renvoi des Roms.

La Roumanie conteste également la menace sécuritaire invoquée par la France. « L’argument d’une atteinte à la sécurité publique n’est pas valide », a jugé Bogdan Aurescu, numéro deux de la diplomatie, lors d’une rencontre avec les commissaires européennes chargées de la Justice et des Affaires intérieures, Viviane Reding et Cecilia Malmström.

Cet Etat membre de l’UE depuis 2007 doute aussi du caractère « volontaire » du retour des Roms: il a demandé à la Commission européenne de vérifier les affirmations françaises à ce sujet « compte tenu des circonstances entourant les évacuations successives des campements, jusqu’à ce que les personnes en question soient obligées d’accepter l’offre de retourner dans leur pays en échange d’une somme d’argent ».

AFP

Jenny Alpha, un si joli brin de voix, un parfum d’antan

septembre 8th, 2010 Posted in Evènements | No Comments »

La Sérénade du muguet, tel est le titre de l’album de Jenny Alpha, une dame de cœur qui se rappelle à notre mémoire avec ses mélodies qu’elle fredonne sur le ton de la confidence. Souvenirs, souvenirs… Ça fleure bon le parfum d’antan.

C’est une dame prévenante, qui vous invite à boire un ti punch. Comme une nécessaire mise en bouche avant d’entrer dans son univers, le vif du sujet. A 98 printemps, Jenny Alpha assure dans son rocking-chair la promotion de son nouvel album, La sérénade du muguet. Le premier depuis plus d’un demi-siècle !

Comme une renaissance à l’heure de tirer le rideau pour cette grande dame du théâtre, tout a commencé en 2000. « Jean-Pierre Meunier, un garçon charmant, m’a emmenée écouter David Fackeure au festival Jazz au fil de l’Oise. J’ai été subjuguée par son style sur la biguine. Quel sens du rythme. J’étais sûre que c’était un béké ! » Eh non, ce pianiste est un Cht’i, biberonné au swing caraïbe. « Je lui ai chanté une chanson de mes débuts : La sérénade du muguet, une mélodie que j’ai écrite en référence à la grande liane blanche antillaise qui entourait le balcon de la maison de mon enfance. Ça sentait si bon. David a été conquis. »

Du coup, le jeune homme lui propose de l’enregistrer pour placer ce thème sur le second volume de ses Jazz On Biguine. « Mais on était tellement content du résultat qu’on a décidé de réaliser un disque complet… », se souvient David Fackeure. Pour ce faire, il enregistre la voix de Jenny en témoin, dans son petit appartement parisien, à deux pas de la fameuse rue Blomet où se tenait le plus fameux des bals nègres. « Mes parents m’avaient interdit d’y aller. Trop canaille ! » C’est là qu’elle entasse désormais un siècle de souvenirs, entre photo de Robert Desnos, l’un de ses multiples amis, et une bibliothèque de beaux livres, pour cette dame de cœur qui avait des lettres. Après avoir posé les bases instrumentales, entouré de son trio et de quelques invités dont Thomas Dutronc à la guitare et Xavier Richardeau au saxophone, le pianiste reviendra chez elle pour graver son chant pour l’éternité.

Avant le théâtre

C’est peut-être ça le plus épatant : sa voix n’a guère pris de ride avec le temps ! Pour en juger, la chose est aisée puisqu’outre les huit chansons enregistrées pour l’occasion, David Fackeure fait figurer en bonus deux versions originelles, tirées d’un 78-tours Pathé de janvier 1953 où Jenny Alpha est accompagnée de l’orchestre typique de Sylvio Siobud. « A l’époque, je chantais au cabaret La Canne à Sucre car le théâtre ne voulait pas de moi. On me riait au nez quand je disais vouloir jouer Andromaque ou Célimène. Ceux-là même qui nous avaient appris le français pendant des siècles ! »

On aurait voulu la cantonner aux rôles de bonniche, de potiche. Pour être née dans une famille de la bourgeoisie locale, elle avait d’autres arguments : Jenny Alpha aura eu la chance de traverser l’Atlantique dès 1929, où elle poursuivra ses études à la Sorbonne. Là même, où en 1956, elle sera du rendez-vous historique qu’est le premier congrès des écrivains noirs, aux côtés de Senghor, Richard Wright, Langsthon Hugues, Damas et bien sûr Césaire, « un ami de la famille ». « Ces gens-là ont fait mon éducation, qui était avant tout occidentale. Je ne comprenais rien au langage d’Aimé plus jeune, jusqu’au jour où j’ai pénétré son univers. Une révélation. » Elle jouera alors La tragédie du roi Christophe, une des pièces majeures de l’un des pères fondateurs de la Négritude.

Une amie du monde des arts

Car entre-temps, le théâtre est venu la chercher. Elle va dès lors délaisser la musique, ne se produisant qu’épisodiquement pour des concerts en toute amitié, pour brûler les planches, où elle n’a cessé de s’illustrer jusque l’année dernière, jouant aussi bien du Genêt que Sophocle, Brecht et Amadou Hampaté Ba, Shakespeare et James Baldwin… « Le théâtre a toujours été ma passion », concède-t-elle en vous regardant avec de grands yeux bleus, un brin malicieux.

Celle qui fut l’amie du monde des arts, de Cocteau, Barrault et compagnie, aura aussi été au cœur de la scène créole d’alors : le Cubain Don Baretto, « un modèle de gentillesse » avec qui elle joua dans un club de Pigalle, le sublime batteur martiniquais Sam Castendet, le Guyanais Henri Salvador quand celui-ci jouait encore en duo avec son frère André. « Il m’appelait Tifilla ! » C’est aussi cela que rappelle Jenny Alpha avec cet album qu’on n’attendait plus. Dessus, elle chante juste, elle reprend des airs traditionnels, elle récite un conte, elle donne la réplique à Tony Chasseur, sur un émouvant C’est pas possible, composé par Al Lirvat. A cette exception près, tout le répertoire a été choisi par ses soins, ceux d’une « sophiscated lady », pour paraphraser l’un des classiques du jazz vocal.

Au moment de quitter ce joli brin de femme, elle propose toujours aussi attentionnée un autre verre. « Non, merci… mais justement, c’est pour quand votre prochaine tournée ? » « Attendez mes cent ans ! » Promis, on sera là.

Jacques Denis
RFI
Le 14 Janvier 2009

Jenny Alpha, la doyenne des comédiennes françaises est décédée

septembre 8th, 2010 Posted in Evènements | 3 Comments »

Elle arrive à Paris en 1929 pour faire ses études et devenir institutrice. Elle laisse ses études de côté pour se consacrer à sa passion le théâtre.

La période coloniale l’empêche de percer au théâtre, elle se tournera vers le music-hall où elle commencera une carrière de chanteuse lui donnant l’occasion de rencontrer Duke Ellington et Joséphine Baker.

Durant la guerre elle s’engage dans la résistance. Après guerre son combat sera la reconnaissance de la culture créole dans la mouvance de la négritude. Elle fait la rencontre du poète Noël Villard qui deviendra son mari.

En 1956 se tient à Paris le premier congrès des écrivains noirs, elle y rencontrera Aimé Césaire, Léopold Sédar Senghor, Richard Wright, Langsthon Hugues…

Elle commence par la suite une carrière d’actrice et délaisse la chanson. En 2008, la société de production Beau Comme Une Image lui consacre un documentaire de 52 minutes, réalisé par Laurent Champonnois et Federico Nicotra. Le film sera diffusé en France sur France Ô, et en Martinique sur Réseau France Outre-mer où, programmé deux fois en prime-time, il rencontre un succès phénoménal.

- Elle est faite officier de l’ordre des Arts et des Lettres le 9 février 2005
- Elle a été promue chevalier de la légion d’honneur le 1er janvier 2009


Jenny Alpha, Une flamme Créole

L’UMP indemnise la mairie de Paris pour Chirac

septembre 8th, 2010 Posted in Evènements | No Comments »



Le bureau politique de l’UMP a approuvé le protocole d’accord visant à indemniser la ville de Paris dans le cadre de la procédure judiciaire des emplois fictifs pour laquelle l’ancien maire de la capitale, Jacques Chirac, doit être jugé.

Remboursement de soins: procès éclair pour le médecin en conflit avec la Sécu

septembre 8th, 2010 Posted in Evènements | No Comments »

Une salle comble, une forêt de caméras et des policiers en faction: le tribunal des affaires de Sécurité sociale (TASS) de Créteil, habitué aux débats techniques, n’a pris que 15 minutes pour examiner le conflit entre le docteur Poupardin et la Sécu sur les remboursements de soins.

Accueilli par un imposant comité de soutien, Didier Poupardin, un médecin généraliste de 64 ans, est poursuivi par la caisse primaire d’assurance-maladie (CPAM) du Val-de-Marne pour avoir systématiquement fait bénéficier ses patients en longue maladie de remboursements à 100%, en violation des règlements.

Selon le docteur Poupardin, qui exerce depuis 34 ans à Vitry-sur-Seine, cette affaire dépasse son cas personnel et révèle les entraves à l’accès aux soins pour les plus démunis et « la privatisation rampante » de l’assurance-maladie.

Mais ceux qui espéraient un débat passionné sur la Sécu ont été déçus.

L’audience n’a duré qu’une quinzaine de minutes et s’est résumée à la succession des plaidoiries, sans la moindre intervention du président ou de témoins. Le jugement sera rendu le 6 octobre.

L’avocate de la CPAM, Me Rachel Lefebvre, a décortiqué le coeur du conflit: les ordonnances « bizone » réservées aux patients en affection longue durée (ALD), comme le cancer ou le sida.

En principe, un médecin est censé inscrire en haut de ces ordonnances les médicaments directement liés à cette maladie et qui seront pris en charge à 100% par la Sécurité sociale.

Dans la partie inférieure de l’ordonnance doivent figurer les traitements sans rapport avec cette maladie et remboursés au taux habituel.

Pour avoir sciemment ignoré cette distinction dans une quarantaine de cas, le docteur Poupardin a commis une « faute » en procurant à ses patients « un avantage injustifié » au nom d’un « discours politico-syndical », lance l’avocate.

Citant l’exemple d’un anti-cholestérol prescrit à un asthmatique qui a été remboursé à 100%, Me Lefebvre fait état d’ »un réel préjudice » pour la Sécu qu’elle chiffre à « 2.612,43 euros » auxquels s’ajoutent 2.000 euros de frais de justice.

Debout dans la salle, le docteur Poupardin, longue barbe blanche et petites lunettes, encaisse sans ciller.

« C’est une histoire qui va bien au-delà de ce tribunal (…) C’est le directeur de la CPAM qui veut la peau du docteur Poupardin », lance son avocate, Me Carole Yturbide.

Sa plaidoirie se concentre sur les « failles » du dossier: les remboursements litigieux avaient pour la plupart été agréés en amont par l’assurance-maladie, estime l’avocate. « Quand on regarde de près, tout ça ne tient pas », poursuit-elle.

Elle rappelle également que la CPAM n’a pas attendu la décision du tribunal pour infliger une pénalité de 4.000 euros contre le docteur Poupardin, signe, selon elle, d’une « cabale » contre son client.

Serré sans sa main droite, le médecin de quartier tient le texte qu’il comptait lire à l’audience. Mais le tribunal est déjà passé à une autre affaire.

Dans la salle des pas perdus, cernée de caméras, il appelle alors à poursuivre « le combat » pour l’accès aux soins. « Je me suis battu toute ma vie pour ça (…). A quelques années de la retraite, je ne vais pas changer », prévient-il.

Ses partisans qui n’ont pu assister à l’audience en écoutent sagement le compte-rendu.

George Dayintis, 82 ans, trouve « tout ça scandaleux ». Atteint d’un problème cardiaque grave, il fait partie des patients du docteur Poupardin classés en ALD mais il a, lui, « les moyens » de payer ses médicaments. « Ce qui m’inquiète, ce sont ceux qui ne peuvent pas », ajoute-t-il.

AFP


Santé 5 : Soutien au Docteur Poupardin


Intervention Didier Poupardin

Loppsi 2 : le Sénat rejette la « surenchère » sécuritaire

septembre 8th, 2010 Posted in Evènements | No Comments »

Le Sénat a entamé mercredi l’examen des article du projet de loi sur la sécurité Loppsi 2 dans un climat frondeur, les mesures sécuritaires annoncées cet été par Nicolas Sarkozy et introduites sous forme d’amendents ayant été rejetées en commission.

Ce rejet qui traduit les réticences de la majorité sénatoriale à entériner une surenchère sécuritaire doit encore être confirmé en séance publique.

Des poids lourds de la majorité ont fait part de leur mécontentement. Le président UMP du Sénat, Gérard Larcher a demandé de « faire attention » et de « garder raison » sur ces questions tandis que l’ex-Premier ministre Jean-Pierre Raffarin s’est offusqué d’une « dérive droitière » de l’UMP. Les sénateurs de l’Union centriste (UC) sont allés dans le même sens.

« Nous adhérons totalement au texte d’origine de la Loppsi mais nous sommes opposés à une surenchère dans les sanctions qui se réduit à un effet d’annonce et qui est d’aucune efficacité sur le terrain » a expliqué François Zocchetto, principal orateur de l’UC sur ce texte.

Sans compter l’irritation des sénateurs que va susciter l’annulation par la commission des lois de l’Assemblée nationale, mercredi des profondes modifications apportées en juillet par le Sénat à la réforme des collectivités.

Le chef de l’Etat avait toutefois affirmé mardi lors d’un petit déjeuner de la majorité qu’il « ne reculera pas » sur la sécurité et qu’il voulait la mise en oeuvre des mesures qu’il avait annoncées à Grenoble le 30 juillet.

Trois des principales mesures – aggravation des peines pour les crimes contre les policiers, extension des peines planchers et possibilité de comparution immédiate pour les mineurs – ont été rejetées mercredi matin par la commission des lois dont les deux dernières à l’unanimité.

Les amendements étendant le port du bracelet électronique ont en revanche été approuvés par la commission.

L’opposition a longuement décrié le texte lors la discussion générale mardi puis par le biais de trois motions de procédure, repoussées par la majorité. Elle a insisté sur la baisse des effectifs, le bilan sécuritaire et le désengagement de l’Etat.

« Plus de lois ne font pas moins de délinquants, l’insécurité ne diminue pas en dépit de toutes les mesures adoptées ces dernières années » a fustigé Alain Anziani (PS). Jean-Pierre Chevènement (RDSE, à majorité PRG) a dénoncé une « privatisation en catimini de la sécurité publique » avec « 170.000 agents privés pour 220.000 policiers et gendarmes ». Alima Boumediene-Thiery (Verts) s’est émue d’un « acharnement sécuritaire » et de « la généralisation de la vidéosurveillance ». Eliane Assasi (CRC-SPG, communistes et parti de gauche) s’est élevée contre « l’empilement des textes répressifs tout en sachant que cette politique ne sert à rien ».

Catherine Troendle, pour l’UMP, a assuré que le texte n’avait « rien de liberticide » et que « loin d’être une loi d’affichage, il donne aux forces de l’ordre les moyens nécessaires à leur action ».

Brice Hortefeux (Intérieur) a accusé la gauche « de ne pas avoir de doctrine en matière de sécurité », assurant que le texte visait à agir « plus vite que les délinquants, dans le respect des libertés » et que les Français « plébiscitent la vidéoprotection ».

Le projet de loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (Loppsi 2) fixe les grandes orientations des forces de l’ordre pour cinq ans (2009-2013).

Il comprend un large éventail de mesures allant du terrorisme à la délinquance routière, en passant par la lutte contre la cybercriminalité. Il prévoit un recours accru à la vidéosurveillance et un couvre-feu pour les mineurs de moins de 13 ans non accompagnés.

AFP


Un avocat toute la durée de la garde à vue

3 points à connaître avant de passer un entretien d’embauche

septembre 8th, 2010 Posted in A lire ou à relire…, Evènements | No Comments »

Vous êtes convoqué à un entretien de recrutement, vous devrez répondre à des questions et notamment passer des tests qui permettront de choisir le meilleur candidat. Nous vous indiquons quels sont vos droits et vos devoirs lors d’un entretien de recrutement.

1er point : les informations dont vous devez disposer

Vous informer. L’employeur doit obligatoirement vous informer de tous dispositifs lui permettant de collecter des informations personnelles à votre égard. Aucune information concernant votre vie personnelle ne peut être collectée par un dispositif qui n’a pas été porté à votre connaissance préalablement (1).

2ème point : les questions qui peuvent vous être posées

Informations demandées. L’employeur ne peut vous poser que des questions ayant un lien direct et nécessaire avec l’emploi qu’il vous propose. En effet, la finalité de ces questions est de juger vos capacités à occuper l’emploi proposé (2).

Il ne peut donc vous demander des informations sur votre vie privée si elles n’ont pas pour but d’apprécier vos capacités. Il ne peut exiger que vous lui fournissiez vos anciens bulletins de paie, mais il peut vous demander vos certificats de travail.

Les juges ont considéré que l’employeur pouvait se renseigner sur la possession du permis de conduire en cas de recrutement d’un livreur (3).

Interdiction des discriminations. L’employeur ne peut sélectionner ou refuser un candidat en se basant sur des critères discriminatoires (sexe, âge, race, religion…). Il ne peut prendre en compte la grossesse d’une femme, la situation familiale, ou le sexe du candidat pour le sélectionner ou refuser sa candidature.

Si vous êtes victime d’une discrimination, vous pouvez obtenir des dommages et intérêts en saisissant le Conseil de prud’hommes (4).

3ème point : les réponses que vous pouvez donner

Réponse honnête. Vous êtes tenu de répondre de bonne foi aux questions qui ont un lien direct et nécessaire avec l’emploi proposé. En revanche, vous disposez d’un droit au mensonge ou à l’omission si la question n’est pas en lien direct et nécessaire avec l’emploi demandé.

Les juges ont admis que n’était pas fautif un candidat qui n’a pas mentionné lors de son embauche une condamnation pénale antérieure (5), sa qualité de prêtre (6) ou ses antécédents médicaux (7).

Les juges ont estimé que le candidat n’est pas tenu de révéler au recruteur son état de santé ou son handicap. En effet, ces informations ne peuvent être confiées qu’au médecin du travail qui fait passer la visite médicale d’embauche (8).

Renseignements inexacts. Le fait de mettre des informations imprécises ou susceptibles d’être mal interprétées sur votre curriculum vitae, ou de fournir de telles informations lors de l’entretien, ne constitue pas une faute susceptible d’annuler le contrat de travail (10).

A l’inverse, fournir de fausses informations, si elles ont un rôle déterminant pour l’employeur, peut entraîner la nullité du contrat de travail (11).

Les juges ont considéré que les indications mensongères peuvent justifier un licenciement si le salarié n’a pas les compétences nécessaires pour occuper le poste pour lequel il a été recruté (12).

Obtention des résultats. Vous avez le droit de demander les résultats des tests que vous avez passés lors de votre entretien. Ces résultats restent, néanmoins, confidentiels pour les tiers (9).

(1) Article L. 1221-9 du Code du travail.
(2) Article L. 1221-6 du Code du travail.
(3) Arrêts de la Chambre sociale de la Cour de cassation du 25 mars 1990, n° de pourvoi 86-44.148 et du 31 mai 1996.
(4) Arrêt de la Chambre sociale de la Cour de cassation du 20 décembre 2006, n° de pourvoi 06-40.662. Le Conseil de prud’hommes est compétent pour toute demande fondée dur une discrimination y compris dans une procédure de licenciement.
(5) Arrêt de la Chambre sociale de la Cour de cassation du 25 mars 1990, n° de pourvoi 90-44.148
(6) Arrêt de la Chambre sociale de la Cour de cassation du 17 octobre 1973, n° de pourvoi 72-40.360
(7) Arrêt de la Chambre sociale de la Cour de cassation du 9 janvier 1991, n° de pourvoi 88-41.091
(8) Arrêt de la Chambre sociale de la Cour de cassation du 7 novembre 2006, n° de pourvoi 05-41.380
(9) Article L. 1221-8 du Code du travail.
(10) Arrêt de la Chambre sociale de la Cour de cassation du 16 février 1996, n° de pourvoi 96-45.565
(11) Article 1116 du Code civil. Voir en ce sens la décision de la Cour de cassation en date du 5 décembre 2006 dans laquelle les juges ont reconnu fautif un comptable qui a dissimulé une période d’activité au cours de laquelle il a commis des détournements de valeur ayant donné lieu à des condamnations pénales.
(12) Arrêt de la Chambre sociale de la Cour de cassation du 30 mars 1999, n° de pourvoi 96-42.912

Réforme des retraites : la pénibilité du travail en question

septembre 8th, 2010 Posted in Evènements | No Comments »

Le volet pénibilité constitue le point sensible du projet de loi sur la réforme des retraites présenté à l’Assemblée Nationale le mardi 7 septembre 2010.

La prise en considération de la pénibilité de la carrière

Les salariés dont l’état de santé est dégradé à la suite d’expositions à des facteurs de pénibilité liés à des contraintes physiques marquées, à un environnement agressif, ou à certains rythmes de travail pourraient bénéficier d’une retraite à taux plein à partir de 60 ans.

Le ministère du travail considère que tout départ anticipé suppose une usure physique ayant provoqué une incapacité d’au moins 20%, qui puisse être vérifiable par le corps médical, et qui résulte d’un accident ou d’une maladie professionnelle, ce qui devrait concerner environ 10 000 personnes par an.

Cette position est vivement critiquée en ce qu’elle ne prend pas en considération l’impact des conditions de travail sur l’espérance de vie à la retraite :

- les conséquences de l’exposition des travailleurs à des agents cancérigènes sont ignorées, alors que les études scientifiques démontrent que les cancers surviennent après 65 ans, et que les temps de latence sont souvent supérieurs à 20 ans.

- les spécificités du travail de nuit ne sont pas non plus prises en compte, alors qu’il concerne près de 4 millions de personnes et qu’une récente étude du Comité Economique, Social et Environnemental (CESE), démontre qu’il entraîne un accroissement des risques cardio-vasculaires, de la probabilité de cancers, ainsi que des troubles du sommeil et de la digestion.

Enfin, certains médecins soulignent qu’il y a une incohérence à ne pas permettre aux salariés qui ont un taux d’incapacité compris entre 10 et 20% de partir de manière anticipée, alors que ces travailleurs bénéficient de la loi sur l’emploi des travailleurs handicapés.

Le gouvernement, qui ne se dit pas hostile à certaines modifications, défend sa position comme la seule possible, car il n’y aurait aucun moyen pour apprécier de façon rigoureuse à partir de quel seuil d’exposition la probabilité d’être malade devient une quasi-certitude.

Nouvelle journée de grève le 23 septembre

septembre 8th, 2010 Posted in Evènements | No Comments »


L’intersyndicale (CGT-CFDT-CFTC-CFE/CGC-FSU-Unsa), sans FO et Solidaires, a appelé mercredi à « faire du jeudi 23 septembre une grande journée de grèves et de manifestations pour protester contre la réforme des retraites.

Retraites: Sarkozy lâche du lest, les syndicats vont à nouveau mobiliser

septembre 8th, 2010 Posted in Evènements | No Comments »

Nicolas Sarkozy a lâché du lest mercredi dans sa réforme des retraites, après les manifestations monstres de mardi, mais ces aménagements ont laissé sur leur faim les syndicats, qui devaient annoncer en fin de journée une nouvelle mobilisation à brève échéance.

Dans une intervention en Conseil des ministres qui n’était pas programmée jusqu’à mardi soir, le chef de l’Etat a assuré qu’il était « attentif » aux « préoccupations » de la rue mais qu’il n’était « pas question » de revenir sur l’âge de départ en retraite à 62 ans, ni sur l’âge pour une pension sans décote à 67 ans.

Après les défilés mardi de 1,12 million (police) à plus de 2,7 millions de personnes (CGT), un nouveau palier dans ce mouvement de contestation qui va crescendo, M. Sarkozy a annoncé plusieurs concessions, chiffrées à un milliard d’euros.

Concernant la prise en compte de la pénibilité, Nicolas Sarkozy propose d’abaisser de 20% à 10% le taux d’incapacité à partir duquel un salarié pourrait partir plus tôt.

Il a aussi promis d’ »améliorer le dispositif carrières longues » pour qu’un plus grand nombre de salariés ayant commencé à travailler très jeunes en bénéficient.

Le président a en outre annoncé le maintien pendant encore cinq ans du dispositif permettant aux parents fonctionnaires, ayant eu trois enfants et 15 ans de service, de faire valoir leurs droits à la retraite avant l’âge légal.

M. Sarkozy, au passage, a « félicité » pour « leur engagement » dans la réforme François Fillon et le ministre du Travail Eric Woerth, très affaibli par l’affaire Bettencourt.

Les modifications proposées par l’exécutif au projet de loi que les députés ont commencé à examiner ont été aussitôt décriées par les syndicats. Cela ressemble « à du bricolage » et « ne règle pas les problèmes de fond de la réforme », pour la CFDT. Ce sont « des mesurettes » pour FO et des « ajustements nettement insuffisants » pour l’Unsa.

Tous les syndicats réclament le maintien de l’âge légal à 60 ans et à 65 ans pour une pension sans décote.

Alors que la discussion générale sur les retraites a repris mercredi après-midi à l’Assemblée nationale dans un climat toujours tendu, l’opposition a aussi critiqué les annonces de l’Elysée, le PS estimant qu’elles « vont plutôt stimuler » la mobilisation, et le PCF qu’elles sont « totalement insuffisantes« .

Deux organisations patronales ont aussi exprimé leurs réserves, la CGPME s’inquiétant des propositions sur la pénibilité et les carrières longues faisant peser un « risque non négligeable sur le bénéfice financier attendu de cette réforme », et l’UPA (artisanat) mettant en garde contre une « reconnaissance sans limite de la pénibilité », synonyme à ses yeux de hausses d’impôts pour les entreprises.

La réponse des huit syndicats à Nicolas Sarkozy devait arriver mercredi en fin d’après-midi, alors qu’une réunion commune a débuté à 15H00 au siège de la CGT à Montreuil.

La centrale de Bernard Thibault propose « un programme d’initiatives pour les prochaines semaines contribuant à ancrer et à élargir la mobilisation dès les prochains jours ».

Pour la CGT, il s’agit donc de ne pas brûler les étapes mais de tabler sur un enracinement du mouvement d’ici l’adoption définitive du projet de loi retraites, prévu d’ici la Toussaint.

Selon le numéro deux de la CFDT, Marcel Grignard, une nouvelle journée d’action « le 18 ou 19 septembre », qui tombent un samedi et un dimanche, « ou début octobre fait partie des hypothèses ».

AFP


Réforme des retraites : Sarkozy lâche du lest


« Fin de non-recevoir » de Sarkozy aux manifestants

Tapie va empocher 210 millions d’euros de l’Etat

septembre 8th, 2010 Posted in Evènements | 1 Comment »

Bernard Tapie va empocher 210 millions d’euros du Trésor public dans le cadre du règlement de l’affaire Adidas, écrit Le Canard Enchaîné dans son édition de mercredi, une version contestée par l’homme d’affaires auprès de l’AFP.

Un tribunal arbitral avait condamné en 2008 le Consortium de réalisation (CDR), la structure publique chargée de liquider le passif du Crédit Lyonnais, à verser une indemnité de 285 millions d’euros (environ 400 millions avec les intérêts) aux liquidateurs du Groupe Bernard Tapie, dans le cadre de l’affaire de la vente du groupe sportif Adidas.

Une fois pris en compte les intérêts, la fiscalité et les créances du CDR, l’ancien homme d’affaires aurait dû toucher entre 20 et 50 millions d’euros, indiquait en juillet 2008 le ministère de l’Economie.

Selon Le Canard Enchaîné, qui ne cite pas ses sources, c’est en fait 210 millions d’euros que le Trésor public va reverser à l’homme d’affaires: 45 millions d’euros pour les époux Tapie au titre du préjudice moral et 165 millions d’euros de dommages et intérêts pour sa société personnelle.

Interrogé par l’AFP, l’entourage de la ministre de l’Economie Christine Lagarde n’a pas souhaité commenter ces chiffres.

De son côté, Bernard Tapie, également joint par l’AFP, n’a pas contesté ce montant mais estimé que ce calcul « mélangeait les résultats de l’arbitrage et (ses) actifs personnels ». Sur les sommes citées, « environ 95 millions d’euros ne sont pas liés à l’arbitrage », a-t-il affirmé, mais correspondent, selon lui, au produit de la vente d’actifs lui appartenant et saisis par la justice au cours des procédures.

Dans le détail, 75 millions d’euros correspondent à des actions vendues, 20 millions d’euros à d’autres actifs: « mon bateau, des tableaux, deux-trois maisons, un appartement, une maison à Marrakech », a-t-il précisé. « Il reste au tribunal à trancher sur des créances en suspens qui représenteront de 10 à 15 millions d’euros et sur le solde, il y aura de l’impôt », a-t-il poursuivi. Au final, M. Tapie affirme que dans le cadre de la procédure d’abritrage, il lui restera effectivement « entre 50 et 55 millions d’euros ».

Le président de la commission des Finances de l’Assemblée nationale, le socialiste Jérôme Cahuzac, qui a analysé les documents concernant cette affaire, a déclaré à l’AFP être parvenu à « une estimation de ce que les époux Tapie peuvent conserver, nettement plus élevée que ce que Christine Lagarde avait bien voulu nous indiquer » en 2008.

Il a toutefois refusé de révéler son estimation, dans l’attente d’une réaction des ministères de l’Economie et du Budget, auxquels il a fait part de ses conclusions.

« Nous confronterons nos chiffrages quand nous aurons le pré-rapport de Jérôme Cahuzac », s’est-on borné à répondre dans l’entourage de Christine Lagarde.

AFP


Un chèque de 210 millions d’euros pour Tapie

France: le déficit de l’Etat réduit en juillet grâce à la reprise

septembre 8th, 2010 Posted in Evènements | No Comments »

Le déficit du budget de l’Etat français s’élevait à 93,1 milliards d’euros fin juillet, contre 108,8 milliards un an plus tôt, sous l’effet de la reprise économique et de l’arrêt de certaines mesures de relance, a indiqué mercredi le ministère du Budget.

Au 31 juillet 2010, les dépenses (budget général et prélèvements sur recettes) atteignent 236,1 milliards d’euros, contre 215,2 milliards un an plus tôt.

Cette progression est « globalement conforme à la prévision de la loi de finances », commente le ministère du Budget.

D’un côté, les dépenses liées aux mesures de relance prises face à la crise en 2009 ont encore une fois nettement reculé, inférieures de 6,2 milliards d’euros par rapport à fin juillet 2009.

Mais cette baisse a été plus que compensée par la progression des dépenses notamment liées à la réforme de la taxe professionnelle, l’Etat devant payer une compensation-relais au profit des collectivités territoriales (18,5 milliards d’euros à fin juillet).

Quant aux recettes du budget général (nettes des remboursements et dégrèvements), elles ont nettement progressé, à 159,7 milliards d’euros contre 133,8 milliards à fin juillet 2009.

Là encore, ce résultat est « globalement en ligne » avec les prévisions de Bercy, selon le communiqué.

La hausse des recettes est « imputable, d’une part, au contrecoup positif en 2010 des mesures de relance prises en 2009, pour la plupart non reconduites cette année et, d’autre part, à la reprise de l’activité économique », écrit le ministère du Budget.

AFP

Le directeur de l’école d’architecture soutient ses étudiants auprès des Roms

septembre 8th, 2010 Posted in Evènements | No Comments »

Jean-Marc Zuretti comprend l’action de ses étudiants en précisant que l’école ne peut pas agir.

L’installation de plusieurs familles de Roms sur un terrain situé en face de l’école d’architecture a déclenché chez une partie des étudiants une prise de conscience. Ils ont nettoyé le site avec les Roms et sont prêts à monter un atelier solidaire pour leur venir en aide. Mais comment voit-on cette situation du côté de la direction ? Réponses avec Jean-Marc Zuretti, le directeur.

Concrètement, à qui appartient ce terrain ?
« La situation n’est pas très simple… Ce terrain d’un hectare et demi appartenait à l’État qui, en 1976, l’a confié au ministère de la Culture qui l’a ensuite cédé à la Direction régionale des affaires culturelles. Celle-ci y a construit l’école et le parking. Une autre partie a été confiée, en 1983 et pour trente ans, par le ministère de la Culture à la SLE pour la résidence Le Corbusier. Le reste, notamment la friche où sont installés les Roms, se trouve sur la commune d’Hellemmes. »

Quels sont les principaux désagréments ?
« Ils sont d’ordre sanitaire, à cause des déchets et de l’hygiène. La gêne est partagée entre les riverains du site, le centre l’Espoir et nous. Des déchets longent la nouvelle voie qui mène à la zone d’activité tandis que le tunnel entre l’école et le parking, qui appartient à la Communauté d’urbaine, sert de temps en temps de toilettes aux Roms. »

L’image de l’école s’est-t-elle dégradée, avez-vous eu des réactions de parents ou d’élèves ?


Où est l’argent du plan européen pour les Roms ?

« Je n’ai pas eu de réactions négatives. D’ailleurs, 70 % des inscrits de 1re année ont choisi l’école en premier ou deuxième choix. Il n’y a pas eu de protestation, ni dans l’école, ni à l’extérieur, sauf de la part de quelques riverains qui ont vue sur le site. Mais pour les portes ouvertes de janvier, on essaiera de tout nettoyer. »

Comment jugez-vous l’engagement de certains de vos élèves et de vos professeurs ?
« Je leur tire mon chapeau, ils ont fait ça en toute intelligence. Je suis prêt à discuter avec eux de leur projet d’atelier solidaire, même si c’est à la DRAC qu’ils doivent en référer. Ce qu’ils font n’est pas en corrélation avec leurs études, mais bien avec leurs responsabilités. En 2001,après les inondations de la Somme, s’est créé « Architectes de l’urgence ». C’est une fondation reconnue d’utilité publique aujourd’hui, qui agit dans le monde entier et qui est partenaire de l’école. Nous pouvons proposer aux étudiants des formations à la gestion de ce type de problèmes et à la prise de contacts avec les élus. »

Vous allez soutenir leur action, mais l’école ne pourra rien faire ?
« Il y a une espèce de logique à ce que des étudiants en paysage s’engagent. Ils prennent la question du bien-vivre à bras-le-corps. Dès 1968, des architectes ont réagi aux bidonvilles de Nanterre. Répondre à des situations d’habitats précaires, voire indignes, fait partie des préoccupations philosophiques des architectes et des enseignants. Mais l’école n’a ni les moyens, ni la compétence pour sortir de cette situation. »

Selon vous, quelles sont les solutions ?
« Je suis loin de pouvoir apporter une solution. Elle est d’ordre politique et existe avec les aires d’accueil. C’est une responsabilité à assumer, mais ce n’est pas de ma compétence, ni de ma mission de résoudre ce problème. Cela demande une table ronde. »

CÉDRIC GOUT
La voix du Nord


Catherine Grèze revient sur la situation des Roms en Europe