De fortes pluies rendent urgent le relogement à Haïti

février 20th, 2010 Posted in Evènements

Les fortes pluies qui ont touché Haïti, transformant les abris de fortune des survivants du séisme en véritables bourbiers, ont renforcé jeudi l’urgence pour les autorités haïtiennes de trouver rapidement une solution de relogement.

Des pluies torrentielles se sont abattues sur les centaines de tentes en toile grossière et de cabanes érigées à Port-au-Prince, transformant le terrain en bourbier et trempant leurs occupants.

Les prévisions de nouvelles pluies accentuent encore l’urgence de l’appel lancé par les autorités pour obtenir des tentes et des structures temporaires.

« La pluie ne s’arrête pas. Au bout de deux ou trois jours, à quoi cela va-t-il ressembler? », s’interroge Jean-Pierre Rosier, du campement de Delmas.

L’aide au relogement figure parmi les premières demandes formulées par les autorités haïtiennes aux gouvernements étrangers et aux organisations d’aide.

« A chaque fois que je rencontre des responsables ou des délégations étrangères, je leur indique que c’est ce dont nous avons le plus besoin », a dit à Reuters le président René Préval mercredi. « Maintenant que nous avons soigné les blessés, évacué les morts et que nous distribuons de la nourriture et de l’eau, le problème du logement, des tentes, est le problème le plus urgent », a-t-il ajouté.

SAISON DES PLUIES

Malgré les dizaines de millions de dollars d’aide étrangère, l’absence de tentes, de bâches et de structures temporaires pour abriter les sinistrés se fait ressentir, rapportent les responsables haïtiens.

« La saison des pluies va bientôt commencer. La situation sera vraiment terrible si les gens continuent de vivre sous des bâches et ne sont pas à l’abri quand la pluie tombera », a indiqué à Reuters Jessica Barry, porte-parole du comité international de la Croix rouge.

« La nuit dernière, les gens étaient complètement trempés. La pluie est tombée pendant six heures. Imaginez, dans des espaces aussi exigus, comment des maladies comme la rougeole par exemple pourraient rapidement se répandre », a-t-elle ajouté.

« Tout le monde a conscience du risque. Jusqu’à présent, heureusement, la situation est sous contrôle. Mais avec l’arrivée de la pluie et l’absence d’abris, la situation risque d’empirer ».

La majorité des campements de rescapés du séisme ont été construits à la hâte avec des bouts de tissus ou de plastique récupérés par les occupants.

Pascal Fletcher

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