Enfin, la boutique « le Nègre vous emmerde » est en ligne

avril 27th, 2010 Posted in Billets d'Humeur, Evènements | 1 Comment »


Enfin, voilà le premier T-shirt sur la Négritude, unisexe de très bonne qualité à manches courtes et col V, disponible dans les tailles S/M/L/XL à commander sur:   http://www.laboutiqueduclub.fr/inversalis

« Il y a pas les grands et les petits. Il y a que nous sommes tous des peuples et que nous méritons d’être considérés comme des peuples avec la dignité que cela représente. J’ai apporté une parole d’homme. Il y a l’homme, c’est très important, l’homme tout court. Je crois vraiment à l’homme, à l’humanité et à la fraternité. Et quand je parlais de négritude, c’était pour répondre précisément aux racistes qui nous considéraient comme des nègres, autrement dit des riens. Et bien non ! Nègre vous m’appelez et bien oui, nègre je suis. N’allez pas le répéter, mais le nègre vous emmerde. »

The first T-shirt on the Negritude is arrived! Unisex and very good short-sleeved quality with collar V, available in the sizes M / L / XL to order on:  http://www.laboutiqueduclub.fr/inversalis

« There aren’t great and little people. We are all people and we all deserve to be considered as people with a right to dignity. I spoke forth a man’s word. There is such a thing as man, and that’s very important, man as such. I really believe in man, in mankind and the brotherhood of man. And when I was talking about niggerhood, it was precisely to answer the racists who considered us as niggers, in other words as nothing. I have to say no! You call me nigger, well then yes, I am a nigger. And you don’t have to spread the word around, but this nigger shits on you. »

He aquí el primer Niqui sobre la Negritud, unisex de calidad muy buena a mangas cortas y cuello V, disponible en las tallas M / L / XL puede encargar sobre el sitio: http://www.laboutiqueduclub.fr/inversalis

“No hay unos grandes y los pequeños. Hay que somos todos los pueblos y que merecemos estar considerados como pueblos con la dignidad que esto representa. He aportado una palabra de Hombre. Hay el Hombre, es muy importante, el hombre simplemente. Verdaderamente creo en el hombre, en la humanidad y en la fraternidad. Y cuando hablaba de negritud, era para responder a los racistas que nos consideran como negros, es decir bagatelas. ¡Y no! Negro soy. No vaya a repetido, pero el negro le joroba.”

La crise de l’Outre-Mer Français vue par……

juillet 29th, 2009 Posted in Evènements | 1 Comment »
Guadeloupe, Martinique, Réunion

Guadeloupe, Martinique, Réunion

Garde à vue: le gouvernement prépare les mesures « qui s’imposent » selon Fillon

juillet 30th, 2010 Posted in Evènements | No Comments »

Le gouvernement prépare les mesures législatives « qui s’imposent » après la décision du Conseil constitutionnel d’abroger à compter du 1er juillet 2011 tout le dispositif régissant les gardes à vue de droit commun, a annoncé vendredi le Premier ministre François Fillon.

« Le gouvernement prépare, en conséquence, les mesures législatives qui s’imposent », indique M. Fillon dans un communiqué.

« Elles s’inscriront dans le cadre de la réforme d’ensemble de la procédure pénale », ajoute-t-il, précisant que « le texte de cette réforme sera transmis dans les prochaines semaines au Conseil d’Etat ».

Selon le Premier ministre, la décision du conseil Constitutionnel « laisse, au législateur, une grande marge d’appréciation pour encadrer les possibilités du placement en garde à vue et pour améliorer les modalités d’intervention de l’avocat ».

M. Fillon a par ailleurs souligné que le Conseil constitutionnel « a confirmé la constitutionnalité des dispositions relatives au contrôle de la garde à vue par l?autorité judiciaire », ainsi que « la constitutionnalité des dispositions du code de procédure pénale applicables à la lutte contre la criminalité et la délinquance organisées, le terrorisme et la lutte contre les stupéfiants ».

Le Conseil constitutionnel a décidé vendredi d’abroger à compter du 1er juillet 2011 tout le dispositif régissant les gardes à vue de droit commun, qui excluent les faits de terrorisme, trafic de stupéfiants et criminalité organisée.

« La conciliation entre, d’une part, la prévention des atteintes à l’ordre public et la recherche des auteurs d’infraction et, d’autre part, l’exercice des libertés constitutionnellement garanties, ne peut plus être regardée comme équilibrée », écrivent les Sages dans leur décision.

AFP

Le régime de la garde à vue en examen devant le Conseil constitutionnel

juillet 30th, 2010 Posted in Evènements | No Comments »

Le Conseil constitutionnel se prononce vendredi sur la conformité du régime français de garde à vue aux droits et libertés des citoyens, une décision très attendue par les avocats, magistrats, policiers, ainsi que par la chancellerie, et pouvant bouleverser les règles de procédure pénale. Les « sages » ont le choix de valider, d’abroger ou d’émettre des « réserves d’interprétation » sur six articles du code de procédure pénale régissant cette mesure privative de liberté.

Une abrogation peut être assortie d’un délai pour permettre au gouvernement de se mettre en conformité avec les orientations du Conseil Constitutionnel et d’éviter le chaos dans toutes les procédures en cours.

Les avocats français ont multiplié depuis plusieurs mois les actions pour faire reconnaître que les règles actuelles de la garde à vue violent les droits de la défense et les libertés individuelles. Au centre de leurs critiques : l’absence d’une assistance effective de la défense dès le début de la mesure, avec accès au dossier et présence tout au long des interrogatoires.

Leur combat a rencontré l’appui d’une grande partie du monde judiciaire, politique et de l’opinion publique dans un contexte d’augmentation du nombre des gardes à vue en France : le ministère de l’intérieur a reconnu que leur nombre s’était élevé à 800 000 en 2009, soit davantage que les 600 000 recensées dans les chiffres officiels. Les policiers ont en revanche exprimé leur crainte qu’un renforcement de la présence des avocats ne déstabilise la conduite des enquêtes.

AFP

Xavier Bertrand, trésorier de l’UMP par interim

juillet 30th, 2010 Posted in Evènements | No Comments »

Le secrétaire général de l’UMP va assumer les fonctions de trésorier alors qu’Eric Woerth démissionne officiellement ce vendredi.

Comme prévu, Eric Woerth lâche sa casquette de trésorier de l’UMP. Sa démission prend effet ce vendredi 30 juillet. Empêtré dans l’affaire Bettencourt et soupçonné de conflit d’intérêt, le ministre du Budget va pouvoir se consacrer entièrement à la réforme des retraites, comme Nicolas Sarkozy lui avait conseillé.

Le départ d’Eric Woerth laisse le poste de trésorier vacant. En attendant la désignation par le bureau politique de son successeur en septembre, c’est Xavier Bertrand, secrétaire général de l’UMP, qui assure l’intérim. Pour l’assister dans sa mission, Nathalie Etzenbach-Huguenin a été nommée comme trésorière adjointe, comme l’a indiqué Le figaro.

Affaire Woerth : Bassères (IGF) avait été nommé par Woerth

juillet 30th, 2010 Posted in Evènements | No Comments »

En demandant au patron de l’IGF de rédiger un rapport sur l’affaire Woerth/Bettencourt, François Baroin assurait que l’institution était complètement indépendante du pouvoir politique. Et pourtant…

Cela a été dit à plusieurs reprises. Le rapport de l’Inspection générale des finances (IGF) sur l’affaire Bettencourt/Woerth peut être considéré comme sujet à caution sur plusieurs points. Pour le gouvernement et la majorité, l’enquête réalisée par l’IGF a blanchi Eric Woerth. L’opposition, au contraire, a souligné que l’IGF, et donc son patron, était directement placée sous la tutelle de Bercy qui lui a d’ailleurs commandé ce rapport. Une proximité qui entacherait son indépendance. De fait, Eric Woerth et son cabinet entretiennent en effet une relation particulière avec l’IGF.

Le successeur d’Eric Woerth au Budget, François Baroin, a chargé Jean Bassères, patron de l’IGF, de mener à bien ce rapport. Or, ce qui n’a pas été relevé jusqu’alors, c’est que ce dernier a été nommé à ce poste par Eric Woerth lui-même. Le décret de nomination du 24 janvier 2008 annonçant le nouveau chef de service est bel et bien contresigné par Eric Woerth, alors ministre du Budget.

Par ailleurs, comme le soulignait un ancien chef de l’IGF interrogé par le Monde le 9 juillet dernier, le rapport n’a pas été commandé à l’IGF en tant qu’institution comme cela se pratique d’habitude, mais à son chef, Jean Bassères. « L’IGF n’a pas travaillé selon ses méthodes habituelles, collectives, contradictoires et inquisitoriales. Ce ne sera pas un rapport de l’IGF mais de son patron », expliquait-il.

Bassères a donc dû enquêter sur l’homme qui l’a conduit à occuper ce poste prestigieux. Sur le ministre mais aussi sur son cabinet, dont le directeur, Sébastien Proto, a commencé sa carrière… à l’IGF. Ajoutons que le prédécesseur de Sébastien Proto, Jean-Luc Tavernier, lorsqu’il a quitté le cabinet d’Eric Woerth a rejoint… l’IGF.

Enfin, la méthodologie utilisée pour rédiger ledit rapport est claire : « La mission a procédé à des investigations sur place et sur pièces et s’est attachée à corroborer les informations qui lui ont été communiquées ». Selon un bon connaisseur des procédures, les personnes ont été libres de témoigner ou pas et de livrer les pièces qu’ils voulaient bien fournir. Toutefois, le rapport stipule dès la première page que la mission « n’a pas rencontré d’obstacles dans le cadre du déroulement de ses investigations et a eu accès à des documents couverts par le secret fiscal ».

François Sionneau
Nouvelobs.com

Affaire Bettencourt: nouvelle garde à vue pour Patrice de Maistre

juillet 30th, 2010 Posted in Evènements | No Comments »

Le gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt, Patrice de Maistre, a été placé en garde à vue pendant quelques heures vendredi, au lendemain de l’audition d’Eric Woerth, qui a récusé les soupçons de conflit d’intérêt et de financement politique occulte qui pèsent contre lui.

Déjà entendu sous le régime de la garde à vue les 15 et 16 juillet, Patrice de Maistre a été interrogé pendant plus de cinq heures, vendredi matin, dans les locaux parisiens de la brigade financière. A l’issue de son audition, il a été remis en liberté.

Le parquet de Nanterre, qui a entendu le gestionnaire dans le cadre d’une « reprise de garde à vue », avait encore la possibilité de l’interroger pendant près de onze heures, M. de Maistre n’ayant pas effectué la totalité de ses 48 heures de garde à vue les 15 et 16 juillet.

Face aux enquêteurs, M. de Maistre a « apporté des précisions » après les témoignages des autres protagonistes de l’affaire, dont Eric Woerth, a expliqué son avocat, Me Pascal Wilhelm. Selon l’avocat, il s’agissait de « clarifier quelques points, quelques souvenirs qui pouvaient diverger légèrement ».

Eric Woerth et Patrice de Maistre divergeaient jusque-là sur les conditions de l’embauche de l’épouse du ministre du Travail en 2007 par le patron de Clymène, en charge de la gestion de la fortune de Liliane Bettencourt.

Lors de son audition jeudi par les policiers, le ministre a expliqué « avoir évoqué avec M. de Maistre, au cours d’une conversation banale, la profession de son épouse », mais « à un moment où il n’était pas ministre », selon Me Le Borgne. « A aucun moment (il) n’est intervenu pour que son épouse soit embauchée par M. de Maistre », a assuré Me Le Borgne.

Interrogé sur ce point, M. de Maistre « a confirmé ce qu’il avait dit lors de sa première garde à vue, à savoir qu’Eric Woerth lui avait demandé de la recevoir mais pour discuter de son parcours professionnel, pas pour l’embaucher », a-t-il indiqué.

Dans les enregistrements pirates, réalisés au domicile de Mme Bettencourt, M. de Maistre affirme avoir embauché Florence Woerth « à la demande » de son mari. Une version que le patron de Clymène a démenti depuis lors, tout en maintenant avoir rencontré Mme Woerth sur requête du ministre.

Interrogé sur les accusations proférées par l’ancienne comptable de la milliardaire, Claire Thibout, M. de Maistre a par ailleurs « démenti avec force » tout financement politique occulte, selon Me Wilhelm.

Claire Thibout, licenciée en 2008 après plusieurs années passées au service de l’héritière de L’Oréal, affirme que M. de Maistre lui a demandé de retirer la somme de 150.000 euros début 2007, afin de la remettre à Eric Woerth, trésorier de l’UMP et de la campagne de Nicolas Sarkozy.

Des agendas saisis par les enquêteurs montrent l’existence d’une rencontre entre MM. Woerth et de Maistre le 19 janvier 2007, mais aucun élément matériel n’atteste qu’une remise d’argent a eu lieu à cette date-là.

Lors de son audition par la police, jeudi, Eric Woerth a reconnu – tout comme Patrice de Maistre – l’existence d’une rencontre à cette date mais a nié avoir reçu une enveloppe d’argent, récusant de façon plus globale les accusations de financement politique illégal.

« C’est dans les termes de la loi et en fonction de ce que les règles de la République permettent que des financements ont été recueillis. Toutes autres allégations ne sont que des mensonges », a assuré Me Jean-Yves Le Borgne.

Vendredi, le ministre du Travail a officiellement quitté son poste de trésorier de l’UMP, comme il l’avait annoncé il y a quinze jours, pour mettre un terme à la polémique liée à cette double casquette.

AFP


Woerth pourrait être affaibli par l’audition


Fin de la garde à vue de Patrice de Maistre

Sarkozy monte d’un cran sur la sécurité, déplore les ratés de l’immigration

juillet 30th, 2010 Posted in Evènements | No Comments »

Nicolas Sarkozy a sorti vendredi l’artillerie lourde à propos de la sécurité et l’immigration en promettant à Grenoble un nouveau renforcement de l’arsenal répressif contre les délinquants et en déplorant l’ »échec » du modèle d’intégration français depuis cinquante ans.

En réaction à ce discours musclé, le PS et les Verts ont accusé le chef de l’Etat de rivaliser déjà avec le Front national dans la perspective de l’élection présidentielle de 2012.

Venu installer le nouveau préfet de l’Isère, Eric Le Douaron, choisi parmi les hauts gradés de la police après les graves violences survenues mi-juillet à Grenoble, Nicolas Sarkozy a d’abord tenu à voir les policiers locaux à l’abri des caméras.

Dans l’hôtel de police, il a visionné un film sur les événements qui ont éclaté dans le quartier de la Villeneuve, où des fonctionnaires avaient essuyé des tirs à balles réelles, puis il a longuement discuté avec eux.

A la préfecture le chef de l’Etat a repris le discours de fermeté contre les délinquants qui ont fait son succès en 2007. Mais cette fois, il l’a accompagné de quelques annonces spectaculaires.

Première mesure: le chef de l’Etat a demandé que la nationalité française puisse « être retirée à toute personne d’origine étrangère qui aurait volontairement porté atteinte » à la vie d’un policier, d’un gendarme, ou de tout autre « dépositaire de l’autorité publique ».

Ensuite, il a proposé que dès la rentrée parlementaire les peines plancher, qui visent actuellement les seuls récidivistes, puissent désormais s’appliquer « à toutes les formes aggravées c’est-à-dire notamment les violences sur des personnes dépositaires d’une autorité publique ». Une annonce dont le Syndicat Alliance police (deuxième syndicat de gardiens de la paix) s’est réjoui.

« L’instauration d’une peine de prison incompressible de 30 ans pour les assassins de policiers ou de gendarmes sera discutée au Parlement dès la rentrée », a aussi annoncé M. Sarkozy.

Martial – il a parlé de « guerre nationale » contre les « voyous » – le chef de l’Etat a aussi clairement établi un parallèle entre la délinquance et les difficultés d’intégration de certains immigrés.

« Nous subissons les conséquences de 50 années d’immigration insuffisamment régulées qui ont abouti à un échec de l’intégration », a lancé le chef de l’Etat.

Soulignant qu’en 2009 « le taux de chômage des étrangers non communautaires a atteint 24% », soit plus de deux fois la moyenne nationale, il a souhaité « que l’on évalue les droits et les prestations auxquelles ont aujourd’hui accès les étrangers en situation irrégulière ».

« Ce qui s’est passé ici à Grenoble est absolument inadmissible et intolérable », a déclaré le préfet Le Douaron à France 3 Alpes en évoquant pour la première fois les violences de la Villeneuve consécutives à la mort d’un braqueur après une course-poursuite avec la police. Il a promis de ne laisser « strictement aucun champ aux délinquants et aux voyous ».

Au moment de la visite présidentielle, un homme de 19 ans a été interpellé avec une fronde et des billes en acier. Il a été convoqué devant la justice pour répondre de « port d’arme » prohibé.

Réagissant à l’allocution du président, Benoît Hamon (PS) a dénoncé un « discours usé ». Pour lui, M. Sarkozy est « engagé dans un bras de fer avec Marine Le Pen dans la perspective du premier tour » de 2012.

« M. Le Pen et sa fille n’ont plus besoin de parler, la copie parle à leur place », a déclaré Noël Mamère (Verts).

AFP


Les mesures de Sarkozy contre l’insécurité
envoyé par BFMTV. – L’info video en direct.


Sarkozy cherche des «boucs émissaires»
envoyé par PartiSocialiste. – Regardez les dernières vidéos d’actu.

Sarkozy à Grenoble : La ville est bouclée, CRS, gendarmes…

juillet 30th, 2010 Posted in Evènements | No Comments »


Sarkozy à Grenoble : La ville est bouclée. CRS, gendarmes…


Sarkozy à Grenoble : Manifestation place Grenette

La préfecture détruit une maison habitée par des rroms

juillet 30th, 2010 Posted in Evènements | No Comments »

Ce matin à 7h, la police française, en collaboration avec un policier roumain, a expulsé une cinquantaine de rroms roumains, dont une vingtaine d’enfants. Ils habitaient depuis décembre dans une maison abandonnée et délabrée de l’avenue du président Wilson, près de la Croix de Chavaux à Montreuil.

Les pelleteuses sont entrées en action tout de suite après l’expulsion, pour les empêcher de réinvestir ce lieu de fortune où ils étaient depuis environ huit mois, alors qu’ils avaient été expulsés de plusieurs terrains à Montreuil l’hiver dernier, pendant le salon du livre. Les enfants expulsés aujourd’hui étaient inscrits à l’école Berthelot.

Que se passera-t-il s’ils n’ont pas de logement à la rentrée ? « Citoyens » européens, les rroms ne bénéficient pourtant d’aucun des droits élémentaires des autres européens : interdiction de travailler, aucune aide sociale, expulsés sans cesse de leurs logements ou même de terrains vagues, refus fréquent de scolariser leurs enfants… Chassés, expulsés de partout, renvoyés souvent en Roumanie ou en Bulgarie où ils subissent les mêmes discriminations, ce sont des citoyens de seconde zone, en raison de leur provenance éthnique et culturelle. Une politique raciste que le gouvernement français assume aujourd’hui ouvertement.

Cette expulsion suit de peu les annonces gouvernementales d’expulsions massives de tous les logements précaires de rroms. Il est d’autant plus important de ne pas l’accepter. Les rroms expulsés, leurs voisins et tous ceux qui les soutiennent, exigent un relogement pérenne et immédiat.


Roms – Plan Hortefeux : L’Indre-et-Loire faiblement impacté

RELAXE POUR LES QUATRE PREVENUS DE TOURS

juillet 30th, 2010 Posted in Evènements | No Comments »

Le 30 juin 2010, quatre militants tourangeaux de la cause des sans-papiers, deux appartenant au Collectif Soif d’Utopies, et deux membres du Réseau Education Sans Frontières d’Indre-et-Loire (Resf37), recevaient, de la part du procureur de la République une assignation à comparaître devant le Tribunal correctionnel de Tours le 16 septembre 2010 à 13 h 30, à la suite d’une plainte en diffamation de Brice Hortefeux, Ministre de l’Intérieur. Cette plainte faisait suite à un communiqué de presse de février 2010 signé du Collectif Soif d’Utopies et du RESF37 intitulé « Les Baleiniers ». C’est le passage suivant de ce communiqué qui est mis en cause :

« Cette technique de chasse aux enfants a eu son heure de « gloire » pendant une des périodes les plus sombres de notre histoire contemporaine. Les nervis de Vichy ont en effet utilisé les enfants pour pouvoir aider à la déportation de ces derniers et de leurs parents. II semblerait que certains fonctionnaires préfectoraux, particulièrement zélés, s’inspirent de nouveau de la chasse à la baleine. Actuellement, les fichiers, comprenant la liste des élèves et leur adresse (par exemple Base élèves), sont constitués dans chaque établissement. Certains fonctionnaires préfectoraux interviennent auprès des directeurs d’établissement pour que ceux-ci leur transmettent la nationalité des parents C’est illégal ! Il y a de réels soupçons en Guyane, en Ille et Vilaine et en Indre-et-Loire. »

La plainte du ministre de l’Intérieur s’inscrit à l’évidence dans une offensive du pouvoir pour tenter de museler toute forme de protestation contre sa politique xénophobe, comme en témoigne le procès récent pour « outrage » intenté par le Préfet des Pyrénées Atlantiques à six personnes qui s’étaient indignées de l’enfermement d’enfants en centre de rétention. Dans le « procès de Pau », le verdict sera connu le 12 août prochain. Comme pour les quatre prévenus de Tours, le RESF37 exige leur relaxe. Il n’est pas admissible que le pouvoir s’arroge le droit d’interdire à quiconque de critiquer sa politique de répression et d’exclusion vis-à-vis des étrangers, une politique qui repose sur le déni de leurs droits d’êtres humains. Chacun doit pouvoir être libre d’exprimer ce que cette politique inhumaine lui rappelle.

Un comité de soutien aux quatre prévenus de Tours s’est constitué le 12 juillet. Pour le contacter: contact@baleiniers.org

Une pétition exigeant la relaxe des prévenus peut être signée en ligne ici : http://baleiniers.org/la-petition
On peut également participer à la solidarité financière en envoyant un chèque à Solidaires 37, La Camusière, 18 rue de l’Oiselet, 37550 Saint-Avertin, en mettant au dos du chèque : « solidarité avec les 4 prévenus de Tours ».

MOBILISATION des Greffés Hépatiques, soutien au Professeur Olivier Boillot

juillet 30th, 2010 Posted in Evènements | No Comments »

Par cette pétition, j’attire aujourd’hui votre attention et vous informe que le Professeur Olivier Boillot, Responsable de l’Unité de Transplantation Hépatique d’HEH, à dater du 13 septembre 2010, ne fera plus de transplantations hépatiques pour les adultes et pour les enfants.

Les Hospices Civils de Lyon ayant décidé de créer un centre unique de transplantation hépatique à l’Hôpital de la Croix Rousse, l’Unité du Professeur Boillot est supprimée.

La proposition qui lui a été faite de transplanter au groupement Nord est inacceptable en l’état : il perd tout poste de responsabilité et sera dans l’incapacité de gérer ses malades.

A ce jour il a effectué seul près de 1060 greffes de foie et il fut le premier en France à réaliser une transplantation hépatique avec donneur vivant en 1992.

Depuis le 22 juin 2010, mon fils Axel, âgé de 20 mois, a pu bénéficier d’une transplantation par donneur vivant (moi-même), et j’ai pu apprécier le grand professionnalisme et la grande humanité du Professeur Olivier Boillot.

Comment une ville comme Lyon peut envisager de perdre un praticien d’une telle renommée au moment où deux hôpitaux très modernes vont entrer en fonction (HFME et Groupement Nord). Il s’agit de trouver un poste de responsabilité à un Professeur unanimement reconnu pour ses compétences, ses pratiques et son engagement total auprès des malades.

De part mes fonctions au sein de l’Association AVB l’Espoir Renaît, je suis en contact avec de nombreux parents désespérés et très inquiets de voir l’état de santé de leurs enfants.

Du fait de son expérience et de son expertise, le Professeur Olivier Boillot préfère réaliser une intervention qu’il sait inéluctable avant que les enfants ne soient entre la vie et la mort pour les greffer.

Lyon étant un des rares centres de greffe en France avec donneurs vivants, où vont se rendre ces futurs greffés ?

A partir du 13 septembre, les transplantations pédiatriques seront assurées par un chirurgien venant occasionnellement de l’hôpital Necker à Paris, alors que le Professeur Boillot se retrouvera à Lyon sans activités.

Cette situation est inacceptable, c’est pourquoi je vous demande de bien vouloir signer cette pétition, d’y ajouter un commentaire de soutien si vous le désirez, de la faire circuler au plus grand nombre de personnes greffées ou futures greffées.

Cette pétition sera transmise à Monsieur Gérard Collomb, Président du Conseil de Surveillance des Hospices Civils de Lyon, à Monsieur Paul Castel Président du Directoire des Hospices Civils de Lyon, et à Monsieur Morin, Directeur de l’ARS, et à Monsieur Jacques Gérault, Préfet de la Région Rhône Alpes.

Je vous remercie et compte sur votre soutien, il faut fortement nous mobiliser.

Benoite Curt Parent d’enfant greffé.

Signer la pétition

Trophée des champions entre le PSG et l’OM : la FTF empoche 500 mille dinars!

juillet 30th, 2010 Posted in Billets d'Humeur, Evènements | No Comments »

Contrairement à ses prévisions, la chaîne française M6 n’a pas raflé l’audience avec le trophée des champions entre l’OM et le PSG. Le « plat tunisien » qu’a proposé la chaîne en exclusivité, n’était pas suffisamment pimenté pour rassembler un très grand nombre de téléspectateurs.

Pour la presse française, les patrons du groupe M6 peuvent se mordre les doigts. Selon le quotidien français « La Provence », seulement 2.479.000 de personnes ont regardé ce match qui comptait finalement pour du beurre, soit une audience de 13%.

Pour la nuit du mercredi 28 juillet 2010, la palme d’or revient à la chaîne TF1 qui a décroché, toujours d’après la même source, le gros lot avec le chiffre de 7.169.000 de gens qui ont regardé la série américaine « Esprits criminels » (35,7% de part d »audience).

En deuxième position, la diffusion du championnat d’Europe d’athlétisme a rassemblé 3.619.000 amateurs de sport (18% de parts d’audience) qui semblent fuir le foot suite à l’échec des Tricolores dans la coupe du Monde.

Toutefois, en ce qui nous concerne, nous les Tunisiens, l’organisation de ce match au stade 7 Novembre de Radès, était un franc succès et pour la Fédération Tunisienne de Football (FTF) et pour le tourisme tunisien. En plus de la chaîne maghrébine Nessma TV et Mosaïque FM, le classico français a été retransmis par 54 chaînes de télévision dans les quatre coins du globe ce qui ne peut être que bénéfique pour le tourisme tunisien en terme de visibilité, lui qui a besoin de grimper aussi en « audimat », en ces temps de passage à vide.

Du côté de la FTF, ça baigne dans l’huile. On croit savoir, qu’elle aurait empoché 500 mille dinars. D’ailleurs selon les estimations de la ligue française de football, il y avait plus de 55000 spectateurs dans les tribunes du Stade du 7 novembre pour suivre le Trophée des Champions. Ce qui constitue un nouveau record pour la Ligue, après celui de Montréal, la saison dernière, avec un peu plus de 34 000 spectateurs.

W.A.F.

Les Dreambox continueront-elles à fonctionner après l’arrivée de Canal + en Tunisie?

juillet 30th, 2010 Posted in Evènements | No Comments »

Mauvaise surprise pour plusieurs détenteurs des fameux récepteurs Dreambox qui décryptent les chaînes satellitaires européennes et arabes en toute illégalité.

Depuis quelques jours, plusieurs de ces chaînes ne sont plus visibles et demeurent cryptées en dépit de l’ « abonnement » souscrit auprès de ces boutiques ayant pignon sur rue. Que se passe-t-il ? Y a-t-il un lien avec l’arrivée de Canal + en Tunisie dont le démarrage de la commercialisation de son bouquet est prévu pour la prochaine rentrée ? Les Dreambox sont-elles donc faillibles ? La réponse est … oui ! Voilà pourquoi.

Avec l’arrivée de la Dreambox, il y a trois ans, les Tunisiens et hackers de tous bords ont pensé qu’ils ont définitivement trouvé leur salut. Voilà donc un décodeur capable de décrypter les chaînes européennes et arabes les mieux outillées. C’est illégal ? Bof ! Depuis le temps que l’on pratique en toute légalité ces actes illégaux, on a fini par s’y habituer. A dix dinars par mois approximativement, souscrit auprès d’une boutique ayant pignon sur rue, le Tunisien ne prête plus attention à ce genre d’illégalités entrées pleinement dans ses mœurs, dès lors qu’il trouve son bonheur. Son bonheur télévisuel se résume à contourner, par quelque moyen que ce soit à condition qu’il ne soit pas coûteux, les systèmes de cryptage sécurisés des grands groupes télévisuels.

La Dreambox est un boîtier magique puisqu’il permet, justement, de contourner le système de cryptage le plus évolué, celui de la Viaccess 4.0.

C’est un véritable casse tête chinois pour les chaînes cryptées, cette Dreambox. Son principe est simple : l’appareil est lié à un abonnement ADSL qui lui fournit les codes instantanément. Ces codes sont générés par des abonnements authentiques, souscrits auprès des bouquets satellitaires, et que des milliers de vrais-faux abonnés partagent en temps réel.

Mais il semble fort que la récréation soit finie. Du moins en partie. Depuis quelques semaines, en effet, plusieurs chaînes ne sont plus captées par ces vrais-faux abonnés. Quelques unes du bouquet Canal + et l’ensemble des chaînes du bouquet AB1.

C’est quand-même curieux de voir Canal + cryptée, alors que sa petite sœur iTélé ou encore les chaînes de France Télévision en clair.

Selon des experts, les ingénieurs sont en train de tester différentes solutions qui permettent de barrer la route aux faux abonnés, sans couper le signal aux vrais.

Mais ces solutions ne sont pas définitives et il s’agirait, actuellement, de simples colmatages.

Les tenanciers des boutiques se montrent optimistes et demandent quelques jours à leurs « abonnés » pour leur rendre le signal des chaînes momentanément coupées.

Existe-il une vraie solution, radicale, capable de préserver les intérêts de Canal + lorsqu’elle démarre la commercialisation de ses bouquets en Tunisie ?

Techniquement, la réponse est positive ! Comment ? C’est très simple, nous répond un ingénieur.

Pour son fonctionnement, la Dreambox est basée sur la réception des codes en continu via un abonnement ADSL. Il suffirait donc d’interdire l’accès aux chemins menant à ces codes. Chemins bien connus grâce aux adresses IP.

Et comment interdire l’accès à ces adresses IP ? C’est simple, répond cet expert, c’est comme lorsqu’on coupe l’accès à un site web à contenu porno ou terroriste.

Techniquement, la solution existe donc. Faut-il cependant que l’on accepte d’appliquer cette solution.

En Algérie ou au Maroc, où Canal + commercialise ses abonnements depuis plus d’un an, cette solution n’a pas été mise à exécution. Nos voisins maghrébins continuent, en toute illégalité, à souscrire des abonnements auprès de ces boutiques ayant pignon sur rue.

Pourquoi la Tunisie l’appliquerait-elle donc, alors que la Dreambox est vendue partout, y compris dans les grandes surfaces portant le nom de grandes enseignes françaises ?

La même Dreambox est utilisée comme argument commercial par certains fournisseurs d’accès à internet pour vendre leurs abonnements ADSL.

S’il est clair que l’Etat se doit de préserver les intérêts des investisseurs et des entreprises, il est clair aussi que l’Etat a toujours fermé « un œil » face aux « pirates ». L’argument, non dit, est la préservation d’une certaine cohésion sociale puisque ces boutiques emploient des milliers de personnes.

La Dreambox continuera-t-elle donc à fonctionner à la rentrée après l’arrivée de Canal + ? Tout est possible et la réponse ne tient plus à des arguments techniques, mais politiques et sociaux. Rendez-vous à la rentrée pour en savoir davantage !

Raouf Ben Hédi

Selon Al Mazaya Holding : la Tunisie appartient à la planète Mars!

juillet 30th, 2010 Posted in Billets d'Humeur | No Comments »

Nous les Tunisiens, on est des « martiens » selon le dernier rapport hebdomadaire du groupe koweitien, « Al Mazaya Holding », l’un des plus grands groupes koweïtiens spécialisé dans le développement immobilier dans la région arabe, et repris par plusieurs journaux panarabes. Le groupe koweitien semble être fasciné par le boom économique tunisien, d’autant plus que la Tunisie s’est montrée visiblement immunisée contre les affres non seulement de la crise financière et économique internationale mais aussi contre celle de la Zone euro. Les auteurs du rapport ont saisi l’occasion pour exhorter le gouvernement tunisien à accélérer davantage les réformes structurelles dans les domaines économique et législatif pour consolider ce qui a déjà entamé au cours des dernières années en matière de réformes, qualifiées d’audacieuses par le rapport, et ce afin de bénéficier du flux des investisseurs arabes et étrangers. Synthèse…

Un pays béni par le bon Dieu. C’est ce que les auteurs du rapport ont cherché à dire tout au long du rapport en exposant les performances économiques tunisiennes. Ils ont rappelé que la « Tunisie Verte » est l’un des rares pays dans le monde entier, qui ont prouvé leur capacité à naviguer en toute sécurité au milieu des vagues de la crise financière mondiale. Des exploits économiques qui ont permis à la Tunisie de bénéficier de la confiance des investisseurs étrangers qui la considèrent comme un pays appartenant à la planète « Mars », une expression utilisée par les auteurs du rapport, pour mettre en exergue les performances économiques réalisées, au moment où la crise financière fait des ravages dans la plupart des économies internationales. Qui plus est, durant cette même crise financière et économique, la Tunisie n’a pas présenté des symptômes de faiblesse ou de vulnérabilité.

Le rapport hebdomadaire qui suit l’évolution des marchés arabes et le mouvement des investissements dans la région, a souligné que le gouvernement tunisien s’est engagé, il y a des années, dans une politique de libéralisation progressive et une ouverture de l’économie locale sur les investissements étrangers, et ce afin de diversifier les sources de revenus disponibles pour durcir celles provenant des secteurs classiques , tels l’industrie, le tourisme et l’agriculture. Cette politique s’est avérée efficiente puisqu’elle représente, aujourd’hui, l’une des plus importantes sources de devises et un des principaux contributeurs dans le produit intérieur brut, au moment où de nombreux pays, dans le monde entier, ont opté pour des positions défensives, a-t-il ajouté.

Le rapport d’Al Mazaya Holding a souligné, par ailleurs, que le marché boursier en Tunisie a enregistré une hausse surprenante dépassant la barre des 15 % durant le premier semestre de l’année 2010. Etant donné que le marché boursier figure parmi les indicateurs les plus révélateurs sur la bonne santé macro-économique à court et à moyen termes, cette hausse reflète, selon la source, la confiance des investisseurs nationaux et étrangers ce qui se traduit par la grande confiance dans la solidité de l’économie tunisienne. Les récentes réformes économiques, accompagnées par un train de mesures conjoncturelles, ont placé la Tunisie dans la liste des pays qui ont bel et bien trouvé une échappatoire face à la crise qui a plombé les économies internationales. Ce qui est plus intéressant encore, selon le rapport, est l’immunité du corps économique tunisien contre la récente crise qui frappe de plein fouet la Zone euro, ce qui réfute clairement le stéréotype de la dépendance économique de la Tunisie vis-à-vis l’UE.

Le rapport rappelle, à l’occasion, que la Tunisie fût le premier pays de la région maghrébine à avoir signé un accord avec l’Union européenne en 1995. Lequel accord de partenariat a fait de la Tunisie une place privilégiée pour les investissements en provenance de l’UE. En témoigne, le nombre des entreprises européennes, totalement exportatrices, qui ont quadruplé depuis la signature de cet accord.

Le rapport a braqué pleins feux sur les grands chantiers de la Tunisie : les mégaprojets émiratis, l’aéroport Zine El Abidine d’Ennfidha, le port en eaux profondes, à Enfidha également, les projets d’infrastructures routières et les différents projets annoncés par la Tunisie, notamment dans les secteurs à haute densité de savoir et à fort contenu technologique, les services, les télécommunications, les nouvelles énergies, les services de santé,… des secteurs qui connaissent un franc succès d’autant plus qu’ils permettent d’absorber les demandes additionnelles d’emploi, surtout chez les diplômés de l’enseignement supérieur. Dans le même ordre d’idées, le rapport s’est attardé sur les performances réalisées par la Tunisie dans les domaines de l’agriculture et du tourisme, deux secteurs qui se positionnent parmi les secteurs les plus embaucheurs de la main d’œuvre tunisienne.

De même, le rapport d’Al Mazaya Holding, a passé en revue des différentes perspectives du ministère tunisien du Développement et de la Coopération internationale concernant le drainage des IDE estimés à 2,4 milliards de dinars tunisiens, soit l’équivalent de 1,7 milliard de dollars en 2010. Lesquels IDE ont enregistré une croissance positive de 6,5% durant les trois premiers mois de 2010, pour passer de 429,2 millions de dinars tunisiens (313 millions d’euros), à la même période de l’année dernière, à 457 millions de dinars (333 millions d’euros).

Bon à rappeler, Al Mazaya Holding est l’un des plus grands groupes koweïtiens spécialisé dans le développement immobilier dans la région arabe. Il est présent, notamment, au Koweït, au Liban et aux Émirats Arabes Unis. Il publie hebdomadairement des rapports sur les économies les plus compétitives dans la région du Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA).

Walid Ahmed Ferchichi

Les Logements Sociaux du « Chemin d’Avenir »

juillet 30th, 2010 Posted in Evènements | No Comments »

Denis SASSOU NGUESSO, a procédé, jeudi 8 juillet 2010, à Kintelé (district d’Igné, dans le département du Pool), à 45 km au Nord de Brazzaville, à la pose de la première pierre d’un programme immobilier de construction de mille logements sociaux, dans le cadre d’une convention de partenariat entre le gouvernement et la société israélienne A.B Construction.

Ce programme immobilier prévu sur 48 mois, a commencé par l’installation d‚une usine de préfabrication de panneaux modulaires d’ores et déjà opérationnelle (Contrairement à ce que certains ont prétendu, il ne s’agit nullement d’utilisation de fibrociment mais de panneaux de béton coulé).

Le coût total du projet est estimé à 94.684.368,48 dollars américains (environ 50 milliards de francs CFA). Le gouvernement a déjà avancé une partie de sa quote-part pour un montant de 7,5 milliards de francs CFA.

On y trouvera trois types de logements (70m2, 100m2 et 150m2), des centres commerciaux, des établissements scolaires (primaires, collège, lycée), un dispensaire, des aires sportives, jardins, parkings et autres aménagements à caractère urbanistique.

Dans son allocution, le ministre de la construction de l’urbanisme et de l’habitat, a fait part de la vision du logement social qu’il prête au président de la République :

Monsieur le Président,

Le déficit en logements accumulé en 50 ans d’indépendance, est très important. La nouvelle forme de production que vous lancez, aujourd’hui, va, à n’en point douter, nous aider à résorber ce déficit et à réduire les coûts.

Il faudra, cependant, Monsieur le Président, persévérer dans l’industrialisation de notre pays, car ce n’est qu’en produisant, localement, tous les intrants dans la construction, qu’on pourra baisser les coûts de production et nous rapprocher du véritable pouvoir d’achat de nos concitoyens.

Il sera, également, indispensable de changer de paradigmes dans la façon de résoudre le problème du logement, non seulement en répondant aux besoins des pauvres, mais aussi, en faisant des logements abordables pour tous, tout en évitant que les classes sociales à revenus plus élevés s‚approprient les projets de logements en faveur des pauvres.

Monsieur le Président, il est urgent, pour nos concitoyens pauvres, qui sont la grande majorité de notre société, de créer des mécanismes de solidarité, afin qu’ils accèdent à un logement décent.

Comme je l’avais dit dans mon précédent propos, « quand on est démuni pour se procurer des choses aussi élémentaires que la nourriture et le vêtement, que dire de l’achat ou de la location d’une habitation décente.

Monsieur le Président, merci pour la vision que vous avez pour les Congolais, je vous cite: « Ce chemin au bout duquel il y aura la prospérité, le mieux vivre et le mieux-être de chacun et de tous ». C’est dans « Le Chemin d’avenir ».

La déclaration très sociale du ministre nous engage à une réflexion dans laquelle nous ne prétendrons pas proposer un habitat idéal, mais LOGER DÉCEMMENT et hygiéniquement des gens qui vivent dans des conditions où, en Europe, on hésiterait à abriter du bétail.

Où le projet Kintélé pose problème, c’est dans le fait que les maisons proposées ne peuvent, compte tenu de la description qui en est faite, en aucun cas être appelées logements sociaux.

Le terme logement social, s’entend : proposer un logement à des personnes ne pouvant pas s’en procurer d’une autre manière. On fournit un habitat à des prix défiant toute concurrence. Que l’on parle de loyer ou d’accession à la propriété (dans le second cas les loyers un plus élevés ne sont, en principe pas perdus pour le « locataire » mais payent les échéances d’un achat à crédit, le problème étant : jusqu’à quand pourrais-je payer mes traites sans me faire saisir le bien pas encore acquis ?

D’évidence, à Kintélé, avec le prix moyen d’une maison placé aux alentours de 50 millions XAF, certes infrastructures fournies (ce n’est qu’un engagement), les traites engagées sur 20 ans vont très largement dépasser les 300 000 XAF/mois.

Les congolais qui sont à même de dégager une telle somme pour payer leur loyer font partie de la classe moyenne congolaise et pas de celle des défavorisés qui sont ceux qui en ont le plus besoin.

N’oublions pas qu‚avec un SMIC à 52 000 XAF, le revenu moyen des ménages congolais est compris entre 100 et 200.000 FCFA.

Quelqu’un fait remarquer : « Il (l’Etat) n‚a pas les moyens de procurer un logement aux quelques 500.000 mille familles dans le besoin. Au coût des logements « sociaux » de Kintele, il faudrait environ 25.000 milliards de francs CFA (10 fois son budget annuel ». Il ajoute : En outre, le niveau de corruption dans notre administration publique fausserait le jeu (rétro-commissions pour les hauts fonctionnaires, surfacturation, attribution des maisons basée sur les affinités familiales, ethniques ou autres, ce qui participe à notre avis d’un tout autre débat.

Le projet ne s’adresse donc pas à une cible populaire, mais à des fonctionnaires relativement haut placés, des commerçants florissants, des magouilleurs d’élite. L‚oligarchie fait un semblant d’ouverture pour séduire une classe sociale d’un assez bon niveau social et capable d’être considérée comme consommatrice. Qu’on apprécie ou non, c’est quand même un progrès.

La solution est-elle dans la construction dite traditionnelle (plaisant euphémisme pour parler de béton et de briques en ciment), ou dans celle issue des traditions de l’habitat africain, et de l’imagination écolo-réfléchie ?

Une expérience de construction de tout un quartier en terre a été fait à l’Isle d’Abeau (Isère) avec un grand succès, malheureusement mis quelque peu à mal par le lobby des cimentiers (Lafarge/Vicat) qui y ont vu une concurrence déloyale.

Qu’est-ce qui nous empêche de réfléchir dans le même sens ? Les maliens construisent en terre, les yéménites aussi et souvent jusqu’à de grandes hauteurs. L’objection climatique que certains ne vont pas manquer de relever ne tient pas, car s’il pleut effectivement moins dans ces régions, les précipitations y sont d’une rare violence.

Pourquoi utiliser de grandes quantités de ciment alors qu’il en faut bien peu pour fabriquer des briques stabilisée d’excellente tenue ?

L’architecte MOUÉLÉ KIBAYA, avec la contribution de l’université de Toulouse, est le promoteur d’un projet de fabrication de briques en terre stabilisée à Dolisie.

Ce matériau présente bien des avantages : il se passe de sable, de gravier et presque totalement de ciment. Les blocs peuvent être dotés de figures les bloquant sans entremise de mortier, le ciment ne sert donc plus guère que d‚adjuvant excepté pour les fondations, linteaux et dalles. Il offre aussi l’avantage par rapport à l’utilisation de briques cuites de ne pas utiliser de bois pour la cuisson. Les matériaux de base sont disponibles à proximité directe des chantiers, le coût du transport est donc limité au maximum.

En conséquence, même en supposant qu’une brique de terre stabilisée soit vendue au même prix qu’une brique en ciment, la construction serait donc forcément moins chère avec ce matériau qui en outre présente des qualités d’isolation très supérieures à celle des parpaings de béton.

En se passant presque totalement de ciment, elle est aussi beaucoup plus écologique, la fabrication de ciment étant particulièrement vorace en énergie, sans parler des poussières volantes.

Une société propose à Ngoyo (Kouilou) des maisons avec ce type de briques pour 10 millions XAF. Nous doutons qu’elle n’ait pas préalablement fait d’étude de marché et qu’elle ne fasse pas de profits. Elle produit pourtant 5 fois moins cher que le projet des 1000 logements. Elle compte baisser son prix à 7 millions XAF quand elle sera parvenue à son retour sur investissement. La répartition de cette somme sur 20 ans laisse penser que les remboursements pourraient être de 80 à 100 mille XAF/mois.

Pourquoi vouloir à tout prix construire des maisons compliquées avec l’indispensable salle de bains des parents qui double le prix du sanitaire ? Pourquoi ne pas se passer des inévitables balustres et autres colonnes rococo hors de prix?

Imaginons un habitat dans lequel l’impératif est élémentaire et basique sans pour autant sacrifier à la qualité spatiale, aux conforts thermique, acoustique et esthétique, à la réduction du coût de construction, à l’amélioration du cadre de vie qui sont des notions complémentaires de l‚acte de construire. C’est la mission de l’architecte que de les concilier et d‚en faire la synthèse.

Il faut être à même de loger les familles de manière décente avec au minimum :
- Un salon, 10 à 15 m”, où pouvoir se réunir et manger, il est vrai qu’en Europe les pièces à vivre sont la plupart du temps plus vastes ;la douceur du climat congolais fait qu’une bonne part de la vie de la famille se déroule en extérieurs ce qui à notre avis peut permettre de réduire la surface du salon.
- Une cuisine 8m”
- Une chambre parentale, 10m”
- Une chambre pour les enfants, 10m”
- Un sanitaire avec un lavabo une douche et un WC raccordé à un traitement (fosse septique ou égout)
- Un espace extérieur au moins égal à l‚emprise au sol de la construction.

Dans une cinquantaine de mètres carrés” on peut loger une famille africaine, certes, pas au large, mais avec ce qui lui est indispensable : un toit sur une maison en matériaux durables et offrant des conditions sanitaires satisfaisantes (c’est ce que les modèles les plus modestes des constructeurs de pavillons français proposent).

Les familles vivant dans une ou deux pièces dans des baraquements en planches et tôles sans eau ni sanitaires dignes de ce nom considèreraient à n’en pas douter leur déménagement vers le type de maison décrite comme un progrès essentiel de leur modus vivendi
- A quel prix de revient peut-on construire dans cet esprit au Congo ?
- A quel prix peut-on proposer un tel produit en achat direct ?
- Quelles seraient les mensualités d‚une accession à la propriété ?
- Quel en serait le rapport locatif ?

Nous avons défini un besoin minimal qui n‚est en rien limitatif, c’est là un type T3 mais on peut l’extrapoler vers des T4 ou T5.

Nous avons traité du logement, il nous faut aussi penser à l’urbanisme. Il n‚est en rien question ici de proposer des quartiers uniformes, tant par l‚aspect des maisons que par les couches sociales qui y résideront. Il faut proscrire définitivement toute notion tendant à créer de ghettos qu’ils soient pour pauvres ou pour riches. Les logements sociaux doivent donc côtoyer des constructions plus luxueuses. Il faut confier l’étude à divers cabinets d’architecture de manière à créer plusieurs modèles pour éviter la monotonie.

Ne nous leurrons pas, si un tel projet est tout à fait envisageable au Congo, il ne fera probablement jamais l’objet du moindre regard d’intérêt des administrations en place.

Il faut donc que le secteur privé s’en charge (à l’exemple du lotissement MSF de la lagune de Tchikobo à Pointe-Noire, bien que les 600 maisons proposées (au coût unitaire de 250 à 300 millions de FCFA) ne s’adressent qu’aux citoyens fortunés)

Les compétences congolaises existent aussi bien dans la technique, architecture, maitrise d’œuvre et entreprises générales, que dans l’art de la négociation, l’économie et la gestion. Nombreux sont les congolais qui disposent d’un peu d’argent qu’ils aimeraient investir au pays. Pourquoi ne pas mutualiser, monter une société par actions dans laquelle chacun pourrait investir à la mesure de ses moyens?

Le rôle de l’Etat serait de :
- rendre solvables les congolais en développant le secteur industriel et en fournissant les 40000 emplois annuels promis par le Président et que l’on attend encore ;
- faciliter l’obtention des crédits bancaires par une incitation faite auprès des organismes prêteurs ;
- contraindre les concessionnaires des secteurs eau et électricité à viabiliser les nouveaux quartiers avec célérité ;
- promouvoir la filière bâtiment et soutenir les entreprises générales

Si ce projet élargit considérablement la cible visée par le projet de Kintele, il est bien loin de résoudre le problème de ceux qui sont frappés par la plus grande pauvreté. Leur mal ne peut guère être résolu sans incitation au retour vers la terre d’une grande partie des néo-citadins sans emploi et la revalorisation des métiers de l’agriculture.

Le rôle de l’État consisterait à urbaniser les quartiers qui se créeraient (création des voies d’accès, adduction d’eau, évacuations des eaux de vannes et des eaux de pluie, acheminement d’électricité)

Si ce projet élargit considérablement la cible proposée dans le projet de Kintélé, il est bien loin de résoudre le cas des congolais des favelas. Leur problème ne pourra être résolu que par une incitation forte au retour à la terre des néo-citadins sans formation et sans emploi et la revalorisation des métiers de l’agriculture.

Jean-Hervé MOUÉLÉ KIBAYA
SLY Johnson
KALLÉ