Le Conseil Permanent de la Francophonie (CPF) condamne le coup d’Etat militaire intervenu au Niger le 18 février dernier

mars 2nd, 2010 Posted in Evènements | No Comments »

Suite au coup d’Etat militaire survenu au Niger le 18 février 2010 et la prise du pouvoir par le Conseil suprême pour la restauration de la démocratie (CSRD), le Conseil Permanent de la Francophonie (CPF) s’est réuni en session extraordinaire le 1er mars à Paris pour examiner la situation dans ce pays qui a vu naître, le 20 mars 1970 à Niamey, la Francophonie institutionnelle.

Présidée par Abdou Diouf, Secrétaire général de la Francophonie, cette session du CPF a adopté une résolution qui, conformémentau chapitre III alinéa 5 de la Déclaration de Bamako, condamne fermement le coup de force perpétré, le 18 février dernier au Niger, par le Conseil suprême pour la restauration de la démocratie (CSRD), qui a renversé le Président Mamadou Tandja.

Une délégation représentant les nouvelles autorités nigériennes avait été invitée à prendre la parole devant les membres du CPF. Composée du Professeur André Salifou, ancien Représentant personnel du chef de l’Etat nigérien au CPF, du Colonel Abdoul Karim Goukoye, membre et porte-parole duConseil suprême pour la restauration de la démocratie (CSRD) et du Lieutenant-colonel Idrissa Chaïbou, membre du CSRD, cette délégation a pris la parole pour réitérer son engagement à mettre en place un gouvernement de transition et à organiser, à terme, des élections libres, transparentes, démocratiques et crédibles sans qu’aucun membre du CRSD, ni du gouvernement de transition, n’y prenne part.

Dans la résolution adoptée, le CPF demande aux nouvelles Autorités de confirmer formellement, d’ici à sa prochaine session prévue le 16 avril, les modalités et le calendrier d’un retour à une vie constitutionnelle véritablement démocratique et d’en assurer la mise en œuvre dans les meilleurs délais. Il exhorte les acteurs politiques nigériens à ramener rapidement, en œuvrant de manière consensuelle et inclusive, leur pays sur le chemin de la démocratie en organisant des élections libres, fiables et transparentes, en rétablissant des institutions conformes aux principes d’un Etat de droit et en respectant le plein exercice des droits et des libertés sur l’ensemble du territoire national.

Les membres du CPF ont décidé de demeurer saisi de cette situation, de manière à réexaminer sa position, à la lumière de la Déclaration de Bamako, lors de sa prochaine session prévue le 16 avril, en fonction des actes posés et des avancées constatées dans le sens de ses recommandations. Le CPF demande au Secrétaire général d’envoyer une mission au Niger, avant le 16 avril, pour évaluer et constater les progrès que les nouvelles Autorités du Niger se sont engagées à réaliser. Enfin, il affirme, dans un souci de solidarité et de responsabilité, la disponibilité de la Francophonie à accompagner pleinement le processus de retour à un ordre constitutionnel et à une vie politique démocratique, ce, en liaison étroite avec les autres partenaires internationaux.

L’OIF compte 56 Etats et gouvernements membres, et 14 pays observateurs.

LA CHASSE AUX CABINDAIS SE DÉROULE DANS LE SILENCE

mars 2nd, 2010 Posted in Evènements | No Comments »

Le Front de Libération de l’Etat du Cabinda tient à informer l’opinion publique internationale de la situation catastrophique que vit le peuple cabindais depuis surtout, le départ des journalistes étrangers et des délégations qui ont participé à la CAN 2010.

Comme l’avait déclaré un Général angolais qu’après la CAN, qu’il allait nettoyer Cabinda et raser tout cabindais qui prononcera ou pensera à l’indépendance. Nous estimons qu’il est en train de réaliser actuellement son génocide en plein air et a transformé Cabinda en la plus grande prison du monde.

L’Histoire retiendra tous ces massacres de civils innocents que l’armée angolaise est en train de faire sans que la communauté internationale ne dise mot, pourtant toutes les chancelleries étrangères savent très bien ce qui se passe en ce moment.

Le régime terroriste de Luanda ne respecte aucunement les droits de l’homme et va jusqu’à violer des femmes cabindaises devant leurs enfants et leurs maris afin de toucher leur amour propre.

Des milliers de civils sont emprisonnés suite à des arrestations arbitraires et arrachés de leur lit la nuit à 3 heures du matin par les militaires angolais. Beaucoup d’autres ont fuit dans la forêt afin d’échapper aux terroristes angolais qui sont en train de terroriser les femmes et les enfants sans défense.

Des milliers d’arrestations arbitraires, emprisonnés à ce jour AU CABINDA, on a Maître Francisco LUEMBA, Padre Raul TATI (Ancien Vicaire du Cabinda), Maître Martinho NOMBO, Belchior Lanso TATI, Pedro Benjamin FUCA, José Zeferino POATI, Antonio NITO, Marcos MAVUNGO, Alberto NSUAMI, Pedro Maria Antonio GOMES, Esperancça Cerila TATI.

AU CONGO BRAZZAVILLE : NGOMA Benjamin BOUNDJI, NGOMA Mangila Dieudonne BOUNDJI, Colonel Cosmas NZAOU, Antonio Vicente, Alphonse MBINGI, João KIBINDA, Alexandre MABIALA, João MAKUNDU, Emmanuel NGOMA GOS, Pedro Maria Antonio GOMES etc…

Ces actes ont été dénoncés à deux reprises par Human Rights Watch, par d’autres ONG et par la déclaration du Vice-président du FLEC.

Nous appelons la Croix Rouge internationale d’intervenir auprès de ces prisonniers pour voir les conditions catastrophiques de leur détention ainsi que les tortures physiques et morales qu’ils subissent.

L’armée angolaise détruit toutes les plantations des cabindais pour les laisser mourir de faim ainsi que ceux qui n’ont pas été arrêtés. Cet acte n’est pas digne d’un état qui se dit civilisé en 2010. La chasse aux cabindais se déroule aussi au Congo Brazzaville et au Congo Kinshasa sans que la souveraineté de ces pays ne soient respectée…

L’Angola est un vrai Etat terroriste au vrai sens du mot. Le mitraillage du bus transportant des joueurs togolais le 8 janvier dernier s’est avéré d’après les journaux spécialisés, ainsi que certains responsables angolais qui veulent garder leur anonymat (pour fanfaronner) et les chancelleries étrangères n’est qu’un scénario réalisé par les militaires angolais et prémédité de toute pièce.

Cet acte odieux avait pour but de coller l’étiquette de terroriste au FLEC. Mais cela n’a pas marché. L’Angola a craché en l’air et a eu le crachat sur la figue (d’après deux journaux belges).

Même l’assassinat de l’icône de football anglais Emmanuel ADEBAYOR était programmé, mais n’a pas eu lieu grâce au refus de ce dernier lors de son évacuation en dernière position, de mettre un repère sur sa tête (tee shirt) qui serait reconnu par un sniper angolais caché dans la forêt.

Cette opération avait pour but de créer une situation de choc dans la communauté internationale et mettre sur le dos du FLEC tous les médias.

Aucune enquête n’a été faite et aucun éléments n’a été présenté à la communauté internationale à ce jour par les angolais ni aux journalistes et jugé afin de déterminer les responsabilités de chacun…

Nous connaissons très bien les méthodes de désinformation et de manipulation du MPLA. Il n’est plus à présenter dans ce domaine.

Le MPLA, depuis des années crée de faux FLEC qu’il finance pour lutter contre le vrai FLEC de Nzita Tiago Henriques qui est enraciné dans toute la population cabindaise et la diaspora.

Ce FLEC est le seul qui représente le peuple cabindais et le seul qui arrachera son indépendance.

Toutes les devises de l’Angola sont déposées dans les banques portugaises (ce qui a été dénoncé vivement par le Président de l’UNITA) afin d’avoir le soutien aveugle du Portugal qui est le grand responsable de notre malheur et le peuple portugais qu’on respecte, le sait très bien.

Le Portugal doit savoir que l’Angola est de Cunene à SOYO. Le Cabinda appartient au peuple cabindais.

Le Portugal doit s’occuper de ses problèmes financiers dans le cadre de l’Union Européenne au lieu de pérenniser la colonisation en Afrique par l’intermédiaire de l’Angola. Les responsables portugais qui jouent un rôle très important dans le drame du Cabinda à ce jour, devrait relire l’Excellent travail : Angola é nossa ! écrit par le portugais Antonio Barreto, dans le Journal Publico du 13 Avril 2008.

Ce travail est un témoignage d’un homme qui a vécu et vu l’Holocauste en Angola. Ce livre met en évidence le retour massif des portugais en Angola pour le contrôle de l’économie angolaise… et le Cabinda subit le même retour au intérêts sans limite et le rôle néfaste du régime portugais ainsi que son silence amère et le blocage du cas du Cabinda auprès de l’Union Européenne.

Le FLEC demande à la communauté internationale de faire ce qui a été décidé pour le Timor, le Kosovo, la RASD, la Palestine et le référendum au Soudan… pourquoi 2 poids 2 mesures…La justice est pour certains et non pour d’autres dans la même situation. Pour vous le pétrole de Cabinda vaut mieux que le peuple cabindais !

Le FLEC informe la communauté internationale des visées expansionnistes de l’Angola qui projette d’occuper illégalement la partie qui sépare l’Angola du Cabinda. Cette zone large de 64 km est un territoire de la R.D.C depuis plus de 120 ans. Une autre région du Bandundu appartenant aussi à la RDC est colonisée par l’Angola qui exploite les mines de diamants en chassant tous les habitants congolais de force.

Le Bas-Congo est occupé aussi par l’Angola sans aucun respect du peuple congolais. L’Angola est un colon régional qui menace toute l’Afrique Centrale. La communauté internationale ne peut pas rester silencieuse pour ses intérêts en occultant la souffrance des peuples et les massacres de civils innocents.

Dans cette région les droits de vie sont inexistants et l’environnement complètement souillé par le pétrole exploité par Chevron, Total-Fina, Agip. Chez vous c’est vert, mais chez nous c’est noir pollué, mais qui est responsabilité de ça !

Le FLEC vous demande de prendre toutes vos responsabilités afin d’éviter la continuité du sang, surtout cabindais qui coule depuis 35 ans.

Le FLEC est disposé à trouver toutes solutions au drame du Cabinda et est ouvert à toute négociation politique réelle et équitable. Nous appelons l’ONU à organiser une conférence internationale sur le Cabinda.

Fait à Cabinda le 26 Février 2010
Le Comité Central du FLEC

Bruit de bottes françaises à Brazzaville

mars 2nd, 2010 Posted in Evènements | No Comments »

En Afrique, en matière militaire, la France souffle le chaud et le froid. Par un tour de passe-passe, Paris ferme les bases militaires sans pour autant les quitter. Ainsi, par le jeu de déploiement-reploiement, la France perpétue sa présence militaire en Afrique.

Avant son élection, Nicolas SARKOZY avait promis de moderniser les relations de la France et l’Afrique. S’il semble bien décidé à faire évoluer la carte militaire et à jeter par dessus bord l’encombrant képi de « gendarme de l’Afrique », on ne peut pas en dire autant de sa diplomatie.

Formé à l’école de Charles PASQUA, le chef de l’Etat continue de recourir aux réseaux parallèles et aux rapports personnels avec les dirigeants locaux. Sa visite au Gabon, où la France a été accusée de cautionner l’élection contestée de BONGO en août dernier, le démontre une fois de plus. Cette troisième visite à Libreville n’est pas le moindre des paradoxes dans une politique élyséenne qui n’en manque pas.

Partir en restant ou rester en partant

Le concept de base militaire a vécu. Exit l’opération « Barracuda ». Exit l’opération sur Kolwezi. Place désormais à la doctrine de « coopération militaire » inspirée du Livre blanc de la défense publiée au printemps 2008.

Après la base militaire d’Abidjan, dont la fermeture a été décidée sans tambours ni trompettes, la France poursuit donc la réorganisation de sa présence militaire en Afrique francophone.

La France a annoncé, le 20 février 2010, son intention de fermer ses bases militaires au Sénégal, fortes de 1 200 hommes et qui constituent une de ses trois installations permanentes en Afrique.

Toutefois, elle souhaite conserver à Dakar un « pôle de coopération militaire à vocation régionale ».

Et, c’est là l’ambiguïté. « Les bases militaires françaises vont quitter Dakar en vertu d’un accord qui sera signé avant le 4 avril (date de l’indépendance du Sénégal) par les deux parties », a déclaré le porte-parole du président sénégalais Abdoulaye WADE (AFP, 20 Février 2010).

C’est une diminution de la présence militaire française au Sénégal, ce n’est pas une disparition.

Quelques semaines auparavant, sans moins de panache, le Congo-Brazzaville annonçait l’arrivée prochaine des instructeurs militaires français. Pour une mission de formation en génie militaire.

L’école nationale à vocation régionale (ENVR) spécialisée dans les travaux publics et le bâtiment devrait être fonctionnelle en septembre 2010.

L’accord relatif à l’implantation de cette structure de formation venait d’être signé entre le ministre philosophe congolais à la présidence, chargé de la défense nationale, Charles Zacharie BOWAO et l’ambassadeur de France au Congo-Brazzaville, Jean-François VALETTE (AFP, 9 Février 2010).

Simple coïncidence de date et des faits ? Pur hasard ?

Le Congo-Brazzaville et la France revitalisent les accords de défense au moment où la coopération en matière culturelle et d’éducation est au plus mal.

Que cache donc ce regain de coopération militaire ? Cette école masque-t-elle un centre de formation de combattants endoctrinés à la défense des intérêts français dans un environnement mondialisé ? Ces accords servent-ils des ambitions peu avouables telles des clauses secrètes ? Pourquoi la présence de troupes étrangères au Congo-Brazzaville n’a-t-elle pas fait l’objet d’un débat parlementaire ?

La France a certainement serré les fesses lors des élections gabonaises, en perdant BONGO son allié de toujours. Il lui manque désormais l’appui inconditionnel que Bongo père lui offrait.

L’Elysée cherche certainement une autre base en Afrique centrale. L’implantation de cette école à Brazzaville en présente peut-être les contours.

Denis SASSOU NGUESSO au Congo-Brazzaville en compétition pour le leadership de la sous-région avec Paul BIYA du Cameroun, fort tenté supplanter BONGO, est sans doute pour Paris le meilleur garant de la continuité de sa très honteuse politique africaine.

Ce centre d’instruction n’est, vraisemblablement, pas l’arbre qui cache la forêt. Car on peut rêver éveillés en se demandant : à quand une école Polytechnique, HEC, une école d’Informatique sous-régionale financées par la France à Brazzaville ?

A lire également l’article sur l’importation via la Chine par le Congo Brazzaville d’armes de guerre en Corée du Nord en violation de l’embargo imposé par les Nations unies.

A noter à ce sujet la déclaration d’Hillary CLINTON, secrétaire d’Etat américain qui se félicite que la Chine collabore aux sanctions imposées à la Corée de Nord : « les Sud-africains ont arrêté un navire transportant des armes de la Corée du Nord à destination du Congo-Brazzaville, pour causer plus de violences et tuer encore plus de gens là-bas comme dans le passé, tout ceci parce que nous avons le soutien de la communauté internationale, et c’est ce que nous cherchons » a-t-elle déclaré. Tiens, Mme Hillary CLINTON connaît donc bien la nature du régime de Brazzaville ! Tant mieux.

Cette dernière information est à mettre en parallèle avec la déclaration publiée jeudi 25 février à Brazzaville par Alix LORISTON, représentant local du Programme alimentaire mondial (PAM).

Ce dernier a révélé que selon une étude sur la sécurité alimentaire au Congo Brazzaville environ 41% des Congolais sont sous alimentés.

Que Alain AKOUALA vienne nous expliquer maintenant que les armes achetées par le Congo Brazzaville en Corée du Nord contenaient en réalité du lait infantile…

MIEUX COMPRENDRE LA TRAGÉDIE RWANDAISE

mars 2nd, 2010 Posted in Evènements | No Comments »

Occupé par les Allemands (de même que le Cameroun) après le découpage de l’Afrique et sa redistribution aux puissances coloniales de l’époque, le Ruanda-Urundi fut occupé par la Belgique, qui en avait chassé les Allemands en 1916.

La Belgique fut donc placée devant le même problème que celui de l’occupation du CONGO (RDC), lors du don du roi Léopold II à son pays.

Comment organiser un territoire 70 fois plus grand que la Belgique comptant à peine 8 millions d’habitants ?
Je reconnais, malgré mon mépris pour le système colonial, dont j’ai amplement parlé, que la Belgique a parfaitement réussi son pari.

Mais en insistant sur les véritables buts de cette occupation coloniale qui furent les suivants : Procéder au pillage systématique des ressources immenses de ce fabuleux pays afin de développer, non seulement les exportations de ces richesses, mais également le développement des industries belges dont le besoin en minerai était primordial pour faire démarrer son économie, notamment dans deux périodes critiques : après les guerres de 1914-18 et 1940-45.

À ce sujet, un fait peu connu : après mon retour des Camps, j’ai fait le voyage de Bruxelles à Cachan, pour apporter à ma famille française, ce qui leur manquait encore terriblement à cette époque. Il s’agissait surtout de café, de sucre, de farine blanche, en bref le ravitaillement en Belgique était meilleur qu’en France, voici pourquoi :

Pendant toute la guerre 1939-45 le Congo belge (RDC) a mis à la disposition des Américains toutes ses ressources, principalement minières, voire agricole (coton notamment) et plus particulièrement l’uranium destiné à la future bombe atomique, mais aussi des métaux devenus plus précieux que l’or, le tungstène, sans oublier le cuivre, jamais il n’en est fait mention dans les documents relatant la 2de Guerre Mondiale, même au sujet de la 1ère bombe atomique, ou alors très rarement.

La Belgique avait, grâce aux énormes ressources du Congo belge (RDC), mises à la disposition des Etats Unis, amassé un trésor de Guerre important, qui lui a permis (en plus du Fonds Marshall) de commander directement des matières de premières nécessité !

Il serait bon de rappeler également que lors de la libération de la Belgique en 1944, la Banque Nationale de Belgique n’avait plus la moindre réserve d’or !

Celle-ci avait été mise à l’abri (sic) à la Banque de France, pour la soustraire aux envahisseurs nazis, et ne fut restituée à la Belgique que 4 ans après la fin de la guerre ….

Concernant ce terrible conflit, on évoque avec juste raison, les ouvriers américains (sans oublier les femmes !) qui ont œuvré sans relâche dans les usines d’armement.

Jamais je n’ai entendu parler du travail exténuant des mineurs congolais, dont la tâche mal rémunérée était fort peu considérée et dont beaucoup y ont laissé la vie.

Bien que j’aie vivement regretté les aberrations du système colonial dans son ensemble, il serait excessif d’impliquer directement l’administration belge dans le processus du génocide rwandais.

Pour la bonne raison, que tout système colonial avait intérêt à ce que le pillage des ressources africaines se fasse dans les meilleures conditions de travail possibles, le rendement est à ce prix.

D’où l’intérêt d’éviter les conflits interethniques, et d’organiser la colonie le mieux possible, en la dotant d’équipements variés tels que routes, chemins de fer, voies navigables et une administration cohérente et centralisée où l’occupant blanc aurait naturellement tous les pouvoirs.

Mais aussi, et on l’oublie trop souvent, de limiter la formation des indigènes au niveau du primaire, d’où la quasi-inexistence d’enseignement secondaire au profit des Congolais.

Au 30 juin 1960, jour de l’indépendance du Congo Belge, le pays ne comptait que 17 universitaires congolais, mais il est vrai qu’en Algérie, lors du départ des Français, seuls 7 % de la population avait eu accès à cet enseignement, qui devait préparer à l’université et dont de multiples exemples ont montrés la remarquable réussite des Africains qui avaient eu, ou qui ont aujourd’hui, la possibilité de suivre des enseignements de très haut niveau.

La raison de cette castration éducative était simple, conserver tous les emplois de direction ou de décision aux seuls blancs, et limiter l’évolution des indigènes aux seuls besoins d’une main d’œuvre capable de comprendre les ordres reçus, établir éventuellement un rapport et de faire des calculs simples, d’où la qualité de l’enseignement primaire, organisés exclusivement par les missions catholiques jusqu’en 1955, soit 5 ans avant une indépendance brutale, vouée à l’échec, par manque de préparation des indigènes à prendre en mains leur propre destinée, comme l’avait prédit fort justement DUMONT : L’AFRIQUE NOIRE EST MAL PARTIE…

Ces conditions de ségrégation éducative furent remarquablement remplies au Congo belge et appliquées à l’ancien Protectorat (le fut-il vraiment un jour ?) du RWANDA-URUNDI dès la déroute des occupants allemands en 1916, et mis sous mandat confirmé par la SDN en 1922.

Déjà occupée à part entière par l’organisation et le développement du CONGO BELGE, la Belgique disposait que de très peu de moyens en homme et matériel, pour l’occupation de sa nouvelle province.

J’ai pu constater à BUKAVU en 1959, bien que remarquablement organisée et administrée (voir les raisons ci-devant), tout ce qui la concernait était rattaché à la direction territoriale de la Province du KIVU et du RWANDA-URUNDI, dont le Gouverneur Provincial en avait la responsabilité et s’en acquittait fort bien (colonialement parlant).

À ma connaissance, cette province ne fut jamais le théâtre de tueries entre tribus, ni de famines, et l’organisation de la région fut remarquable, comme dans tout le Congo d’ailleurs.

De là à en conclure abusivement que tout y était pour le mieux dans le meilleur des mondes est un pas à ne pas franchir, jamais à ma connaissance la Belgique n’a parlé d’ACTE POSITIF

Mais je serais reconnaissant aux lecteurs de me faire part de l’existence éventuelle de tels propos et bien sûr des erreurs qui pourraient m’être imputées à condition de m’en donner les preuves. D’autant plus qu’à ma connaissance, la Belgique n’a jamais revendiqué le rôle positif dès sa colonisation au RWANDA.

La controverse aurait été difficile, car le Rwanda-Urundi comme aujourd’hui, n’est guère riche en minerais ou ressources naturelles et donc peu convoité.

Mais le Rwanda-Urundi lui apportait une augmentation notable de son territoire et une présence non négligeable sur le plan international.

Arrivons-en maintenant au fond de la question : comment a été administré ce territoire avec un personnel colonial aussi réduit ?

Le hasard a voulu que le Rwanda, avant l’arrivée des Belges, coulait des jours paisibles.

Seules deux ethnies se partageaient le pays : la plus nombreuse celle des HUTUS et l’autre, celle des TUTSIS.
Ces ethnies étaient complémentaires et leurs rapports en étaient favorisés.

Les HUTUS étaient traditionnellement agriculteurs et chasseurs donc sédentaires, quant aux TUTSIS, ils étaient éleveurs de bétail, habitués aux déplacements avec leurs troupeaux.

Mais le fait capital pour comprendre ce qui s’est passé ensuite et qui a favorisé considérablement le travail des colonisateurs fut l’organisation tribale de chacune des ethnies.

Les HUTUS attachés à leur terre formaient des villages isolés, certes remarquablement organisés comme tous les villages africains d’ailleurs, mais isolés, sans chef commun à tous les villages.

Ce qui n’était pas le cas des TUTSIS, organisés de façon centralisée, avec à leur tête un chef suprême le MWAMI du RWANDA URUNDI qui avait juridiction sur la totalité des villages tutsis.

Dès lors, les autorités belges, à la recherche d’une ethnie susceptible de lui déléguer des fonctions de responsabilité administratives mineures, sous leur autorité, n’eurent aucune difficulté à choisir les TUTSIS pour une raison évidente : les Tutsis bien que minoritaires, étaient répartis sur la totalité du Rwanda et de l’Urundi et chaque village dépendait de l’autorité du MWAMI.

Dont l’allégeance à l’autorité Royale belge via celle du Gouvernement Général du Congo belge à Léopoldville fut relativement facile à obtenir.

C’est ainsi que l’administration du Rwanda-Urundi fut confiée aux Tutsis et non, comme l’ont prétendu certains, parce que leur évolution intellectuelle était supérieure à celle des Hutus.

J’ai connu les deux ethnies, et chacune possédait ses caractéristiques propres et également respectables. Mais, au fil des ans, la sujétion des Hutus à celle des administrateurs Tutsis a du certainement, devenir de plus en plus pesante. A-t-elle été déterminante dans la préparation du génocide ?

Ce seraient aux historiens d’en établir la preuve. Mais la question primordiale, celle qui a mis si longtemps à être posée, est bien sûr, de savoir si le génocide aurait pu être évité, et alors qu’il s’accomplissait devant nos yeux, grâce à nos moyens de communication modernes, tenter de l’arrêter suffisamment tôt ?

À ce moment précis c’est toute la communauté internationale qui devient coupable de non-assistance d’un peuple en danger de mort.

Enfin, dans cette optique, le crime le plus odieux fut que la France qui savait parfaitement ce qui se passait, aurait dû dans les délais les plus brefs, démonter toutes les installations (offertes par la FRANCE !) de la radio des Milles Collines qui, inlassablement, a pu continuer à encourager le massacre.

Mon expérience de la guerre 1939-45 et du rôle des « collaborateurs » (un euphémisme intolérable) parmi lesquels figurait l’IGNOBLE Céline me permet d’affirmer que les paroles comme les écrits, peuvent tuer aussi sûrement que les balles.

Devant un tel abandon où le sentiment religieux fut terriblement absent, et dont le Rwanda étant pourtant la région la plus catholicisée du Congo belge, sans bien sûr l’excuser, la loi du talion était inévitable.

Car j’ai connu le KIVU et je sais parfaitement que la radio, dont chaque village possédait, au moment des faits, au moins un exemplaire, était le seul moyen de communication globale du pays ! Et les chefs HUTUS le savaient aussi.

C’était une arme à double tranchant, soit transmettre des programmes éducatifs, de distraction et des nouvelles, et elle avait alors un rôle positif, ou inciter au meurtre, ce qui fut malheureusement le cas. Il va de soi que ce don, fait par la France, était bien destiné à l’éducation populaire et à renforcer les liens entre communautés.

Mais pourquoi ne pas s’être rendu compte de son utilisation criminelle et de la nécessité de mettre fin aux appels aux meurtres ?

D’autant plus que par la suite elle a su envoyer l’élite de son armée pour protéger les génocidaires ?

Je me refuse à terminer ce témoignage sur de simples constats aussi vrais, terribles et consternants.

Aussi, tous mes espoirs vont vers cette jeune fille TUTSI qui ayant vécu le génocide a eu le courage de se lancer dans le rapprochement entre les deux communautés.

Elle n’est certainement pas la seule, et je souhaiterais que ce genre d’initiatives soient mieux connues, afin d’en tirer la leçon et de leur apporter le maximum d’aide d’encouragements et de moyens.

Peu importe les regrets toujours tardifs (quand ils existent !) de ceux qui n’ont pas empêché cette tragédie, le plus important serait d’apporter enfin, tous les moyens nécessaires pour que ces peuples vivent enfin en paix.
Ce qui a été possible entre la France et l’Allemagne (et qu’il faudrait encore amplifier) serait certainement réalisable au RWANDA et au BURUNDI. C’est en tout cas, mon vœu le plus cher.

François SPIRLET
Ancien fonctionnaire colonial, muté dans la Province du KIVU et RWANDA – URUNDI (1959 – 1960 ) pour manque de respect de l’éthique coloniale.
Document sur : Colonisation et décolonisation brutale un devoir de Mémoire EUROPEEN, sur simple demande à : fspirlet@free.fr

Alain JOYANDET, un Homme d’Affaires au Gouvernement

mars 2nd, 2010 Posted in Evènements | No Comments »

Peut-on appeler à la défense de l’intérêt général et défendre sa petite entreprise ? Cas d’école : celui du secrétaire d’Etat à la Coopération et à la Francophonie, Alain JOYANDET, qui possède une société de distribution de bateaux équipés de bois précieux africains.

Lorsqu’il est monté dans l’avion direction Libreville avec Nicolas SARKOZY, Alain JOYANDET a endossé pour 48 heures ses habits de représentant de la République. Quand, ce week-end, il sera de retour en Franche-Comté, où il dirige la liste UMP pour les régionales, il pourra se transformer en VRP de l’esprit d’entreprise.

Et pour cause : malgré l’obligation faite aux membres du gouvernement d’interrompre « toute activité professionnelle » (article 23 de la Constitution), Alain JOYANDET reste l’actionnaire majoritaire d’une kyrielle de sociétés, sans y avoir de responsabilités opérationnelles :
- Il possède 99% de Mediatour, SARL jouant le rôle de holding, les autres actionnaires étant sa femme et ses trois enfants, la société est gérée par Martine JOYANDET;

- Mediatour possède 80% de Bateaux Moteur Bavaria France, SARL gérée par Elodie SASSARD, spécialisée dans « l’achat, la vente, l’importation, l’exportation et la location de bateaux à moteur » ;

- Mediatour possède 80% d’Europe Yachts, SARL gérée aussi par Elodie SASSARD, spécialisée dans « la vente, l’achat, la location de tous navires de plaisance et de tous accessoires, accastillage, agrès, apparaux »

- Mediatour possède 80% de Yachting Selection, SARL gérée par Elodie SASSARD, dont l’objet est « l’achat, la vente, la location de bateaux, les opérations de courtage maritime, d’assurances et de services divers attachés aux bateaux ».

Précisions : Martine JOYANDET est l’épouse du secrétaire d’Etat, Elodie SASSARD est leur fille. JOYANDET est distributeur du deuxième fabricant allemand de bateaux de plaisance. « Depuis le 19 mars 2008, précise Alain JOYANDET par le biais de sa conseillère presse, j’ai abandonné toute activité professionnelle ».

En fait, c’est le 31 mars 2008, au cours d’une assemblée générale, que le nouveau secrétaire d’Etat à la Coopération et à la Francophonie abandonne à sa femme la gérance de la société.

Mediatour, société au capital d’1,850 million d’euros, peut donc continuer à superviser l’activité des sociétés du groupe. L’ensemble a notamment pour activité la distribution des bateaux Bavaria. Bavaria ? Un constructeur allemand de voiliers et bateaux à moteurs.

Même si elle a été revendue en octobre 2009 par le fonds Bain Capital pour 300 millions d’euros (contre un rachat de 1,3 milliard en 2007), la société Bavaria écoule environ 3 500 unités par an. Ce qui en fait le deuxième fabricant européen de bateaux de plaisance, juste derrière le français Bénéteau. Sur les 26 modèles de bateaux, tous ont des bois précieux.

Pour relancer son offre sur les voiliers haut-de-gamme, Bavaria a récemment créé le 55, un modèle luxe dessiné par le grand architecte naval néo-zélandais Bruce Farr et les designers de BMW. Le tout pour la coquette somme de 309 764 euros, « livré en France ». A ce prix, voici ce que les marins ont : « Wenge pour le plancher, chêne pour les meubles, formes rectilignes, le carré du 55 ouvre une nouvelle ère ». A priori, rien d’exceptionnel dans cette la légende photo de Voile magazine (p. 39, numéro de juillet 2009) .

Sauf que le « wenge » est une espèce de bois africain exotique très prisée des esthètes mais aussi de plus en plus rare.

En feuilletant le catalogue de Bavaria, Arnaud Labrousse, expert de l’exploitation des bois tropicaux, a relevé plusieurs mentions :
Iroko : Plateforme de bain avec Iroko / Bancs et fond de cockpit Iroko
Acajou : Intérieur acajou bois massif et plaqué fine line / Plateforme de bain en teck /Table cockpit en Iroko

Les 26 modèles neufs proposés à la vente sur le site de Yachting Selection comportent des essences de bois précieux en version standard. Sur 10 modèles, il est question d’un « intérieur acajou bois massif et plaqué ». Teck, iroko, acajou et wenge autant d’espèces de bois exotiques qui font l’objet d’une attention soutenue de la part des ONG environnementales. « Espèces en danger » ou « quasi menacées »

Très à la mode depuis quelques années, ces bois exotiques sont couramment utilisés dans la charpenterie de marine. A la fois par souci esthétique, mais surtout parce qu’ils sont très résistants et imputrescibles comme le teck.

Problème : certains de ces bois utilisés par Bavaria sont aujourd’hui classés parmi les espèces en danger. C’est le cas de milletia laurentii, le wengue exploité au Cameroun et en République démocratique du Congo.

La Prota, une fondation qui répertorie les ressources végétales de l’Afrique tropicale, indique :
« Millettia laurentii est inclus comme espèce en danger dans la liste rouge de l’UICN, en raison de la dégradation de son milieu et de sa surexploitation. Au Cameroun, un permis spécial est exigé pour l’exploitation de millettia laurentii ».

L’évaluation de la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature est l’une des plus anciennes (1963) et des plus sérieuses qui soit.

Dans une longue lettre adressée à Alain JOYANDET, Arnaud LABROUSSE cite l’exemple de l’iroko :
« L’iroko (milicia excelsa) est une des essences phares des sociétés forestières multinationales actives en Afrique. Il s’agit d’une essence quasi menacée selon l’Union mondiale pour la nature »

LABROUSSE n’a reçu aucune réponse du cabinet du secrétaire d’Etat à la Coopération. Aux questions de Rue89, Alain JOYANDET s’est contenté d’un :
« Je n’ai rien à me reprocher et je n’ai aucun doute sur le fait que Bavaria respecte les directives européennes en matière de quotas. Appelez-les »

Bavaria n’a pas répondu à notre demande d’explication sur la politique de gestion de ces bois précieux. A priori, rien d’illégal, mais la traçabilité de ce type d’essence reste encore assez floue.

JOYANDET favorable à une exploitation dans des « conditions durables »

Tout cela pourrait rester une querelle d’experts si le gouvernement n’avait pas fait de sa politique africaine un modèle de « rupture ». En s’arrêtant au Gabon, avant son étape rwandaise, Nicolas SARKOZY avait bien l’intention d’aborder le sujet.

Officiellement, il est toujours question de protéger la filière et ses essences rares. En réalité, le bras de fer qui oppose Libreville aux forestiers est cette interdiction d’exportation des grumes en 2010, annoncée en novembre dernier par les Gabonais.

Ali BONGO a ainsi voulu taper du poing sur la table, obligeant les forestiers à transformer l’essentiel de leur production sur place. Impossible, répondent ces derniers, arguant du manque de main-d’œuvre qualifiée.

Dans ce dossier, Alain JOYANDET est à la manœuvre, à coups de discours volontariste lorsqu’il parle aux agents de l’Agence française de développement :
« Exploiter la forêt dans des conditions durables comme dans le cadre de l’initiative du bassin du Congo, c’est se donner le moyen d’accéder aux marchés les plus exigeants et les plus rémunérateurs ».

Ajoutant même :
« Je suis convaincu que les entreprises françaises sont bien placées dans la concurrence mondiale au regard de tous les critères qui précèdent »

Est-ce le représentant de la République ou l’homme d’affaires qui s’exprimait dans ce colloque intitulé « Entreprendre pour le développement » ?

Brazzaville abritera un forum de l’ADEA sur l’eau et l’énergie

mars 1st, 2010 Posted in Evènements | 1 Comment »

« L’eau n’est pas une marchandise, c’est un élément constitutif de la vie, c’est la vie elle-même… » Danielle MITTERAND, fondation France Liberté

L’Agence de développement des entreprises africaines (ADEA) organise du 09 au 11 mars 2010 à Brazzaville, la première édition du forum Eurafric sous le thème : la gouvernance dans le secteur de l’eau et de l’énergie.

Le forum sera présidé par le ministre congolais de l’énergie et de l’hydraulique, Bruno Jean Richard ITOUA et par le directeur de l’ADEA, Abdoulaye KANTÉ

Il s’agit d’une rencontre qui réunira les acteurs économiques et politiques des pays membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), les bailleurs de fonds internationaux et les représentants d’une cinquantaine d’entreprises européennes spécialisées dans le secteur de l’eau et de l’énergie.

L’Afrique centrale est dotée du plus grand potentiel hydroélectrique africain, et même du monde avec 650 000 GWH/an. Cependant, le Congo Brazzaville est la partie la moins électrifiée de toutes les sous-régions du continent.

Après la poste détruite et le téléphone fixe saboté au Congo Brazzaville pour faire place à la téléphonie mobile plus lucrative pour les membres du clan de SASSOU NGUESSO qui exploite ces secteurs, l’eau du robinet est rendue rare et à peine potable. Le tout pour la vente de l’eau d’Edou (Okiéssi).

Les affaires sont les affaires !

Le secteur de l’eau est complètement sinistré au Congo et la capitale Brazzaville n’est pas épargnée. Les dirigeants du Congo génèrent cyniquement la pénurie sur un élément essentiel à la vie en laissant le secteur de l’eau s’écrouler. Le Clan de SASSOU NGUESSO et ses affidés créent des entreprises privées avec les revenus du pétrole qu’ils détournent au lieu d’aider les entreprises publics à se moderniser

La pénurie chronique d‚eau potable est plus violente au Congo Brazzaville que dans n’importe quel autre pays du monde. Rappelons que les habitants de la bande de Gaza en Palestine (territoire en guerre depuis 50 ans) n’ont que quelques heures de coupures d’eau par semaine.

Au Congo Brazzaville il y a trois sociétés qui fabriquent et commercialisent l’eau minérale à savoir : Cristal, Mayo et Okiéssi (la société du clan) ; ces sociétés vendent l’eau dans des bouteilles de 1,5 litre et le prix dépend de chacune des ces sociétés : 350F CFA pour 1,5 litres chez Cristal, 400F CFA pour 1,5 litres chez Okiéssi et 500FC FA pour 1,5 litres chez Mayo.

Chez les détaillants, il y a des bidons d’eau de 5 litres chez Cristal vendu à 1000 F CFA et de 10 litres vendu 1500F F CFA, chez Okiéssi le bidon de 5 litres est vendu à 1500F CFA et enfin chez Mayo le bidon de 5,5 est vendu 1500F CFA. L’eau de forage vendu par des particuliers est vendu à 50F CFA pouvant atteindre 75 F CFA le bidon de 25 litres.

En France une bouteille d’eau de marque cristalline de 1,5 litres coûte en 0,23 •, alors qu’une bouteille de bière Kronenbourg blonde de 50 cl revient plus de 4 fois plus cher soit 0,95 •, contre 500F CFA minimum pour la moindre bouteille de bière au Congo.

Un pack de 6 bouteilles de 1,5 litres d‚eau « cristalline » coûte 1,2 euros soit 20 centimes d‚euros la bouteille, ce qui montre qu’une bouteille de 1,5 litres d’eau standard au Congo Brazzaville coûte 2,5 fois plus chère qu’en

France et que l’eau coûte beaucoup plus cher que la bière.

Qu‚est ce qui justifie un tel coût pour un produit dont seuls quelques ingrédients sont importés ?

Même déshydraté il est fortement déconseillé de boire une goutte des 25 litres d’eau de forage achetés 75 CFA sauf à mettre une pastille d’eau de javel dedans.

Pour ce qui est de l’eau du robinet le Congo Brazzaville a une société de distribution qui est la SNDE (société nationale de distribution d’eau) qui facture l’eau à ses abonnés par prix forfaitaire de 15.000F CFA tous les deux mois sans qu‚il y est une seule goutte d’eau qui en sorte (une véritable arnaque organisée qui n’émeut personne, et pour cause)

Les robinets de la S.N.D.E. servent régulièrement des têtards quand ils ne sont pas tout simplement sec la plupart du temps. Cette insolite présence des têtards dans les robinets de la S.N.D.E. met en débat la qualité de l’eau que cette société distribue à ses milliers d’abonnés.

D.R.T.V (Digital Radio Télévision), la chaîne de télévision privée de Brazzaville, a filmé ce phénomène. L’année dernière, déjà, des têtards noirs avaient coulé des robinets, au quartier Batignolles, à Moungali.

Bruno Jean Richard ITOUA a informé récemment que les investissements réalisés ces dernières années au Congo Brazzaville dans le domaine de l’eau et de l’énergie se chiffraient à plus de 1000 milliards de francs CFA, pour quels résultats serait on tenté de lui demandé ???

Les congolais savent maintenant que les discours rassurants des responsables de la S.N.D.E., ne se traduiront pas, en actes concrets. Il est triste de constater qu’après la fin des travaux effectués à l’usine du Djoué, à Kinsoundi, annoncée tambour battant, la fourniture d‚eau n‚est toujours pas permanente, dans la plupart des quartiers de la capitale et il en sera de même pour l’électricité

Les autorités nous mènent-ils en bateau ? En tout cas, c‚est le sentiment de beaucoup de Brazzavillois qui gardent, malgré tout, le sourire et ironisent : « L’eau, c’est la vie. Mais au Congo, c’est la mort ».

Le directeur de l’ADEA Abdoulaye KANTÉ a indiqué que le choix porté sur le Congo Brazzaville pour l’organisation de ce forum se justifiait en raison des efforts qui ont valu au pays l’accession au point d’achèvement de l’initiative Pays pauvres très endettés (PPTE). Notons que pour un particulier c’est équivalent à une faillite personnelle.

Il est évident qu’en cas de faillite personnelle, il est impossible d’obtenir de nouveaux prêts. Dans le cas du Congo Brazzaville, c’est tout le contraire.

Le FMI et la BM viennent de dire que le Congo Brazzaville était incapable de rembourser les dettes malgré le pétrole au plus haut. Malgré cela, chaque jour un nouveau prêt à long terme est accordé par les organismes internationaux pour le Port de Pointe-Noire, une route ici, un aéroport là ou une opération immobilière ailleurs. Il y a quelque chose qui cloche, c’est certain.

LE DROIT Á L’EAU : à quand la fin du cauchemar pour le Congo Brazzaville ?

mars 1st, 2010 Posted in Evènements | No Comments »

AU VU DES POTENTIALITÉS énergétiques du pays, l’affaire pourrait prêter à sourire, voire à rigoler. Personne ne peut expliquer sérieusement cela. D’ailleurs, tous les hydrauliciens avec qui j’ai eu l’occasion de discuter sont unanimes: ce n’est pas possible. C’est une grosse farce digne de Mr. Bean, Benny Hill, Nkaba Ndudi et Ngadiadia réunis, sans oublier Michel Gohou et Adama Dahico.

J’ai lu dans la Pravda locale du Congo-rive droite, en fin d’année 2007 sous la plume de Lydie Gisèle que les habitants du quartier 32 de Poto-Poto manquaient d’eau courante depuis 2 ans déjà, soit depuis 2007. En plein 21e siècle.

POUR SITUER LES PROFANES, Mfoa (Brazzaville) la capitale du Petit Congo est divisé en 7 arrondissements et dans chaque arrondissement, il y a les quartiers qui vont de 10 à 19 par exemple (je dis au pif), de 20 à 29… et de 70 à 79, selon la taille et les subdivisions du cadastre.

Poto-Poto, c’est avec l’arrondissement 2 Bacongo, les premiers quartiers populaires, ou d’indigènes qui ont vu le jour sous la colonisation, entourant assez bien le centre-ville, ou la ville, appelée ainsi par les colons (bien sûr, eux étaient en ville et les autres pas). Les choses n’ont pas vraiment changé car comme dans les petites villes de province en France, au Congon Brazzaville, « aller en ville » signifie aller au centre-ville pour les habitants des quartiers entourant le fameux centre-ville;

Feu le chanteur RDCien, Dindo YOGO nous le rappelait bien dans une chanson avec son groupe Zaïko Langa-Langa: Brazzaville e bandaka na Poto-Poto. On est donc aux portes du centre-ville de la capitale politique et l’eau est aussi rare que des poils sur la Tête du Vieux Manoir (Légendaire coureur cycliste congolais (1916-10 décembre 1985), chauve. Au point que même pour ceux qui ne l’ont jamais vu, l’expression est entrée dans le parler de tout le monde: “Libengue ya vieux Manoir” (la calvitie du Vieux Manoir).

Résultat des courses, il faut aller, quand on peut aux forages et payer 50 à 150 FCFA par bidon. Il y a aussi les puits et les eaux de pluie. Mais pour recueillir ces dernières, il faut avoir de beaux fûts de 200 litres à domicile, et ces derniers ne sont pas toujours donnés. Quand les voleurs ne s’y mettent pas non plus…

Inutile de vous dire que dans notre beau pays, la SNDE (Société Nationale de Distribution d’Eau) s’en fout complètement car, non content de ne pas remplir ses missions de service public, elle continue à facturer aux clients (il y a longtemps qu’ils ne sont plus usagers) des services… qui ne sont pas rendus depuis le baptême du Diable !

Poto-Poto, c’est l’arrondissement qui a vu grandir Noumaz et Békol. Comme quoi, même là, ces gens sont égaux. Potal (le surnom de cet arrondissement), est depuis les élections de 1992 l’un des bastions du PCT. Il faut croire que ce parti, au pouvoir de sa création jusqu’en 1991 et depuis 1997 à ce jour, n’en a rien à cirer de ces gens qui, depuis des décennies, non seulement vivent en pleine boue (D’où son nom qui signifie dans certaines langues locales « la boue » ou « la bouillie ») lorsqu’il y a 2 gouttes d’eau qui tombent du ciel, mais en plus, ne bénéficient même pas des commodités minimales.

Il n’est point injurieux de dire que cet arrondissement a le triste label d’être le plus crasseux de notre ville-capitale !

DANS LE TITRE DE L’ARTICLE, j’ai mis « Poto-Poto », mais je dois à la vérité de dire que cela est valable pour quasiment tous les arrondissements de cette ville. Tenez: j’ai de la famille qui a aménagé à Nkombo-village en 1991 (arrondissement 7, Mfilou, mais curieusement situé sur la Route du Nord, allez y comprendre). Ce quartier était déjà habité depuis des années. Les premiers robinets d’eau ont fini par voir le jour plus de 14 ans après. A peine installés, ces robinets étaient déjà en panne sèche ! Pourquoi ?

La SNDE, comme souvent n’explique rien à qui que ce soit. De toutes les façons, le Congolais est un bon payeur. Il paie et n’a plus qu’à la fermer. Les gens sont rapidement retournés à leurs tonneaux et à leurs bidons.

Je ne vous raconte pas le calvaire des habitants de ce quartier: c’est digne d’une épopée ! Au quartier Moukondo c’est pareil. Les gens, depuis bientôt 30 ans sont obligés de se lever à 01 h ou 02 h du matin pour avoir de l’eau. Inutile de vous dire que si vous rentrez tous les soirs bourrés, vous avez intérêt à avoir des bras disponibles à domicile pour votre eau de la douche du lendemain matin…

Le quartier de Talangaï qui a longtemps été épargné comme certains quartiers a suivi le mouvement. Or, avec Poto-Poto, c’est l’arrondissement qui constitue la base même de ce fameux PCT (Parti Congolais du Travail).
J’ai vu dans les années 90 des scènes incroyables à Mfilou, fief de l’UPADS. C’est dire avec quel mépris et légèreté nos élites peuvent traiter un sujet aussi crucial que celui de l’eau. Décrire ici le réseau hydrographique, extraordinaire de notre pays risquerait de provoquer des panaris aux cerveaux de celles et ceux qui se demandent comment on manque d’eau courante dans ce pays.

J’ETAIS ETONNÉ EN 2006 d’apprendre de la part de certains habitants de Pointe-Noire qu’ils étaient devenus consommateurs d’eau minérale. J’ai cru à une grosse blague ! Les eaux qui sortent des tuyaux sentent mauvais, la même odeur que tu trouves dans les toilettes ! me dira-t-on en guise d’explication.

En fait, ce n’est pas bien difficile à comprendre car les tuyaux de la SNDE étaient percés et ont rencontré comme par bonheur les fosses sceptiques. A t-on idée de laisser la population s’empoisonner de la sorte ?

A la CNS de 1991, on avait passé au crible la gestion calamiteuse de toutes les entreprises étatiques et para-étatiques. Les constats avaient été faits. On connaissait les maux. Or :
· Aucun des dirigeants de ces entreprises n’ont été traînés devant les tribunaux;

· On n’a jamais pris des mesures pour que ces choses ne se reproduisent plus jamais ou, à tout le moins, qu’on limite la casse.

Tout est reparti comme après une bagarre d’enfants de la maternelle : on oublie tout, on efface tout et on est copains comme cochons.

Or, ce sont ces laisser-aller, ces légèretés qui, entre autres font que les nouveaux dirigeants nommés de 1991 à aujourd’hui (soit bientôt 20 ans, le temps de passer un Deug) estiment pouvoir faire ce qu’ils veulent. Ils n’ont aucune obligation de résultat ni de comptes d’ailleurs.

On constate juste que, malgré leurs revenus officiels modestes (en général les DG d’administrations publiques n’ont pas de paies mirobolantes, il faut le savoir, mais pas mal d’avantages par contre), ils mènent grand train, et souvent même plus que des ministres.

IL FUT UN TEMPS PAS SI LOINTAIN où le mot « privatisation » se conjuguait à tous les temps. Même dans un pays comme le Congo Brazzaville, où ce ne sont pas les marxistes qui manquent, tout le monde ou presque ne jurait que par les privatisations de toutes ces entreprises publiques qui avaient plus ou rendu gorge.

Je ne suis pas dogmatique vis-à-vis de cette manière de faire. Par principe, sans être un fan absolu du libéralisme économique, je me classerai même dans les camps des progressistes, mais je pense en même temps que le communisme (tel qu’il a été appliqué en Europe de l’Est, à Cuba et en Extrême-Orient) est, par essence même contre la nature humaine, favorisant un peu trop la paresse, l’assistanat et le laisser-aller (désolé noko, si tu me lis, toi comme moi n’allons pas changer nos fusils d’épaule à nos âges. Les branches ont déjà pris leurs formes).

Si cela ne me dérange pas que certains pans de notre activité se retrouvent, en respectant le droit, entre les mains des capitaux privés, je pense qu’il est des secteurs qui sont régaliens et qui devraient le demeurer : l’électricité, les télécommunications (une partie au moins) et l’eau par exemple. Cela ne devrait même plus faire l’objet de tergiversations de la part de nos décideurs politiques. Nombre de sociétés d’eau qui ont été privatisées en Afrique ont connu des échecs sanglants. Ce qui fait dire à pas mal d’Africains que finalement la démocratie est une mauvaise chose.

En Europe, où le tout privatisation va du Portugal aux confins de l’ex-Pacte de Varsovie, les usagers d’hier sont devenus des clients et voient leurs factures gonfler aussi vite que la tête d’un Monsieur-je-sais-tout. Il n’est pas possible que dans un pays comme le nôtre, où la SNDE a le monopole, elle ne soit pas capable de fournir ce service de base, mais qu’en plus, personne ne sache où va son argent ni comment cette maison est vraiment gérée.

Il y a un modèle que l’on pourrait très bien expérimenter, c’est la création de régies des eaux départementales ou para-départementales. Par exemple :
- Une régie commune à la Lékoumou et aux Plateaux;

- Une régie commune au Pool et à Mfoa;

- Une régie commune à la Cuvette Ouest et à la Sangha etc.

De sorte que chaque directeur réponde directement auprès par exemple du directeur général de l’eau, au sein d’un grand ministère regroupant l’Environnement (Écologie, Sols, etc.).

Au Maroc, même s’ils ont fini par privatiser, il existe une décentralisation de sorte que dans les grandes agglomérations ou régions, les agences de l’eau ne dépendent pas toutes d’un PDG et sont au contraire autonomes.

On sait ce qu’il en coûte pour un ressortissant de Pokola d’attendre un hypothétique courrier de la capitale politique. S’il ne se déplace pas à des centaines de kilomètre, il a toutes ses chances de recevoir ses papiers de pension de retraite entre 4 planches.

De plus, ces directeurs nommés à la tête de ces agences interdépartementales des Eaux (de l’eau, peu importe) devront passer devant les députés pour être auditionner comme il se doit car il faut en finir avec ces nommés qui ne se sentent responsables devant personne, si ce n’est leurs parapluies. Il leur faudra parler, s’expliquer: pourquoi ils acceptent ces missions ? Que vont-ils faire ? Qui sont-ils ? Qu’ont-ils fait avant ? Ont-ils des casseroles ?

LE CONGO COMPTE DE NOMBREUX ingénieurs en hydraulique, en mécanique, en informatique (industrielle, de gestion), en électrotechnique, récemment formés qui ne sont pas pires que ceux des autres pays. Il serait temps de leur faire confiance, qu’ils mettent en pratique ce qu’ils ont appris ailleurs car, avec tous les cours d’eau gratuits que nous avons au pays, partout, il est bête et même très stupide de manquer d’eau courante. Cela ne peut se concevoir au sein d’un esprit sain, un tant soi peu cartésien.

J’ai eu le plaisir et le bonheur d’assister à des soutenances de thèses, de mémoires d’ingénieurs où ces derniers démontraient, après des études de faisabilité comment nos pays au Sud du Sahara non seulement feraient d’énormes économies en appliquant leurs directives, mais en plus gagneraient plein d’argent. Plus il y a de monde raccordé au réseau, plus les sous rentrent. C’est mécanique. Pas besoin d’aller demander à nos grands-mères enterrés depuis des années de revenir nous dire comment faire. Non, les outils, les armes, nous les avons, à commencer par des Hommes formés ! Dois-je rappeler que cela fait des années que l’on nous promet des barrages hydro-électriques à tours de bras ?

POUR NE TROP VOUS FATIGUER, chers lecteurs, je ne saurais boucler ce billet par la nécessité de la construction d’une école ou deux, d’ingénieur en hydraulique. C’est bête mais, aussi étonnant que cela puisse paraître, après 50 ans d’autonomie politique (et non pas d’indépendance), le Congo Brazzaville n’en a pas et c’est un vrai déficit à combler le plus rapidement possible.

On peut mettre cette école à Moukoukoulou, pas loin de Pointe-Noire aux abords des gorges de Diosso, pas loin de la Loufoulakari, à Mossaka ou que sais-je encore. Il en va de notre devenir à tous et à toutes, les parents économiseraient beaucoup d’argent car je peux vous dire que les études d’ingénierie, ce n’est pas donné.

L’eau c’est la vie : on devrait même inscrire dans la Constitution le droit à l’eau !

Obambé GAKOSSO

ETAT D’URGENCE, L’EAU POTABLE POUR TOUS AU CONGO

mars 1st, 2010 Posted in Evènements | No Comments »

Un litre d’eau potable coûte 500 FCFA ; 65 centilitres de bière Ngok coûte 450 F CFA.

La survie des femmes et des hommes sur notre planète dépend de leur faculté de reproduction. En plus de cette faculté, ils doivent être dotés des moyens de défenses, pour échapper aux adversités qu’ils pourraient rencontrer au cours de leur existence. En ce qui concerne les Congolais, une éducation adéquate, des soins de santé appropriés, un logement répondant aux normes d’hygiène, de la nourriture, de l’eau en quantité suffisante et enfin l’emploi constituent les éléments essentiels à leur survie et leur épanouissement. Tout cela réunis bien entendu dans un environnement sain et aseptisé de toute violence.

Le Congo possède un vaste réseau de cours d’eau, qui constitue la cuvette congolaise. Le pays compte une dizaine de grandes rivières et deux grands fleuves (le Congo et le Kouilou-Niari), une trentaine de cours d’eau d’importance non négligeable et de nombreux petits cours d’eau secondaires.

Plus de deux tiers de la population se concentre dans les centres urbains. Brazzaville et Pointe-Noire représenteraient à elles seules plus de la moitié de la population totale du Congo. Il est à noter que près de 75 % de Congolais croupissent dans la pauvreté dont 58% d’enfants congolais qui sont également affectés par la pauvreté et souffrent de privations monétaires, mais aussi, en terme d’accès à l’éducation, la nutrition, la santé, à l’eau et à l’assainissement et à une habitation adéquate.

De nombreux congolais survivent avec moins de 150 francs CFA par jour et par personne. 91% de Congolais conservent l’eau dans les bidons de 25 litres compte tenu de l’éloignement des points d’eau et sont obligés en zone rurale par exemple de parcourir plus de 5 à 8 kilomètres parfois pour s’en procurer. Les Congolaises et les Congolais doivent pouvoir accéder dans des conditions équivalentes aux droits que la République garantit. Le droit à l’eau ne doit pas faire exception.

C’est dans ce contexte qu’il est urgent d’inscrire le droit à l’eau dans le droit congolais.

Aucun Congolais ne doit être exclu du bénéfice d’un service public de l’eau en raison des handicaps physiques, économiques ou autres. La solidarité que nous prônons sans cesse entre tous les congolais ne doit absolument pas laisser d’autres congolais au bord de la route.

La situation esquissée ci-dessus met pourtant en évidence le fait que, selon leur niveau de revenu et leur lieu de résidence, de nombreux Congolais n’ont pas accès à l’eau potable. Il est donc temps que SASSOU NGUESSO et son Gouvernement puissent établir l’égalité républicaine.

Pour cela, il est impératif de donner enfin corps au droit à l’eau potable pour tous les Congolais. Il faut l’imprimer plus nettement dans notre système juridique. Le droit à l’eau sera opposable aux municipalités, aux collectivités territoriales et à toutes sociétés publiques ou privées qui auraient la charge de la gestion de l’eau. Par exemple, toute municipalité sera tenue de créer un réseau de bornes-fontaines ou de creuser un puits communal dans tout nouveau quartier.

On notera l’importance attachée à la question du prix de l’eau, c’est-à-dire du prix des services de l’eau et de l’assainissement y compris les taxes et du prix des branchements aux réseaux. Le prix du branchement devra être inférieur ou tout au moins être accolé à l’indice national des prix et de la consommation.

Le droit à l’eau vise à rendre le prix de l’eau abordable pour tous les Congolais, faciliter le paiement de l’eau et de l’assainissement, éviter les coupures d’eau pour cause d’impayé et veiller à ce que tout Congolais ait effectivement accès à l’eau potable.
- Des tarifs réduits pour l’eau des Congolais démunis.

- Eviter les coupures d’eau aux Congolais démunis.

- Mieux prendre en charge les dettes d’eau des ménages démunis (FSE)

- Autoriser les usagers démunis à répartir (étalement) le paiement de l’eau sans frais supplémentaires et sans pénalités diverses.

- Réduire le prix de l’eau potable indispensable à la vie. En contrepartie, augmenter le prix des consommations d’eau importantes.

- Ne pas couper l’approvisionnement en eau des usagers vulnérables de bonne foi.

Détailler les cas où une coupure d’eau en cas d’impayés d’eau peut être ordonnée sur décision d’un tribunal. Préciser, le cas échéant si le maire peut suspendre une mesure de coupure proposée du fait de la situation de précarité de l’usager. La liste des cas d’interdiction de coupure d’eau (nourrissons, personnes dépendantes, vendredis et veilles de fêtes, etc.) mériteraient d’être rendue obligatoire. Lorsque le maire est alerté d’une éventuelle coupure d’eau, il doit se renseigner pour savoir si l’usager est en situation de précarité et faire éventuellement la demande de suspension de la coupure proposée. Dans chaque mairie, créer des cellules de communication et d’information de gestion des dossiers d’impayés.

- Maintenir un approvisionnement minimal en eau. Prévoir qu’en cas de coupure éventuelle d’eau, la SNDE s’assure au préalable de la disponibilité d’un approvisionnement minimal en eau.

- Autoriser le rebranchement au réseau dès qu’une part substantielle de la créance est réglée. Prévoir le re-branchement sans délai sur demande de l’usager à condition que les preuves de la situation de précarité aient été fournies, qu’un échéancier de remboursement ait été signé et qu’une partie de la dette ait été payée par l’usager.

- Donner accès à l’eau potable dans les zones rurales. Déterminer dans chaque municipalité et collectivité conformément à la loi les zones à desservir en eau potable et adopter, le cas échéant, un plan de travaux d’extension du réseau de distribution. Veiller à ce que chaque habitant non desservi puisse pendant toute l’année se servir en eau potable à une borne-fontaine ou source communale ou rurale d’eau potable en un lieu aisément accessible

- Equiper les marchés, les jardins publics et les gares, ports et aéroports de fontaines publiques et des sanitaires. Une redevance communale pourrait être perçue pour l’utilisation des sanitaires et la fourniture de l’eau dans les marchés, gares, ports et aéroports.

- Donner accès à l’eau et aux toilettes modernes aux Congolais marginaux. Mettre à disposition des populations marginales des dispositifs pour répondre à leurs besoins essentiels dans le secteur de l’eau et de l’assainissement : bornes-fontaines, toilettes gratuites, accès à des salles d’eau, etc

Le gouvernement réalise actuellement des travaux d’agrandissement de l’usine d’eau de Djiri et à la construction des unités de potabilisation d’eau « potabloc » à Djiri, à Kinsoundi et à Pointe-Noire.

Le ministre en charge de l’eau, Bruno Jean Richard ITOUA, a révélé qu’il y aura à court terme abondance d’eau potable à Brazzaville et à Pointe-Noire. Comment parler de « conditions économiques acceptables pour tous les Congolais », quand la conjugaison des inégalités sociales et territoriales rend la charge d’eau des moins fortunés insupportables ?

Selon le PNUD, la part des dépenses d’eau et assainissement au sein des revenus des ménages ne devrait pas dépasser 3%, car au-delà, elle deviendrait inabordable. Pourtant, pour 75% de Congolais qui vivent dans la pauvreté, ce seuil maximal est largement dépassé depuis bien longtemps déjà. Toutes ces inégalités sont un affront manifeste au principe d’égalité qui doit être au cœur de notre République et qui doit irriguer l’ensemble de notre droit.

La loi érigeant le droit à l’eau déterminera les autorités publiques responsables de sa mise en œuvre et fixera des obligations de résultats à cet égard. Le droit à l’eau n’aura qu’un usage domestique et exclure tout usage professionnel.

Le préambule du droit à l’eau devra stipuler que dans le cadre des lois et règlements ainsi que des droits antérieurement établis, l’usage de l’eau appartient à tous les Congolais et tout citoyen, pour son alimentation et son hygiène, le congolais a le droit d’accéder à l’eau potable dans des conditions économiquement acceptables par tous.

La loi devra prévoir des mécanismes pour pallier aux difficultés de paiement de leurs charges d’eau potable par les usagers les plus démunis. L’expression « droit à l’eau » sera qu’une forme condensée du droit inscrit dans la loi et il serait abusif de prétendre que ce droit concernera, par exemple, l’accès à l’eau d’irrigation.

Concrètement, il faudra autoriser les personnes non desservies par un réseau d’eau potable à se servir à une source d’eau potable située dans la commune. Il ne sera plus permis de couper l’eau à nos compatriotes qui ne sont pas en mesure de la payer sans prévoir une solution de remplacement. Ainsi il devra créer les Fonds de solidarité pour l’eau (FSE) devront intervenir pour aider les personnes démunies à ne pas manquer d’eau.

Le FSE sera financé par les budgets municipaux et départementaux. Un prélèvement de 1% par exemple sur chaque facture ira alimenter ce fonds.

Le droit à l’eau visera chaque personne physique et non pas chaque abonné , ce qui permettra d’y voir un droit individuel. Il concernera une quantité minimale d’eau potable destinée à la satisfaction des besoins essentiels : alimentation et hygiène. Cette eau potable ne doit pas être inaccessible, c’est-à-dire trop éloignée. Son prix ne doit pas être déraisonnable puisque l’eau doit être accessible à des “conditions économiquement acceptables par tous”.

Autres mesures de mise en œuvre du droit à l’eau.

L’eau insalubre et le manque d’assainissement sont les principales causes de décès, de propagation des maladies hydriques (typhoïde, amibiases, paludisme, vers intestinaux, etc.) et constituent de ce fait un handicap majeur au développement économique et social du Congo.

L’accès et le droit à l’eau potable pour tous les Congolais permettront d’atteindre les objectifs du millénaire. L’admission du Congo au PPTE pourra être l’occasion d’éradiquer la pauvreté devenue endémique, de faire la preuve de bonne gouvernance, l’amélioration des services de base.

Je souhaite vivement que la décentralisation puisse conduire à l’autonomie financière des régions afin qu’elles contribuent à asseoir de véritables économies régionales, fondement d’un développement durable.

Jean-Claude BERI

L’Afrique du sud informe l’ONU de la saisie d’armes nord-coréennes

mars 1st, 2010 Posted in Evènements | No Comments »

DENIS SASSOU NGUESSO VIOLE L’EMBARGO SUR L’ EXPORTATION D’ARMES IMPOSÉ À LA CORÉE DU NORD .

L’Afrique du sud a notifié au Conseil de sécurité de l’ONU qu’elle avait récemment saisi une cargaison d’armes nord-coréennes destinée au Congo Brazzaville, en violation des sanctions imposées à Pyongyang par le Conseil, a-t-on appris mardi de sources diplomatiques.

Selon un diplomate parlant sous couvert de l’anonymat, l’Afrique du sud a informé lundi le comité du Conseil chargé de superviser l’application de l’embargo sur l’exportation d’armes imposé à la Corée du Nord de la saisie en novembre de pièces détachées de chars.

La résolution 1874 du Conseil, adoptée en juin dernier à la suite d’essais nucléaires nord-coréens, interdit toute exportation d’armes par la Corée du Nord et autorise les Etats à inspecter ses cargaisons.

Le diplomate a précisé que les experts du comité des sanctions du Conseil de sécurité sur la Corée du Nord étaient chargés d’examiner cette affaire.

Un autre diplomate occidental a affirmé, également sous couvert de l’anonymat, que les Sud-Africains avaient agi sur renseignement d’une compagnie maritime française selon laquelle elle devait transporter une cargaison suspecte vers la République du Congo (Brazzaville).

Une inspection par les autorités sud-africaines avait permis de déterminer que la cargaison contenait des pièces détachées de chars T-54 et T-55, a ajouté ce diplomate.

En décembre, les autorités thaïlandaises avaient arrêté cinq personnes, relâchées depuis, et bloqué sur un aéroport de Bangkok un avion cargo de type Ilyoushine transportant des armes de guerre venant de Corée du Nord.

L’équipage avait affirmé transporter du matériel de forage pétrolier destiné à l’Ukraine.

Mais un plan de vol obtenu par les enquêteurs indiquait que la destination finale de l’appareil était Téhéran, ce que l’Iran a démenti.

Les cinq hommes — un pilote bélarusse et quatre membres d’équipage kazakhs — avaient d’abord été accusés de possession illégale et de trafic d’armes et de munitions, avant d’être expulsés le 12 février.

Patrick Eric Mampouya

FRANCE PAYS DE LA HONTE: lycéenne marocaine, Elle fuit un mariage forcé, la France l’expulse !!!

mars 1st, 2010 Posted in Evènements | No Comments »

Une Marocaine de 19 ans, arrivée en France en 2005 pour éviter un mariage forcé, résidait depuis chez son frère qui la maltraitait, selon RESF. Elle a déposé plainte. Résultat : placée en garde à vue, elle a été expulsée vers le Maroc.

Le cas de Najlae suscite l’indignation des associations, Réseau éducation sans frontières et Ni Putes Ni Soumises en tête. RESF a dénoncé lundi dans un communiqué l’expulsion de cette lycéenne marocaine de 19 ans du Loiret, victime de violences de la part de son frère.

Selon RESF, la jeune fille, en France depuis 2005 parce qu’elle avait voulu échapper à un mariage forcé dans son pays et élève au lycée professionnel Dolto à Olivet, était maltraitée régulièrement par le frère chez qui elle résidait. Le 18 février, la jeune fille déposait une main courante au commissariat de Montargis, puis le lendemain elle portait plainte à la gendarmerie de Château-Renard. C’est là qu’elle était alors placée en garde à vue avant d’être expulsée samedi en direction du Maroc, selon RESF.

Appel à manifester devant la préfecture du Loiret

L’association précise que la jeune femme a présenté aux autorités un certificat médical avec une incapacité de travail de huit jours. « Najlae ne veut pas retourner au Maroc car elle sait qu’elle est destinée à être mariée à un cousin », écrit RESF dans son communiqué, jugeant l’affaire « ignoble ».

La présidente de l’association féministe Ni Putes Ni Soumises, Sihem Habchi, a pour sa part qualifié cette expulsion « d’intolérable, inacceptable à l’heure où une des grandes causes nationales est la violence faite aux femmes ».

« Les services de l’Etat sont censés renforcer l’accueil des femmes dans les commissariats et les gendarmeries, si les femmes en allant déposer plainte, peuvent se retrouver expulsées, c’est un message qui les renvoie au silence » a-t-elle souligné. « Nous, membres de l’association Ni Putes Ni Soumises, avions eu la garantie que les femmes victimes de violence en situation irrégulière seraient bien accueillies et leur dépôt de plainte pris en compte, on va lancer une marche contre la violence faite aux femmes qui partira de Paris le 8 mars et il y aura une étape devant la préfecture du Loiret qui a ordonné cette expulsion ».



FRANCE3-Orleans- Najlae de Casablanca, réaction de la Cimade


France 3- Orléans- L’expulsion de Najlae

INCROYABLE QUE ÇA PUISSE EXISTER

mars 1st, 2010 Posted in Billets d'Humeur | No Comments »

Cela semble incroyable, mais c’est pourtant vrai. Chaque année, ce massacre brutal et sanguinaire se reproduit aux îles Feroe, qui appartiennent au Danemark,  pays supposé être ‘civilisé’, membre de l’Union Européenne. Très peu de personnes au monde sont au courant de cet horrible évènement qui se répète chaque année. Ce massacre sanguinaire est effectué par  des jeunes hommes dont la barbarie est la meilleure preuve qu’ils sont devenus adultes. Cest absolument incroyable que rien nait été fait afin que ce massacre ne s’arrête.

ROYAL BAMBOU-EVEN IF DEM HACK

février 27th, 2010 Posted in Billets d'Humeur | No Comments »



70% des Afro Américaines sont célibataires

février 27th, 2010 Posted in Billets d'Humeur, Cinéma | No Comments »

C’est une étude rapportée par le très sérieux New York Times qui révèle que 7 Afro Américaines sur 10 sont célibataires et parmi elles 42,3% n’ont jamais été mariées. A ce sujet, la cinéaste Andre WILEY a réalisé un documentaire qu’elle a intitulé « Soulmate » que l’on pourrait traduire par « L’âme soeur ». C’est un véritable sujet de société qui préoccupe de plus en plus les leaders afro américains. Afin de trouver quelques solutions, il est fait appel aux communautés chrétiennes afin que ces dernières servent de vecteurs aux hommes et femmes.

Les valeurs chrétiennes devraient servir à inverser cette tendance de plus en plus inquiétante. En effet, en 1950, 35% des femmes se déclarait célibataire contre 49% en 2000. A travers ce documentaire, Andre WILEY souhaite offrir à celles et ceux qui s’interrogent une réflexion spirituelle en leur proposant de dépasser les pièges qui semblent apparaître dans le mariage. Certaines qui femmes qui y témoignent tentent d’expliquer les raisons de leur célibat tandis que d’autres invitent les déçues à garder espoir grâce à la foi.

Un commentaire essaie quant à lui de donner une explication à cette grande proportion de femmes noires seules : « pour nous qui sommes AfricainAméricains, nous savons que le racisme, la guerre, la drogue, l’homosexualité, l’injustice et la pauvreté ont influencé de façon significative notre capacité à engager et à soutenir à long terme des relations monogames » mais une internaute blanche recentre la question avec une vision plus post-raciale : « ce site est un site pour les femmes noires, mais les femmes blanches sont aussi concernées, je veux un homme dans ma vie qui soit bon et qui aime Dieu. Selon moi, la couleur et la taille ne sont pas un problème, c’est le cœur qui compte. Je vous remercie de me rappeler, je ne suis pas la seule à la recherche, et que Dieu me soutienne. Merci … Je suis une femme blanche seule. Dieu vous bénisse ». Même si les statistiques sont en faveur des femmes blanches puisque les femmes noires ont 5 fois plus de chances de se retrouver célibataires que les femmes blanches à 40 ans, il est intéressant de remarquer que cette question est transversale à la société américaine.

Difficile à ne pas se projeter dansl’Hexagone où les difficultés d’éducation ont souvent pour foyer les familles mono-parentales. Peut-on penser que les communautés qui cumulent le plus de problèmes sociaux en France ne sont pas en proie aux différents échecs ? Mais en France, on ne le saura jamais puisque les « intégristes républicains » refusent les statistiques de la diversité !

KWANZAA

février 27th, 2010 Posted in Billets d'Humeur | No Comments »

Kwanzaa est une célébration culturelle, qui se déroule, du 26 décembre au 1er janvier de chaque année

La célébration de Kwanzaa fut pensée en 1966 par le professeur africain-américain Maulana Karenga. qui militait pour la reconnaissance des droits civiques des Noirs dans les années 1960 aux Etats-Unis.



La Foire Orientale à Lyon Eurexpo du 12 au 16 mai 2010

février 27th, 2010 Posted in Evènements | No Comments »

Suite au succès de la première édition qui a accueilli 55 000 visiteurs du 25 au 27 septembre 2009, plus de 300 exposants parmi les principaux pays du Maghreb, du Moyen-Orient et de Turquie seront présents à la 2ème Foire Orientale de Lyon. Elle est devenue un rendez-vous incontournable sur la région Rhône-Alpes. C’est le seul salon en France spécialisé sur l’Orient et le Maghreb.

Les exposants seront réunis dans plus de 13 000 m2. Le visiteur qu’il soit professionnel ou particulier aura l’occasion de découvrir des stands dans plusieurs secteurs d’activités : immobilier, banques, mode et habillement, agroalimentaire, artisanat, éditions, agences de voyages, prestataires de service… Un espace emploi recrutement et des rencontres be to be seront au programme. 70 000 visiteurs sont attendus.